Veille hebdomadaire
tous les lundis à 7 h
Paris et Washington visent la même mouvance la même semaine, avec des outils opposés. La France sort la police administrative pour tenir les imams à distance du pape ; les États-Unis débattent d'inscrire le principal lobby musulman américain, le CAIR, sur la liste noire du terrorisme international.
🇮🇹 Rome adopte le 25 septembre le premier acte gouvernemental européen de la séquence : voile intégral banni à l'école, 30 % maximum d'élèves non italophones par classe. Le débat quittait les commissions parlementaires pour passer à la loi.
🇦🇹 Vienne voit converger deux mouvements inattendus : la principale organisation catholique laïque autrichienne, adossée aux évêques, réclame une agence publique de documentation des mouvements religieux anti-démocratiques ; la même semaine, une fédération de la Communauté islamique du pays est épinglée pour parrainer un club dépendant de la Diyanet turque.
Veille hebdomadaire sur les réseaux fréristes, leurs activités et leurs modes d'action, les études, rapports et enquêtes qui les documentent, ainsi que les mesures prises par les États en Europe et en Amérique du Nord. Éditions publiées chaque lundi à 7 h (heure de Paris).
Comment fonctionne la veille hebdomadaire du CERIF ? Cliquez pour déplier : ce que vous voyez, d'où ça vient, les sources suivies, les critères de sélection.
Qu'est-ce que c'est ?
L'Observatoire publie chaque lundi à 7 h une veille hebdomadaire sur les réseaux fréristes et l'islamisme politique organisé. Vous y trouvez 9 articles sélectionnés en moyenne provenant de sources vérifiées, classés par zone géographique (France, Europe, États-Unis, Canada, Australasie).
Comment ça marche ?
- EN BREF (haut) : trois paragraphes de mise en perspective qui donnent le sens de la semaine - pas une répétition des articles, mais une analyse des convergences, des basculements, des silences.
- EN DÉTAILS (bas) : les articles classés par région, dans des onglets cliquables. Un clic sur une zone pour voir seulement ce qui se passe là.
D'où ça vient ?
La veille s'appuie sur une liste publique d'environ 125 sources, tenue par le CERIF : une quarantaine de centres de recherche spécialisés (GWU Program on Extremism, ISGAP, Hudson Institute, Policy Exchange, AK Polis, DPI Autriche, EM2C…) et une soixantaine de titres de presse (France, Belgique, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Allemagne, Autriche, Espagne, Italie…), auxquels s'ajoutent les sources officielles : ministères, préfectures, tribunaux, parlements.
Chaque lundi, un assistant automatique consulte les centres de recherche un à un et balaie la presse et les sources officielles par recherche ciblée, zone par zone. Certains grands quotidiens bloquent la lecture automatique : ils sont alors couverts par recherche et non par lecture directe. Un rapport de couverture, source par source, est conservé pour chaque édition.
Les critères de sélection : chaque article doit traiter directement les réseaux fréristes ou l'islam politique organisé, dater de moins de deux semaines, et renvoyer à une source primaire ou à un titre de presse établi, par un lien précis. Les agrégateurs et les sites de fiabilité incertaine sont écartés.
Qui valide ?
Rien n'est publié sans relecture : chaque édition est proposée en brouillon, relue et validée par l'équipe du CERIF avant mise en ligne. Ce cycle combine un balayage systématique et un jugement éditorial humain.
Cliquez sur une zone pour n'afficher que ses articles.
France
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Paris et Saint-Denis
Selon les informations d'Europe 1 confirmées par Le JDD, le ministère de l'Intérieur (Beauvau) a pris plusieurs arrêtés ministériels visant des « personnes considérées comme radicalisées » proches de la mouvance islamiste, avec interdiction de paraître à Paris et à Saint-Denis pendant la visite du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. Il s'agit d'une salve d'arrêtés individuels, pas d'une mesure d'ensemble : chaque arrêté est signé par le ministre de l'Intérieur et fondé sur une note du renseignement territorial. C'est la première mise en œuvre à grande échelle de ces interdictions ministérielles depuis la rentrée, après la dissolution de l'Association culturelle d'Aulnay Sud (16 septembre, cf. S39).
Europe 1 · 24 septembre 2026
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Paris
L'ancien imam Noureddine Aoussat, 65 ans, franco-algérien, ex-aumônier de la Grande Mosquée de Paris et ex-intervenant à la Sorbonne, a reçu le 12 septembre 2026 une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance signée par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, lui interdisant de se trouver à Paris, à Saint-Denis, à Lourdes et en Moselle du 25 au 28 septembre 2026, avec obligation de pointage quotidien à 14 h. Le motif retenu par Beauvau est une « menace d'une particulière gravité » pour l'ordre public à l'occasion de la visite du pape Léon XIV. Aoussat a déposé un référé-suspension devant le tribunal administratif de Paris ; le juge des référés a rejeté sa demande le 27 septembre 2026 sans examen au fond, laissant la mesure produire son effet jusqu'à la fin de la visite pontificale.
Mizane Info · 27 septembre 2026
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Chalon-sur-Saône
Le tribunal administratif de Dijon a ordonné le 22 septembre 2026 à l'association cultuelle musulmane qui occupait depuis 1978 les locaux municipaux du 4 rue Edgar-Quinet, à Chalon-sur-Saône, de libérer les lieux dans un délai de quinze jours. La juridiction s'est fondée sur l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905, qui interdit à une commune de mettre gratuitement à disposition d'une association cultuelle un local municipal. Le maire Gilles Platret (Divers droite) a « salué » la décision, qu'il présente comme un rétablissement de la commune « dans son droit élémentaire ». Le Conseil contre l'islamophobie en Europe (ex-CCIF) a dénoncé une « rupture d'égalité ». C'est la première décision administrative française de la rentrée sur le régime des baux municipaux consentis à des associations cultuelles musulmanes.
France 3 Bourgogne-Franche-Comté · 25 septembre 2026
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Strasbourg / Metz
Le Point publie le 26 septembre 2026 une enquête revenant sur la saisine, le 18 septembre, par Me Carine Chaix, avocate de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler, du procureur financier près la chambre régionale des comptes Grand Est, du ministre de l'Enseignement supérieur et du procureur de la République. L'objet du signalement : la prise en charge par l'université de Strasbourg des frais d'avocat d'Iman El Feki, doctorante contractuelle, dans une procédure en diffamation dirigée contre la chercheuse, alors même que la présidente de l'université avait indiqué le 22 mai 2025 que la protection fonctionnelle ne s'appliquait pas. Le dossier entre dans une nouvelle phase après la contre-enquête danoise Magaard rendue publique la semaine précédente (cf. S39).
Le Point · 26 septembre 2026
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Bruxelles / Paris
Le Figaro publie le 23 septembre 2026 une enquête établissant que la Commission européenne continue de co-financer les activités du Forum européen des organisations de jeunesse et d'étudiants musulmans (FEMYSO), pourtant identifié depuis 2020 comme une émanation du réseau des Frères musulmans, via des consortiums en cascade : le programme DEAR (Développement de l'éducation et de la sensibilisation) finance le projet TACKLE porté par Avocats sans frontières, qui reverse à FEMYSO. Le co-financement direct avait pourtant été suspendu en 2022, après la controverse ouverte par les tweets de Sarah Zouak et Amel Yacef. L'enquête est parue en miroir de la Contribution CERIF n° 2026/30 publiée par l'Arbeitskreis Politischer Islam (AK Polis) le 21 septembre 2026, qui documente la traçabilité financière. Le 24 septembre, Front Populaire relaie l'affaire sous le titre « Bruxelles finance (encore) l'entrisme islamiste des Frères musulmans ».
AK Polis (Contribution CERIF n° 2026/30) · 23 septembre 2026
Europe
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Rome
Le conseil des ministres italien a adopté le 25 septembre 2026, sur proposition de la ministre de l'Instruction Giuseppa Valditara, un décret-loi bannissant le port du voile intégral (burqa, niqab, tout couvre-visage) dans les écoles publiques et privées sous contrat, et plafonnant à 30 % la part d'élèves non italophones par classe. Le hijab qui laisse le visage visible reste autorisé. Les amendes peuvent aller jusqu'à 1 000 euros pour les responsables du foyer. Le décret est d'application immédiate et doit être ratifié par le Parlement dans un délai de soixante jours. La présidente du Conseil Giorgia Meloni parle de « bon sens » ; la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein dénonce un « décret honteux ». C'est le premier acte gouvernemental européen d'une séquence qui, en Autriche et au Royaume-Uni, restait pour l'heure au stade parlementaire.
Al Jazeera · 25 septembre 2026
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Londres
Le Home Office britannique a révélé au Guardian, dans une réponse à une demande d'accès aux documents publiée le 26 septembre 2026, avoir versé 66 millions de livres aux mosquées et sites musulmans via son dispositif de sécurité d'urgence mis en place après les émeutes de Southport de l'été 2024, sur une enveloppe totale de 69 millions pour l'ensemble des lieux de culte. Le budget récurrent du programme (Places of Worship Protective Security Funding Scheme) est passé d'environ 73 000 livres en 2016-2017 à 41 millions en avril 2026. L'enveloppe faith 2026-2027 s'élève à 77,4 millions de livres, dont 40 millions fléchés vers les mosquées. Ce chiffrage officiel, jusqu'ici fragmenté, entre dans le débat public au moment où plusieurs bénéficiaires historiques du dispositif sont proches de la mouvance frériste ou des réseaux Deobandi.
The Guardian (via AOL) · 26 septembre 2026
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Vienne
Die Presse publie le 22 septembre 2026 une enquête documentant le parrainage financier, par une fédération affiliée à la Communauté religieuse islamique d'Autriche (Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich, IGGÖ), d'une association proche du président turc Recep Tayyip Erdoğan et dépendant de la Diyanet, l'autorité religieuse d'État turque. La fédération épinglée relève d'ATIB (Türkisch-Islamische Union), considérée par les autorités autrichiennes comme le prolongement institutionnel de la Diyanet. L'enquête intervient alors que la commission constitutionnelle du Nationalrat examine depuis le 17 septembre (cf. S39) le projet FPÖ de proscription des activités politico-islamistes, et que la ministre de l'Intégration Claudia Bauer avait déclaré début septembre ne « rien exclure » concernant l'IGGÖ.
Die Presse · 22 septembre 2026
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Vienne
L'Action catholique d'Autriche (Katholische Aktion Österreich), la principale organisation laïque de la Conférence épiscopale autrichienne, a demandé le 27 septembre 2026 au gouvernement fédéral la création d'une agence publique dédiée à la documentation des « agitations religieuses anti-démocratiques ». Cette prise de position institutionnelle, sans précédent connu à ce niveau côté catholique, converge avec le mandat de la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), créée en 2020 par le gouvernement autrichien. Elle intervient dans la même semaine que la documentation par Die Presse du parrainage ATIB-IGGÖ, et que l'annonce par la ministre de l'Intégration Claudia Bauer, le 26 septembre, de son intention de « renforcer le contrôle » de l'État sur l'enseignement religieux confessionnel.
Kathpress · 27 septembre 2026
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Münster
L'Université de Münster (Westphalische Wilhelms-Universität) a officiellement ouvert le 24 septembre 2026 la première faculté allemande de théologie islamique reconnue par l'État, sous la direction du théologien Mouhanad Khorchide, avec le recteur Johannes Wessels. Le conseil confessionnel qui encadre les nominations est composé pour un tiers de représentants du Conseil islamique allemand (Islamrat), présidé par Burhan Kesici, dont le principal membre est Milli Görüş (IGMG). L'IGMG est classée « islamiste » par le Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution). Le conseil dispose d'un droit de veto sur les nominations universitaires. L'Arbeitskreis Politischer Islam (AK Polis) qualifie l'ouverture de « faux départ » (« Fehlstart ») et rappelle l'attentat islamiste commis contre la Christopher Street Day berlinoise en juillet 2026.
AK Polis · 24 septembre 2026
États-Unis
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Washington
Une salve coordonnée de communiqués républicains a été publiée le 22 septembre 2026 demandant à l'administration Trump la désignation du Council on American-Islamic Relations (CAIR) comme organisation terroriste étrangère (Foreign Terrorist Organization, FTO). Sont alignés : le sénateur Ted Cruz (R-TX), qui avait interrogé le directeur du FBI Kash Patel sur ce point lors d'une audition du Senate Judiciary Committee la semaine précédente ; les représentants Randy Fine (R-FL), auteur du projet de loi HR 4097 confiant au Département d'État un examen sous quatre-vingt-dix jours ; Chip Roy (R-TX), auteur de HR 8236 (« Designating Hamas Affiliates in America Act of 2026 », seize co-signataires républicains) ; et Buddy Carter (R-GA). Tous reprennent le même argument tiré du procès Holy Land Foundation (Dallas, 2008), où CAIR figurait comme « unindicted co-conspirator ». Aucun soutien démocrate n'a été identifié. La désignation FTO entraînerait suspension de l'exonération fiscale, gel des actifs et criminalisation du soutien matériel. L'article-bilan de The Center Square a été repris par Just The News, Texas Scorecard, Jewish Insider et plusieurs stations Sinclair (WCIV, WEAR, WPBN, Fox Baltimore).
Just The News (via The Center Square) · 22 septembre 2026
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Washington / Alexandria
Islamic Relief USA (Alexandria, Virginie ; 150 millions de dollars de budget annuel), première association humanitaire musulmane des États-Unis, s'est rebaptisée le 15 septembre 2026 Islamic Development and Empowerment in America (IDEA), après plusieurs années de pression du Congrès. Un sous-comité de la Chambre avait saisi l'IRS pour enquête en septembre 2024 puis en octobre 2025. Le 12 septembre 2026, l'Assemblée générale d'Islamic Relief Worldwide (Birmingham) avait voté à l'unanimité l'exclusion d'Islamic Relief USA de la fédération internationale. La nouvelle a explosé médiatiquement à partir du 22 septembre 2026 (Religion News Service, Devex, Civil Society Media, Third Sector, CharityWatch), donnant sa dimension nationale à ce qui constitue le premier basculement statutaire d'une grande organisation musulmane américaine sous la seconde administration Trump.
Religion News Service · 22 septembre 2026
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Washington / Detroit
Le Middle East Forum a publié le 27 septembre 2026 un rapport documentant qu'au moins deux mosquées 501(c)(3) exonérées du Michigan ont fait campagne depuis la chaire pour le candidat démocrate Abdul El-Sayed avant la primaire démocrate au Sénat du 4 août 2026, qu'il a remportée de 13 792 voix. L'imam Mohammad Ali Elahi (Islamic House of Wisdom, Dearborn Heights) est nommément cité : « I'm going to vote for this man ... voting is as wajib as prayer ». Deux mosquées ont accueilli le candidat en chaire. L'argumentation juridique repose sur l'interdiction faite aux organismes 501(c)(3) d'intervenir dans une campagne électorale. Ce rapport prolonge directement la lettre du représentant Keith Self (R-TX) au Trésor du 16 septembre demandant une enquête IRS contre l'Islamic Society of North America (ISNA) après son 63e congrès annuel de Détroit (cf. S39). Il ouvre un second front fiscal, cette fois au niveau des lieux de culte eux-mêmes.
Middle East Forum · 27 septembre 2026
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- Paris et Saint-Denis - Le ministère de l'Intérieur prend plusieurs arrêtés ministériels d'interdiction de paraître visant des imams et figures islamistes pendant la visite du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026, mesure préventive massive fondée sur la menace pour l'ordre public
Selon les informations d'Europe 1 confirmées par Le JDD, le ministère de l'Intérieur (Beauvau) a pris plusieurs arrêtés ministériels visant des « personnes considérées comme radicalisées » proches de la mouvance islamiste, avec interdiction de paraître à Paris et à Saint-Denis pendant la visite du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. Il s'agit d'une salve d'arrêtés individuels, pas d'une mesure d'ensemble : chaque arrêté est signé par le ministre de l'Intérieur et fondé sur une note du renseignement territorial. C'est la première mise en œuvre à grande échelle de ces interdictions ministérielles depuis la rentrée, après la dissolution de l'Association culturelle d'Aulnay Sud (16 septembre, cf. S39).
Lire dans l'édition → - Paris - L'imam franco-algérien Noureddine Aoussat, 65 ans, ex-aumônier de la Sorbonne, reçoit une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) datée du 12 septembre lui interdisant Paris, Saint-Denis, Lourdes et la Moselle du 25 au 28 septembre 2026 ; le tribunal administratif de Paris rejette le 27 septembre sa demande de suspension en référé sans examen au fond
L'ancien imam Noureddine Aoussat, 65 ans, franco-algérien, ex-aumônier de la Grande Mosquée de Paris et ex-intervenant à la Sorbonne, a reçu le 12 septembre 2026 une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance signée par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, lui interdisant de se trouver à Paris, à Saint-Denis, à Lourdes et en Moselle du 25 au 28 septembre 2026, avec obligation de pointage quotidien à 14 h. Le motif retenu par Beauvau est une « menace d'une particulière gravité » pour l'ordre public à l'occasion de la visite du pape Léon XIV. Aoussat a déposé un référé-suspension devant le tribunal administratif de Paris ; le juge des référés a rejeté sa demande le 27 septembre 2026 sans examen au fond, laissant la mesure produire son effet jusqu'à la fin de la visite pontificale.
Lire dans l'édition → - Chalon-sur-Saône - Le tribunal administratif de Dijon ordonne le 22 septembre 2026 à l'association cultuelle musulmane occupant depuis 1978 les locaux municipaux du 4 rue Edgar-Quinet de quitter les lieux sous quinze jours, sur le fondement de l'interdiction faite par la loi de 1905 de mettre gratuitement à disposition un local cultuel
Le tribunal administratif de Dijon a ordonné le 22 septembre 2026 à l'association cultuelle musulmane qui occupait depuis 1978 les locaux municipaux du 4 rue Edgar-Quinet, à Chalon-sur-Saône, de libérer les lieux dans un délai de quinze jours. La juridiction s'est fondée sur l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905, qui interdit à une commune de mettre gratuitement à disposition d'une association cultuelle un local municipal. Le maire Gilles Platret (Divers droite) a « salué » la décision, qu'il présente comme un rétablissement de la commune « dans son droit élémentaire ». Le Conseil contre l'islamophobie en Europe (ex-CCIF) a dénoncé une « rupture d'égalité ». C'est la première décision administrative française de la rentrée sur le régime des baux municipaux consentis à des associations cultuelles musulmanes.
Lire dans l'édition → - Strasbourg / Metz - Le Point revient le 26 septembre sur la saisine du 18 septembre par Me Carine Chaix, avocate de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler, du procureur financier près la chambre régionale des comptes Grand Est sur la prise en charge par l'université de Strasbourg des frais d'avocat d'une doctorante contractuelle engagée dans une procédure en diffamation contre la chercheuse
Le Point publie le 26 septembre 2026 une enquête revenant sur la saisine, le 18 septembre, par Me Carine Chaix, avocate de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler, du procureur financier près la chambre régionale des comptes Grand Est, du ministre de l'Enseignement supérieur et du procureur de la République. L'objet du signalement : la prise en charge par l'université de Strasbourg des frais d'avocat d'Iman El Feki, doctorante contractuelle, dans une procédure en diffamation dirigée contre la chercheuse, alors même que la présidente de l'université avait indiqué le 22 mai 2025 que la protection fonctionnelle ne s'appliquait pas. Le dossier entre dans une nouvelle phase après la contre-enquête danoise Magaard rendue publique la semaine précédente (cf. S39).
Lire dans l'édition → - Bruxelles / Paris - Le Figaro documente le 23 septembre le co-financement européen indirect du Forum européen des organisations de jeunesse et d'étudiants musulmans (FEMYSO) via le programme DEAR et le projet TACKLE porté par Avocats sans frontières, malgré l'arrêt annoncé du financement direct en 2022 ; enquête miroir de l'AK Polis (Contribution CERIF n° 2026/30)
Le Figaro publie le 23 septembre 2026 une enquête établissant que la Commission européenne continue de co-financer les activités du Forum européen des organisations de jeunesse et d'étudiants musulmans (FEMYSO), pourtant identifié depuis 2020 comme une émanation du réseau des Frères musulmans, via des consortiums en cascade : le programme DEAR (Développement de l'éducation et de la sensibilisation) finance le projet TACKLE porté par Avocats sans frontières, qui reverse à FEMYSO. Le co-financement direct avait pourtant été suspendu en 2022, après la controverse ouverte par les tweets de Sarah Zouak et Amel Yacef. L'enquête est parue en miroir de la Contribution CERIF n° 2026/30 publiée par l'Arbeitskreis Politischer Islam (AK Polis) le 21 septembre 2026, qui documente la traçabilité financière. Le 24 septembre, Front Populaire relaie l'affaire sous le titre « Bruxelles finance (encore) l'entrisme islamiste des Frères musulmans ».
Lire dans l'édition → - Rome - Le conseil des ministres italien adopte le 25 septembre un décret-loi bannissant le voile intégral (burqa, niqab) dans les écoles publiques et privées sous contrat, et plafonnant à 30 % la part maximale d'élèves non italophones par classe ; amendes jusqu'à 1 000 euros, applicable immédiatement, ratification parlementaire à soixante jours
Le conseil des ministres italien a adopté le 25 septembre 2026, sur proposition de la ministre de l'Instruction Giuseppa Valditara, un décret-loi bannissant le port du voile intégral (burqa, niqab, tout couvre-visage) dans les écoles publiques et privées sous contrat, et plafonnant à 30 % la part d'élèves non italophones par classe. Le hijab qui laisse le visage visible reste autorisé. Les amendes peuvent aller jusqu'à 1 000 euros pour les responsables du foyer. Le décret est d'application immédiate et doit être ratifié par le Parlement dans un délai de soixante jours. La présidente du Conseil Giorgia Meloni parle de « bon sens » ; la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein dénonce un « décret honteux ». C'est le premier acte gouvernemental européen d'une séquence qui, en Autriche et au Royaume-Uni, restait pour l'heure au stade parlementaire.
Lire dans l'édition → - Londres - Le Home Office britannique révèle avoir versé 66 millions de livres aux mosquées et sites musulmans via son dispositif de sécurité renforcée post-émeutes de Southport (2024), sur une enveloppe totale de 69 millions pour l'ensemble des lieux de culte ; le budget récurrent du programme atteint désormais 41 millions par an
Le Home Office britannique a révélé au Guardian, dans une réponse à une demande d'accès aux documents publiée le 26 septembre 2026, avoir versé 66 millions de livres aux mosquées et sites musulmans via son dispositif de sécurité d'urgence mis en place après les émeutes de Southport de l'été 2024, sur une enveloppe totale de 69 millions pour l'ensemble des lieux de culte. Le budget récurrent du programme (Places of Worship Protective Security Funding Scheme) est passé d'environ 73 000 livres en 2016-2017 à 41 millions en avril 2026. L'enveloppe faith 2026-2027 s'élève à 77,4 millions de livres, dont 40 millions fléchés vers les mosquées. Ce chiffrage officiel, jusqu'ici fragmenté, entre dans le débat public au moment où plusieurs bénéficiaires historiques du dispositif sont proches de la mouvance frériste ou des réseaux Deobandi.
Lire dans l'édition → - Vienne - Die Presse documente le 22 septembre le parrainage financier, par une fédération de la Communauté religieuse islamique d'Autriche (IGGÖ), d'une association liée au président turc Recep Tayyip Erdoğan et dépendant de la Diyanet, l'autorité religieuse d'État turque
Die Presse publie le 22 septembre 2026 une enquête documentant le parrainage financier, par une fédération affiliée à la Communauté religieuse islamique d'Autriche (Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich, IGGÖ), d'une association proche du président turc Recep Tayyip Erdoğan et dépendant de la Diyanet, l'autorité religieuse d'État turque. La fédération épinglée relève d'ATIB (Türkisch-Islamische Union), considérée par les autorités autrichiennes comme le prolongement institutionnel de la Diyanet. L'enquête intervient alors que la commission constitutionnelle du Nationalrat examine depuis le 17 septembre (cf. S39) le projet FPÖ de proscription des activités politico-islamistes, et que la ministre de l'Intégration Claudia Bauer avait déclaré début septembre ne « rien exclure » concernant l'IGGÖ.
Lire dans l'édition → - Vienne - L'Action catholique d'Autriche (Katholische Aktion Österreich), organisme laïc de la Conférence épiscopale autrichienne, demande le 27 septembre au gouvernement fédéral la création d'une agence publique dédiée à la documentation des « agitations religieuses anti-démocratiques »
L'Action catholique d'Autriche (Katholische Aktion Österreich), la principale organisation laïque de la Conférence épiscopale autrichienne, a demandé le 27 septembre 2026 au gouvernement fédéral la création d'une agence publique dédiée à la documentation des « agitations religieuses anti-démocratiques ». Cette prise de position institutionnelle, sans précédent connu à ce niveau côté catholique, converge avec le mandat de la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), créée en 2020 par le gouvernement autrichien. Elle intervient dans la même semaine que la documentation par Die Presse du parrainage ATIB-IGGÖ, et que l'annonce par la ministre de l'Intégration Claudia Bauer, le 26 septembre, de son intention de « renforcer le contrôle » de l'État sur l'enseignement religieux confessionnel.
Lire dans l'édition → - Münster - L'Université de Münster ouvre officiellement le 24 septembre la première faculté allemande de théologie islamique ; le conseil confessionnel dispose d'un droit de veto sur les nominations, et un tiers des sièges revient au Conseil islamique présidé par Burhan Kesici, dont le noyau associatif (Milli Görüş, IGMG) est classé « islamiste » par le Verfassungsschutz
L'Université de Münster (Westphalische Wilhelms-Universität) a officiellement ouvert le 24 septembre 2026 la première faculté allemande de théologie islamique reconnue par l'État, sous la direction du théologien Mouhanad Khorchide, avec le recteur Johannes Wessels. Le conseil confessionnel qui encadre les nominations est composé pour un tiers de représentants du Conseil islamique allemand (Islamrat), présidé par Burhan Kesici, dont le principal membre est Milli Görüş (IGMG). L'IGMG est classée « islamiste » par le Bundesamt für Verfassungsschutz (Office fédéral de protection de la Constitution). Le conseil dispose d'un droit de veto sur les nominations universitaires. L'Arbeitskreis Politischer Islam (AK Polis) qualifie l'ouverture de « faux départ » (« Fehlstart ») et rappelle l'attentat islamiste commis contre la Christopher Street Day berlinoise en juillet 2026.
Lire dans l'édition → - Washington - Salve coordonnée de communiqués républicains le 22 septembre demandant à l'administration Trump la désignation du Council on American-Islamic Relations (CAIR) comme organisation terroriste étrangère (FTO) ; sénateur Ted Cruz (Texas), représentants Randy Fine (Floride), Chip Roy (Texas), Buddy Carter (Géorgie) alignés sur la même argumentation « CAIR = bras du frérisme = front du Hamas »
Une salve coordonnée de communiqués républicains a été publiée le 22 septembre 2026 demandant à l'administration Trump la désignation du Council on American-Islamic Relations (CAIR) comme organisation terroriste étrangère (Foreign Terrorist Organization, FTO). Sont alignés : le sénateur Ted Cruz (R-TX), qui avait interrogé le directeur du FBI Kash Patel sur ce point lors d'une audition du Senate Judiciary Committee la semaine précédente ; les représentants Randy Fine (R-FL), auteur du projet de loi HR 4097 confiant au Département d'État un examen sous quatre-vingt-dix jours ; Chip Roy (R-TX), auteur de HR 8236 (« Designating Hamas Affiliates in America Act of 2026 », seize co-signataires républicains) ; et Buddy Carter (R-GA). Tous reprennent le même argument tiré du procès Holy Land Foundation (Dallas, 2008), où CAIR figurait comme « unindicted co-conspirator ». Aucun soutien démocrate n'a été identifié. La désignation FTO entraînerait suspension de l'exonération fiscale, gel des actifs et criminalisation du soutien matériel. L'article-bilan de The Center Square a été repris par Just The News, Texas Scorecard, Jewish Insider et plusieurs stations Sinclair (WCIV, WEAR, WPBN, Fox Baltimore).
Lire dans l'édition → - Washington / Alexandria - Sous la pression du Congrès et d'une menace de révocation de son statut fiscal 501(c)(3), Islamic Relief USA (150 millions de dollars de budget annuel) se rebaptise Islamic Development and Empowerment in America (IDEA) le 15 septembre ; la nouvelle acquiert une ampleur médiatique nationale à partir du 22 septembre, dix jours après le vote d'expulsion par la fédération internationale Islamic Relief Worldwide
Islamic Relief USA (Alexandria, Virginie ; 150 millions de dollars de budget annuel), première association humanitaire musulmane des États-Unis, s'est rebaptisée le 15 septembre 2026 Islamic Development and Empowerment in America (IDEA), après plusieurs années de pression du Congrès. Un sous-comité de la Chambre avait saisi l'IRS pour enquête en septembre 2024 puis en octobre 2025. Le 12 septembre 2026, l'Assemblée générale d'Islamic Relief Worldwide (Birmingham) avait voté à l'unanimité l'exclusion d'Islamic Relief USA de la fédération internationale. La nouvelle a explosé médiatiquement à partir du 22 septembre 2026 (Religion News Service, Devex, Civil Society Media, Third Sector, CharityWatch), donnant sa dimension nationale à ce qui constitue le premier basculement statutaire d'une grande organisation musulmane américaine sous la seconde administration Trump.
Lire dans l'édition → - Washington / Detroit - Le Middle East Forum publie le 27 septembre un rapport documentant qu'au moins deux mosquées 501(c)(3) exonérées du Michigan ont fait campagne depuis la chaire pour le candidat démocrate Abdul El-Sayed avant la primaire démocrate au Sénat du 4 août 2026 ; l'enquête prolonge la saisine de l'IRS par le représentant Keith Self (R-TX) le 16 septembre contre l'Islamic Society of North America (ISNA)
Le Middle East Forum a publié le 27 septembre 2026 un rapport documentant qu'au moins deux mosquées 501(c)(3) exonérées du Michigan ont fait campagne depuis la chaire pour le candidat démocrate Abdul El-Sayed avant la primaire démocrate au Sénat du 4 août 2026, qu'il a remportée de 13 792 voix. L'imam Mohammad Ali Elahi (Islamic House of Wisdom, Dearborn Heights) est nommément cité : « I'm going to vote for this man ... voting is as wajib as prayer ». Deux mosquées ont accueilli le candidat en chaire. L'argumentation juridique repose sur l'interdiction faite aux organismes 501(c)(3) d'intervenir dans une campagne électorale. Ce rapport prolonge directement la lettre du représentant Keith Self (R-TX) au Trésor du 16 septembre demandant une enquête IRS contre l'Islamic Society of North America (ISNA) après son 63e congrès annuel de Détroit (cf. S39). Il ouvre un second front fiscal, cette fois au niveau des lieux de culte eux-mêmes.
Lire dans l'édition → - Aulnay-sous-Bois - Le conseil des ministres dissout le 16 septembre, sur proposition du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, l'Association culturelle d'Aulnay Sud, gestionnaire depuis 2018 de la mosquée du quartier Chanteloup (environ 300 fidèles) ; le décret, publié au Journal officiel le 17 septembre, s'appuie sur les 6° et 7° de l'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure - provocation à la haine ou à la violence, et agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme, s'agissant de prêches d'intervenants valorisant le martyre et la vengeance ; la procédure a été précédée du gel des fonds d'un intervenant (2 juillet), d'un arrêté préfectoral de fermeture pour six mois (27 juillet) validé par le TA de Montreuil, et d'une procédure contradictoire menée du 3 au 22 juillet ; le recours relève du Conseil d'État en premier et dernier ressort
Le 16 septembre 2026, le conseil des ministres a prononcé, sur proposition du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, la dissolution de l'Association culturelle d'Aulnay Sud (Seine-Saint-Denis), gestionnaire depuis 2018 de la mosquée du quartier Chanteloup à Aulnay-sous-Bois, qui accueillait environ 300 fidèles. Le décret, publié au Journal officiel du 17 septembre, s'appuie sur les 6° et 7° de l'article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure : provocation à la haine ou à la violence, et agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme, s'agissant de prêches d'intervenants valorisant le martyre et la vengeance. La procédure a été précédée du gel des fonds d'un intervenant le 2 juillet, d'un arrêté préfectoral de fermeture pour six mois pris le 27 juillet et validé en août par le tribunal administratif de Montreuil, et d'une procédure contradictoire menée du 3 au 22 juillet. Le recours contre le décret relève, en premier et dernier ressort, du Conseil d'État. C'est le premier acte visible du ministère de l'Intérieur dans le dossier frériste depuis la rentrée, après un mois d'août où il n'était pas apparu (cf. S38).
Lire dans l'édition → - Paris - Marine Le Pen (RN) annonce le 16 septembre, dans « L'événement » sur France 2, un référendum « sur la lutte contre l'islamisme » couplant plusieurs mesures : interdiction progressive du voile dans l'espace public en commençant par les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives et les bâtiments publics ; fermeture des « mosquées radicales » ; contrôle des financements étrangers ; expulsion des « imams tenant des propos inadmissibles » ; et proscription des Frères musulmans ; elle détache ce référendum de son projet constitutionnel sur l'immigration pour en faire une seconde consultation en cours de quinquennat
Le 16 septembre 2026, Marine Le Pen, dans « L'événement » sur France 2, précise le calendrier d'un référendum « sur la lutte contre l'islamisme » si elle est élue en 2027. Le texte réunirait l'interdiction progressive du voile dans l'espace public, en commençant par un décret visant universités, sorties scolaires, fédérations sportives et bâtiments publics ; la fermeture des « mosquées radicales » ; le contrôle des financements étrangers ; l'expulsion des « imams tenant des propos inadmissibles » ; et la proscription des Frères musulmans. Elle détache cette consultation de son référendum constitutionnel sur l'immigration, précisant qu'elle serait organisée en cours de quinquennat, non immédiatement. L'annonce prolonge la séquence ouverte le 31 août par le RN puis discutée par Bruno Retailleau (LR) sur Europe 1 le 8 septembre (couverte en S38) : la faisabilité juridique du voile et la proscription du frérisme entrent explicitement dans la matière présidentielle. Le président du CFCM Chems-Eddine Hafiz répond dès le 14 septembre sur Beur FM (« Les musulmans ne sont pas les hôtes de la République »).
Lire dans l'édition → - Paris - La députée Constance Le Grip (Ensemble pour la République, Hauts-de-Seine, 6e circonscription) dépose le 15 septembre la question écrite n°18209 intitulée « Financements européens du FEMYSO et lutte contre l'entrisme islamiste », adressée au ministre chargé de l'Europe ; elle alerte sur la persistance de financements européens vers des projets impliquant le Forum européen des organisations musulmanes de jeunesse et d'étudiants (FEMYSO), satellite européen historique des Frères musulmans, et demande quels financements bénéficient directement ou indirectement à FEMYSO et quelles initiatives Paris portera auprès de la Commission européenne pour renforcer transparence et contrôle ; la question précède de six jours la conférence EADAI que FEMYSO tient au Parlement européen le 21 septembre
Le 15 septembre 2026, la députée Constance Le Grip (Ensemble pour la République, Hauts-de-Seine, 6e circonscription) a déposé la question écrite n°18209 « Financements européens du FEMYSO et lutte contre l'entrisme islamiste », adressée au ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe. Le texte alerte sur la persistance de financements européens vers des projets impliquant le Forum européen des organisations musulmanes de jeunesse et d'étudiants (FEMYSO), malgré les liens documentés avec les Frères musulmans, et rappelle la déclaration de 2022 par laquelle la Commission indiquait que FEMYSO ne recevait plus de financement direct. Il demande au gouvernement quelles informations il détient sur ces financements et quelles initiatives il portera auprès de la Commission européenne pour renforcer transparence et contrôle des subventions. La question est déposée six jours avant que FEMYSO tienne au Parlement européen sa conférence annuelle « European Action Day Against Islamophobia » du 21 septembre (cf. item Europe) : Paris pré-positionne la Commission avant l'événement bruxellois, et fait entrer le contrôle des flux européens dans le débat parlementaire français.
Lire dans l'édition → - Paris - L'hebdomadaire Politique Matin publie le 14 septembre un article de fond intitulé « Florence Bergeaud-Blackler : quand une controverse scientifique devient une affaire de réputation » qui examine, à la suite de la contre-enquête danoise de Tina Magaard (Weekendavisen, 11 septembre) déjà couverte en S38, la manière dont les critiques universitaires portées à « Broderismen » (traduction danoise du « Frérisme et ses réseaux ») et reprises en février par Le Monde ont glissé vers l'accusation personnelle ; le 19 septembre, une conférence-vidéo intitulée « Frères musulmans : comment s'imposent leurs normes ? » élargit la controverse au grand public
Le 14 septembre 2026, l'hebdomadaire Politique Matin publie un long article intitulé « Florence Bergeaud-Blackler : quand une controverse scientifique devient une affaire de réputation ». Il s'appuie sur la contre-enquête publiée le 11 septembre dans le danois Weekendavisen par la chercheuse Tina Magaard (ex-Aarhus University), couverte en S38, et examine comment les critiques de Lene Kühle et Manni Crone contre « Broderismen » (traduction danoise du « Frérisme et ses réseaux »), reprises par Le Monde en février 2026, sont sorties du champ scientifique pour verser dans le reproche personnel. L'article pose explicitement la question de l'autocensure des chercheurs sur les sujets sensibles quand l'attaque en réputation prend le pas sur la revue par les pairs. Politique Matin publie le lendemain un second article, « la contre-enquête danoise qui fragilise les accusations contre son livre », centré cette fois sur les cinq problèmes méthodologiques identifiés par Magaard. Le 19 septembre, une conférence-vidéo « Les Frères musulmans : comment s'imposent leurs normes ? » élargit la controverse au grand public. Le Monde n'a pas répondu à ce jour.
Lire dans l'édition → - Strasbourg / Paris - Me Carine Chaix, avocate de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler (CNRS), saisit le 18 septembre le procureur financier de la chambre régionale des comptes Grand Est sur la prise en charge par l'université de Strasbourg des frais d'avocat d'Iman El Feki, doctorante contractuelle qui a engagé en mars 2025 une procédure en diffamation contre la chercheuse ; l'université avait pourtant indiqué dans un courrier du 22 mai 2025 signé par sa présidente Frédérique Berrod que la doctorante ne pouvait bénéficier de la protection fonctionnelle des agents publics, mais le financement aurait néanmoins été assuré ; copie adressée au ministre de l'Enseignement supérieur et au procureur de la République ; l'affaire, révélée publiquement le 21 septembre par Opinion Internationale, ouvre une voie financière distincte du terrain académique et médiatique (cf. contre-enquête danoise, Politique Matin, S38-S39)
Le 18 septembre 2026, Me Carine Chaix, avocate de la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler (CNRS, auteure du « Frérisme et ses réseaux »), a adressé un signalement au procureur financier de la chambre régionale des comptes Grand Est concernant la prise en charge, par l'université de Strasbourg, des frais d'avocat d'Iman El Feki, doctorante contractuelle, dans une procédure en diffamation engagée en mars 2025 par cette dernière contre la chercheuse. Un courrier du 22 mai 2025 signé par la présidente de l'université Frédérique Berrod indiquait pourtant que la doctorante ne pouvait bénéficier de la protection fonctionnelle des agents publics ; le financement aurait néanmoins été assuré. Le signalement, révélé publiquement le 21 septembre par Opinion Internationale, interroge la base légale de cette dépense publique et sa conformité à la mission statutaire de l'établissement. Copie a été adressée au ministre de l'Enseignement supérieur et au procureur de la République. La saisine ouvre une voie financière et administrative distincte du terrain académique et médiatique couvert depuis février 2026 (contre-enquête danoise Magaard, articles Politique Matin - cf. item précédent).
Lire dans l'édition → - Paris - L'islamologue Gilles Kepel, invité le 20 septembre d'Europe 1, décrit « un problème d'encadrement spirituel et intellectuel dans l'islam de France » et lie ce défaut d'encadrement à la pénétration des réseaux fréristes dans le champ associatif et éducatif, à l'heure où la dissolution de l'Association culturelle d'Aulnay Sud (16 septembre) et le référendum annoncé par Marine Le Pen (16 septembre) mettent le sujet sur le calendrier présidentiel
Le 20 septembre 2026, l'islamologue Gilles Kepel (École normale supérieure) est invité d'Europe 1. Il y décrit « un problème d'encadrement spirituel et intellectuel dans l'islam de France » et rattache ce vide institutionnel à la pénétration des réseaux fréristes dans le tissu associatif et éducatif. L'intervention se tient au moment où la dissolution de l'Association culturelle d'Aulnay Sud (16 septembre) et la proposition de référendum de Marine Le Pen (16 septembre) font du dossier de l'islamisme politique un thème pré-présidentiel. Elle prolonge sur le versant universitaire l'argumentaire porté depuis 2023 par Florence Bergeaud-Blackler.
Lire dans l'édition → - Vienne - La commission constitutionnelle du Nationalrat (Conseil national autrichien) examine le 17 septembre le projet de résolution déposé par le Freiheitliche Partei Österreichs (FPÖ, principale opposition) visant à interdire toute activité « politico-islamiste », à dissoudre les organisations affiliées à cette idéologie et à retirer la nationalité autrichienne à ceux qui y adhèrent ou la soutiennent ; le projet vise nommément les Frères musulmans, le Hezbollah et Hizb ut-Tahrir, et laisse ouverte la possibilité d'une action contre l'Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich (IGGÖ) ; il s'inscrit dans la continuité de l'annonce, le 31 août, par le chancelier Christian Stocker (ÖVP) d'une réforme constitutionnelle contre l'« islam politique » et de l'annonce par la ministre de l'Intégration Claudia Bauer (ÖVP, couverte en S37) d'un projet de loi de proscription
Le 17 septembre 2026, la commission constitutionnelle du Nationalrat autrichien a débattu du projet de résolution déposé par le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, principal parti d'opposition) tendant à interdire toute activité « politico-islamiste », à dissoudre les organisations affiliées à cette idéologie et à retirer la nationalité autrichienne à ceux qui y adhèrent ou la soutiennent. Le texte cible explicitement les Frères musulmans, le Hezbollah et Hizb ut-Tahrir ; il laisse entrouverte la possibilité d'agir contre l'Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich (IGGÖ), l'organisme officiel de la communauté musulmane. Le projet prolonge, sur le terrain législatif, l'annonce du 31 août par le chancelier Christian Stocker (ÖVP) d'une réforme constitutionnelle contre l'« islam politique », et celle du 5 septembre par la ministre de l'Intégration Claudia Bauer (ÖVP, couverte en S37) d'un projet de loi de proscription. L'Autriche est le premier pays d'Europe continentale à porter un tel dispositif au niveau constitutionnel.
Lire dans l'édition → - Londres - Le Daily Express documente le 17 septembre un élargissement du soutien parlementaire, à Westminster, à la proscription des Frères musulmans par le Home Office ; l'article fait suite au forum TRENDS du 8 septembre à la Chambre des Lords (couvert en S38) où l'ancien député Daniel Kawczynski avait explicitement appelé à cette proscription, et à l'analyse contemporaine du Middle East Forum (18 septembre, sous la plume de Sam Westrop) reprochant à la baronne travailliste Sayeeda Warsi, ancienne présidente du Parti conservateur, son refus de qualifier la question
Le 17 septembre 2026, le Daily Express rend compte d'un mouvement transpartisan croissant à Westminster en faveur de la proscription des Frères musulmans par le Home Office britannique. Le texte fait suite au forum TRENDS Research and Advisory tenu le 8 septembre à la Chambre des Lords (couvert en S38), au cours duquel l'ancien député conservateur Daniel Kawczynski avait explicitement demandé au Home Office de proscrire le mouvement. Le lendemain 18 septembre, le Middle East Forum publie une analyse de Sam Westrop intitulée « Baroness Warsi: Unable - or Unwilling - to Defend Civil Society in U.K. », qui reproche à l'ancienne présidente du Parti conservateur, aujourd'hui baronne travailliste, son refus de nommer la question et son défaut d'appui à la société civile confrontée aux organisations liées à la Confrérie. Le dossier britannique reste, à ce stade, en discussion parlementaire, sans annonce du gouvernement Starmer.
Lire dans l'édition → - Lambeth - L'archevêque de Canterbury Sarah Mullally retire le 17 septembre l'ordre Hubert Walter de la réconciliation et de la coopération interconfessionnelle qu'elle avait décerné le 11 septembre au clerc pakistanais Hafiz Muhammad Tahir Mehmood Ashrafi ; le retrait fait suite à une controverse en ligne documentant les prises de position d'Ashrafi contre l'abrogation des lois pakistanaises sur le blasphème et le mariage des mineurs, ses éloges d'Oussama Ben Laden, ses accusations selon lesquelles Juifs et Chrétiens conspirent contre le Pakistan nucléaire, et son soutien aux attentats-suicides ; la séquence relance à Londres la question du vetting des figures religieuses honorées par les institutions britanniques
Le 17 septembre 2026, l'archevêque de Canterbury Sarah Mullally a retiré le Hubert Walter Award for Reconciliation and Interfaith Cooperation qu'elle avait remis six jours plus tôt, le 11 septembre à Lambeth Palace, au clerc pakistanais Hafiz Muhammad Tahir Mehmood Ashrafi. Le retrait fait suite à une controverse publique documentant les positions d'Ashrafi : opposition à l'abrogation des lois pakistanaises sur le blasphème et le mariage des mineurs, éloges publics d'Oussama Ben Laden, accusations selon lesquelles Juifs et Chrétiens conspirent contre le Pakistan nucléaire, soutien aux attentats-suicides. Le Bureau de l'archevêque avait sollicité des clarifications sur ces éléments avant de retirer la distinction. L'épisode relance, à Londres, la question du vetting des figures religieuses associées aux institutions britanniques et fait écho aux discussions parlementaires en cours sur la proscription des Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - Berlin - Le Bundeskabinett adopte le 16 septembre le « 10-Punkte-Plan zu einem besseren Schutz vor islamistischem Terrorismus » présenté par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, en réponse à l'attentat du Christopher Street Day berlinois du 25 juillet 2026 (véhicule-bélier au Tiergarten, une morte et 31 blessés) ; le plan harmonise entre Bund et Länder les règles sur les bracelets électroniques et la détention préventive des personnes dangereuses, porte à un an la peine minimale pour agressions à l'arme blanche, ancre explicitement l'intérêt de sécurité publique dans le droit pénal des mineurs, prévoit un plan d'action conjoint Bund-Länder « contre l'islamisme », étend les compétences policières et des services de renseignement et introduit la conservation des adresses IP pour les enquêtes en ligne
Le 16 septembre 2026, le cabinet fédéral allemand a adopté un plan intitulé « Sicherheit stärken, Freiheit bewahren, Radikalisierung verhindern - 10-Punkte-Plan zu einem besseren Schutz vor islamistischem Terrorismus ». Le texte, présenté conjointement par le ministre fédéral de l'Intérieur et le ministre fédéral de la Justice, s'inscrit en réponse à l'attentat du Christopher Street Day berlinois du 25 juillet 2026 (véhicule-bélier au Tiergarten, une morte et 31 blessés). Il harmonise entre Bund et Länder les règles sur les bracelets électroniques et la détention préventive des personnes dangereuses, porte à un an la peine minimale pour agressions à l'arme blanche, ancre l'intérêt de sécurité publique dans le droit pénal des mineurs, prévoit un plan d'action conjoint Bund-Länder « contre l'islamisme », étend les compétences policières et des services de renseignement et instaure la conservation des adresses IP pour les enquêtes en ligne. Le gouvernement souligne agir « sans compromettre l'État de droit ». L'Allemagne rejoint ainsi, par un texte cabinet-level et par le canal fédéral, la séquence austro-britannique de la semaine sur la contention publique de l'islam politique.
Lire dans l'édition → - Francfort-sur-le-Main - L'ethnologue Susanne Schröter, ex-directrice du Frankfurter Forschungszentrum Globaler Islam (FFGI) fermé par la Goethe-Universität le 30 septembre 2025 sous pression institutionnelle, annonce le 16 septembre le lancement de l'Institut für Demokratie und Islam (Indemis, Francfort) ; l'association affiche pour mission de faire entendre les « voix libérales musulmanes » et d'étudier « toutes les formes d'islamisme », y compris l'islamisme « légaliste » non violent, pour informer politique, justice, éducation, médias et société civile ; membres fondateurs Ahmad Mansour (psychologue, Berlin) et Ali Ertan Toprak (président de la Kurdische Gemeinde Deutschland, Berlin/Hambourg) ; conseil scientifique avec Mouhanad Khorchide (théologie islamique, Münster) et Ruud Koopmans (recherche migration, Berlin)
Le 16 septembre 2026, l'ethnologue Susanne Schröter, ex-directrice du Frankfurter Forschungszentrum Globaler Islam (FFGI) fermé par la Goethe-Universität le 30 septembre 2025 sous pression institutionnelle, annonce le lancement à Francfort de l'Institut für Demokratie und Islam (Indemis). L'association affiche pour mission de faire entendre les « voix libérales musulmanes » et d'étudier « toutes les formes d'islamisme », y compris l'islamisme « légaliste » non violent, pour informer politique, justice, éducation, médias et société civile. Parmi les membres fondateurs figurent le psychologue Ahmad Mansour (Berlin) et le président de la Kurdische Gemeinde Deutschland Ali Ertan Toprak (Berlin/Hambourg). Le conseil scientifique réunit le théologien Mouhanad Khorchide (Université de Münster) et le sociologue Ruud Koopmans (Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung). La coïncidence de calendrier est frappante : le même 16 septembre où le cabinet fédéral adopte son plan en dix points anti-terrorisme islamiste (cf. item précédent), la société civile universitaire reconstitue par voie associative privée le pôle d'expertise allemand sur l'islam politique que l'université avait laissé fermer un an plus tôt.
Lire dans l'édition → - Londres/Alexandria - Islamic Relief Worldwide (Birmingham) prononce le 12 septembre, par un vote de son assemblée générale, l'exclusion définitive de son affiliée américaine Islamic Relief USA (Alexandria, Virginie) de la fédération internationale ; la filiale, qui avait attaqué la maison mère en mars devant le district sud de New York pour préserver son statut fiscal 501(c)(3) après l'enquête du House Ways and Means Committee sur les liens allégués d'IRW avec le Hamas et l'antisémitisme, s'est rebaptisée trois jours plus tard « Islamic Development & Empowerment in America » (IDEA) ; en 2024, IRUSA générait 50,4 millions de livres pour IRW, soit près d'un cinquième de son revenu global (analyse GW Program on Extremism)
Le 12 septembre 2026, l'assemblée générale d'Islamic Relief Worldwide (Birmingham, Royaume-Uni), maison mère de la fédération Islamic Relief, a voté l'exclusion définitive de son affiliée américaine Islamic Relief USA (Alexandria, Virginie), invoquant une rupture de confiance et un préjudice porté « au travail de l'ensemble de la fédération ». La rupture est l'aboutissement d'une procédure judiciaire lancée en mars 2026 par IRUSA elle-même devant le district sud de New York, la filiale accusant IRW de mettre en péril son statut fiscal 501(c)(3) américain après l'enquête du House Ways and Means Committee documentant les liens allégués d'IRW avec le Hamas et une histoire de comportement antisémite. Trois jours après le vote, IRUSA a fermé son site historique et lancé un nouveau site sous le nom « Islamic Development & Empowerment in America » (IDEA), signalant sa volonté de couper les ponts avec la fédération d'origine. La séparation est financièrement structurante : en 2024, selon l'analyse du GW Program on Extremism, IRUSA générait 50,4 millions de livres pour IRW, soit près d'un cinquième de son revenu global. La rupture documente publiquement la fragilité contentieuse d'une des principales ONG islamiques transatlantiques.
Lire dans l'édition → - Bruxelles - Le Forum européen des organisations musulmanes de jeunesse et d'étudiants (FEMYSO), organisation qualifiée par la note administrative française de 2020 comme la principale courroie européenne de jeunesse des Frères musulmans, tient le 21 septembre au Parlement européen sa conférence annuelle EADAI (European Action Day Against Islamophobia), co-financée par la Commission européenne ; l'évènement rassemble MEP, décideurs et journalistes autour de panels sur l'islamophobie, et intervient au moment où trois États européens (Autriche, Royaume-Uni, France) discutent activement de la proscription du mouvement dont FEMYSO est issu
Le 21 septembre 2026, la Forum européen des organisations musulmanes de jeunesse et d'étudiants (FEMYSO), organisation identifiée par la note administrative française de novembre 2020 comme la principale courroie européenne de jeunesse des Frères musulmans, tient au Parlement européen à Bruxelles sa conférence annuelle EADAI (European Action Day Against Islamophobia), co-financée par la Commission européenne. La rencontre réunit eurodéputés, décideurs, journalistes et acteurs de la société civile autour de panels sur l'« islamophobie systémique » en Europe. Le choix du calendrier - la même semaine où le Nationalrat autrichien examine un projet de proscription, où Westminster documente un mouvement parlementaire équivalent, et où le conseil des ministres français dissout une association liée à une mosquée radicalisée - illustre la contradiction politique dans laquelle se trouve l'Union européenne : elle finance publiquement un véhicule associatif de la même mouvance que celle que ses États membres cherchent à contenir.
Lire dans l'édition → - Washington - Le représentant Keith Self (R-TX) adresse le 16 septembre au secrétaire au Trésor Scott Bessent une lettre demandant l'ouverture d'une enquête de l'IRS contre l'Islamic Society of North America (ISNA) après son 63e congrès annuel de Detroit (weekend Labor Day, 4-7 septembre), où la campagne du candidat démocrate au Sénat du Michigan Abdul El-Sayed a tenu un stand, sollicité dons (dont un contribution à 50 dollars en échange d'un t-shirt de campagne) et bénévoles, et fut présentée en tribune par le PDG d'ISNA Azhar Azeez comme « le candidat démocrate 2026 du Michigan au Sénat des États-Unis » ; le PDG d'ISNA aurait ainsi enfreint l'interdit fait aux organisations 501(c)(3) d'intervenir dans une campagne électorale
Le 16 septembre 2026, le représentant Keith Self (R-TX) a adressé au secrétaire au Trésor Scott Bessent une lettre demandant à l'IRS d'examiner l'Islamic Society of North America (ISNA) au titre d'une violation présumée de l'interdit fait aux organisations 501(c)(3) d'intervenir dans une campagne électorale. La lettre s'appuie sur le reportage exclusif du Middle East Forum sur le 63e congrès annuel d'ISNA tenu à Detroit du 4 au 7 septembre. Elle documente que le PDG d'ISNA Azhar Azeez avait introduit Abdul El-Sayed en tribune comme « le candidat démocrate 2026 du Michigan au Sénat des États-Unis », que la campagne disposait d'un stand affichant bannières « Abdul for U.S. Senate » et « Muslims for Abdul », que ses collaborateurs ont sollicité dons et bénévoles, distribué un questionnaire QR code pour contribuer, et proposé un t-shirt de campagne en échange d'un don de 50 dollars. La démarche prolonge la séquence ouverte en S38 par la couverture Fox News de la convention de Detroit, et s'inscrit dans la mutation américaine décrite en ouverture : bloquée sur le terrain de la désignation étatique, la pression fédérale se déplace sur le fiscal et le contentieux.
Lire dans l'édition → - Dearborn (Michigan) - La juriste Margot Cleveland (The Federalist, American Freedom Law Center) assigne le 17 septembre devant la U.S. District Court le maire d'origine libanaise Abdullah Hammoud et la ville pour violation de la clause d'établissement du Premier Amendement (Establishment Clause) et de la clause d'égale protection du Quatorzième Amendement ; la plainte reproche à la municipalité d'avoir dépensé 6 500 dollars de fonds publics en bannières « Ramadan Kareem » et lumières croissant-et-étoile sur l'éclairage municipal, sans consacrer d'équivalent à Pâques, Passover, Noël, Roch Hachana ou Yom Kippour, malgré les demandes répétées de la plaignante ; la plainte comporte aussi un volet représailles au titre du Premier Amendement
Le 17 septembre 2026, la juriste Margot Cleveland, contributrice régulière de The Federalist et représentée par l'American Freedom Law Center (AFLC), a assigné devant la U.S. District Court le maire de Dearborn (Michigan, comté de Wayne) Abdullah Hammoud ainsi que la municipalité, pour violation de la clause d'établissement du Premier Amendement, de la clause d'égale protection du Quatorzième Amendement, et représailles au titre du Premier Amendement. La plainte reproche à la ville d'avoir dépensé environ 6 500 dollars de fonds publics - 1 500 dollars en bannières « Ramadan Kareem » et 5 000 dollars en installations lumineuses croissant-et-étoile sur l'éclairage municipal - sans consacrer d'équivalent budgétaire à Pâques, Passover, Noël, Roch Hachana ou Yom Kippour, malgré ses demandes répétées. L'assignation transforme un contentieux local sur les décorations religieuses en test constitutionnel de neutralité municipale dans une ville dont la majorité de la population est arabo-musulmane et dont le maire est démocrate. Elle rejoint, sur le versant civil, la démarche d'enquête fiscale ouverte par Keith Self sur ISNA : les deux dossiers américains de la semaine convergent sur la contestation par voies contentieuses de la place publique accordée aux structures islamiques.
Lire dans l'édition → - San Diego (Californie) - Le conseil municipal adopte à l'unanimité le 15 septembre, sur proposition du councilmember Sean Elo-Rivera et du président du conseil Joe LaCava, une résolution portant définition officielle de l'« islamophobie » ; le texte, calqué sur la nomenclature portée à l'échelle internationale par CAIR, FEMYSO et l'Organisation de la coopération islamique, qualifie l'islamophobie de « forme de racisme, préjugé, discrimination, hostilité ou haine » visant les musulmans réels ou perçus et leurs biens, susceptible de se manifester notamment par la parole, les pratiques institutionnelles, l'exclusion, l'intimidation ou la violence ; adoption saluée en conférence de presse à l'hôtel de ville par Tazheen Nizam, directrice exécutive de CAIR-San Diego - selon l'organisation, première résolution de ce type en Californie et troisième au niveau national ; adoption intervenue quatre mois après la fusillade du 18 mai à l'Islamic Center of San Diego (deux adolescents suprémacistes blancs, trois morts)
Le 15 septembre 2026, le conseil municipal de San Diego a adopté à l'unanimité, sur proposition du councilmember Sean Elo-Rivera et du président du conseil Joe LaCava, une résolution portant définition officielle de l'« islamophobie ». Le texte qualifie l'islamophobie de « forme de racisme, préjugé, discrimination, hostilité ou haine » visant les musulmans « ou les personnes perçues comme musulmanes, ou leurs biens », susceptible de se manifester « par la parole, les actes, les pratiques institutionnelles, l'exclusion, l'intimidation, le harcèlement ou la violence ». La formulation reprend la nomenclature portée à l'échelle internationale par le lobbying frériste (CAIR, FEMYSO, Organisation de la coopération islamique). Tazheen Nizam, directrice exécutive de CAIR-San Diego, a pris publiquement la parole en conférence de presse à l'hôtel de ville pour saluer la mesure. Il s'agit selon CAIR de la première résolution de ce type adoptée en Californie et de la troisième au niveau national. L'adoption intervient quatre mois après la fusillade du 18 mai 2026 à l'Islamic Center of San Diego (deux adolescents suprémacistes blancs, trois morts). Signal politiquement inverse au verrouillage de CAIR comme organisation « terroriste » par la Floride (11 septembre, couvert S38) et le Texas : la même semaine, la Californie municipale intègre au contraire dans le droit local la nomenclature portée par la mouvance.
Lire dans l'édition → - Washington - Le Fox News du 5 août, ressorti dans la couverture de la semaine, documente que la campagne d'Abdul El-Sayed au Sénat du Michigan a levé 115 000 dollars auprès de 41 personnes liées au Council on American-Islamic Relations (CAIR), organisation désignée comme groupe terroriste par les Émirats, la Floride et le Texas ; parmi les donateurs figurent la présidente du conseil d'administration national de CAIR Manal Fakhoury, le trésorier Eyas Abdeen, et le beau-père du candidat Jukaku Tayeb, membre fondateur du comité d'ISNA ; l'article revient à la surface parce qu'il constitue la matière factuelle sur laquelle Keith Self bâtit son enquête IRS
L'article de Fox News (Andrew Mark Miller et Kiera McDonald) publié le 5 août 2026 sous le titre « Abdul El-Sayed accepted $115K from CAIR-affiliated donors, records show » revient à la surface cette semaine parce qu'il constitue la matière factuelle sur laquelle Keith Self bâtit sa demande d'enquête IRS. Il documente que la campagne d'Abdul El-Sayed au Sénat du Michigan a collecté au moins 115 000 dollars auprès de 41 personnes liées au Council on American-Islamic Relations (CAIR), organisation désignée comme groupe terroriste par les Émirats arabes unis, la Floride et le Texas. La liste des donateurs comprend la présidente du conseil d'administration national de CAIR Manal Fakhoury, le trésorier national Eyas Abdeen, et le beau-père d'El-Sayed Jukaku Tayeb, membre fondateur du comité d'ISNA. CAIR avait été nommée co-conspirateur non inculpé dans l'affaire fédérale Holy Land Foundation (2007) sur le financement du terrorisme ; l'organisation conteste ce statut. El-Sayed a battu la représentante démocrate Haley Stevens à la primaire et affronte le républicain Mike Rogers en novembre.
Lire dans l'édition → - Ottawa - Le rapport ISGAP (Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy) « Assault on Democratic Values and Principles: How Islamist Entryism Weakens Civil Society and Higher Education in Canada », publié le 24 août par Charles Asher Small, continue de circuler dans la presse et sur les campus la semaine du 14 au 21 septembre ; il documente 3,8 millions de dollars canadiens de financement lié au Qatar à la seule University of Waterloo (plus de 10,5 millions en incluant les bourses), une campagne coordonnée ayant obtenu 344 endorsements de candidats aux élections fédérales 2025, et rappelle l'examen de la Muslim Association of Canada par l'ARC en 2021 ; il propose la création d'un régime national de déclaration des financements étrangers des universités et associations, aujourd'hui absent au Canada
Le rapport « Assault on Democratic Values and Principles: How Islamist Entryism Weakens Civil Society and Higher Education in Canada », publié le 24 août 2026 par l'Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy (ISGAP) sous la direction de son directeur exécutif Charles Asher Small, continue de circuler dans la presse canadienne et sur les campus au cours de la semaine du 14 au 21 septembre. Il documente environ 3,8 millions de dollars canadiens de financements liés au Qatar à la seule University of Waterloo (plus de 10,5 millions en incluant les bourses), une campagne coordonnée ayant obtenu l'endorsement de 344 candidats de quatre partis politiques aux élections fédérales canadiennes de 2025 sur une même initiative, et rappelle l'examen de la Muslim Association of Canada par l'Agence du revenu du Canada (ARC) en 2021 pour activité politique étrangère et irrégularités financières. Le rapport recommande l'établissement d'un régime national de déclaration des financements étrangers des universités et associations, aujourd'hui absent du droit canadien. Il rejoint, dans un pays qui vient d'adopter la loi 9 sur la laïcité au Québec (S37-S38), un mouvement institutionnel de mise en visibilité des flux et des réseaux.
Lire dans l'édition → - Sydney - L'historien britannique Lord Andrew Roberts (baron Roberts of Belgravia), invité du gala annuel du Centre for Independent Studies (CIS) à Sydney, prononce le 16 septembre un discours appelant les gouvernements occidentaux à « bannir les Frères musulmans et leur réseau d'entreprises, d'associations, d'ONG et de médias », qualifiant le mouvement de « plus grande organisation jihadiste au monde » ; l'appel est relayé le 18 septembre par le directeur national du parti Family First et candidat au Legislative Council de Nouvelle-Galles du Sud Lyle Shelton, qui demande au gouvernement fédéral Albanese d'agir, en s'appuyant sur les attaques incendiaires antisémites de l'année écoulée en Australie
Le 16 septembre 2026, l'historien britannique Lord Andrew Roberts (baron Roberts of Belgravia), invité du gala annuel du Centre for Independent Studies (CIS) à Sydney, a prononcé un discours dans lequel il appelle les gouvernements occidentaux à « bannir les Frères musulmans et leur réseau d'entreprises, d'associations, d'ONG et de médias », qualifiant le mouvement de « plus grande organisation jihadiste au monde » et jugeant incompatible avec une politique sérieuse de lutte contre l'antisémitisme le fait de laisser ces réseaux opérer sans entraves. Le 18 septembre, Lyle Shelton, directeur national du parti Family First et candidat au Legislative Council de Nouvelle-Galles du Sud, reprend l'appel et demande au gouvernement fédéral d'Anthony Albanese comme aux agences de sécurité australiennes d'examiner d'urgence la Confrérie et ses réseaux australiens, en s'appuyant sur l'après-7 octobre et la tuerie de Bondi (décembre 2025). La séquence rattache l'Australie au mouvement transatlantique documenté cette semaine à Vienne, Londres et Paris.
Lire dans l'édition → - Paris - Le Palais du Luxembourg accueille le 11 septembre le second volet du 6e Forum annuel du think tank émirien TRENDS Research and Advisory sur l'islam politique, après une première session à la Chambre des Lords ; la sénatrice Nathalie Goulet (Orne), l'ancien vice-président de la commission des Affaires européennes André Reichardt, l'ancien ambassadeur britannique Sir John Jenkins, Khalifa Mubarak Al Dhaheri (Mohamed bin Zayed University), Wael Saleh et Yamine Sétoul appellent à harmoniser les législations européennes sur les financements étrangers et à créer des dispositifs communs de vigilance numérique face au recours des réseaux fréristes à l'IA et aux jeux vidéo
Le 11 septembre 2026, le sixième Forum annuel TRENDS Research and Advisory (think tank émirien basé à Abou Dabi) consacré à l'islam politique s'est tenu au Palais du Luxembourg, sous le titre « Une réponse européenne unifiée à la menace des Frères musulmans ». Il fait suite à une première session tenue trois jours plus tôt à la Chambre des Lords à Londres. Le colloque a réuni la sénatrice Nathalie Goulet (Orne), l'ancien vice-président de la commission des Affaires européennes André Reichardt, l'ancien ambassadeur britannique Sir John Jenkins, Khalifa Mubarak Al Dhaheri (Mohamed bin Zayed University for Humanities), Yamine Sétoul et Wael Saleh (TRENDS France/Canada). Les intervenants ont appelé à harmoniser les législations européennes sur les financements étrangers, à renforcer la surveillance des flux financiers et à créer des dispositifs communs de vigilance numérique face au recours des réseaux fréristes à l'IA et aux jeux vidéo pour recruter.
Lire dans l'édition → - Lille - La commission de concertation de l'enseignement privé, saisie par le préfet des Hauts-de-France Bertrand Gaume, se prononce le 10 septembre à 18 voix contre 3 (3 abstentions) contre le rétablissement du contrat d'association du lycée musulman Averroès, rompu en décembre 2023 ; le rapport reprend les manquements aux principes fondamentaux de la République et rappelle plusieurs millions d'euros de financements qatariens ayant bénéficié au lycée et au Centre islamique de Villeneuve-d'Ascq ; l'établissement, hors contrat depuis le 8 juillet 2026 (annulation en appel du jugement de rétablissement pour vice de procédure), accueille cette rentrée 380 élèves dont 61 % de boursiers
Le 10 septembre 2026, la commission de concertation de l'enseignement privé, saisie par le préfet des Hauts-de-France Bertrand Gaume, s'est prononcée à 18 voix contre 3, avec 3 abstentions, contre le rétablissement du contrat d'association du lycée musulman Averroès à Lille, rompu en décembre 2023. Le rapport reprend les « manquements graves aux principes fondamentaux de la République » invoqués en 2023, ainsi que des liens présumés avec la mouvance frériste et des financements qatariens - plusieurs millions d'euros ayant selon la commission bénéficié au lycée et au Centre islamique de Villeneuve-d'Ascq. L'établissement, hors contrat depuis le 8 juillet 2026 (annulation en appel du jugement de rétablissement pour vice de procédure), accueille cette rentrée 380 élèves dont 61 % de boursiers ; son directeur Éric Dufour a annoncé la poursuite du contentieux. Le préfet doit rendre sa décision officielle dans les jours qui suivent. Averroès était en 2008 le premier lycée musulman de France métropolitaine à avoir obtenu un tel contrat.
Lire dans l'édition → - Paris/Copenhague - Le CERIF publie le 12 septembre une contribution reprenant l'analyse de la chercheuse danoise Tina Magaard (Weekendavisen, 11 septembre) qui démonte les critiques adressées cet été par Lene Kühle et Manni Crone au livre « Broderismen » (traduction danoise du « Frérisme et ses réseaux » de Florence Bergeaud-Blackler) et reprises par Le Monde ; l'analyse identifie cinq problèmes systématiques - erreurs mineures montées en accusations disproportionnées, positions attribuées à Florence Bergeaud-Blackler sans correspondre à ses propos, accusations fabriquées non étayées, manipulation de citations (dont le retrait du mot « seul » dans une citation Besson) et mise en doute non fondée de l'authenticité de documents
Le 11 septembre 2026, la chercheuse danoise Tina Magaard (ex-Aarhus University) publie dans l'hebdomadaire Weekendavisen une longue analyse méthodique des critiques adressées cet été par Lene Kühle et Manni Crone au livre « Broderismen » (traduction danoise du « Frérisme et ses réseaux » de Florence Bergeaud-Blackler), critiques que Le Monde avait reprises en février 2026. Magaard identifie cinq problèmes systématiques : erreurs mineures montées en accusations disproportionnées, positions attribuées à Florence Bergeaud-Blackler sans correspondre à ses propos, accusations fabriquées non étayées, manipulation de citations (dont le retrait du mot « seul » dans une citation Besson) et mise en doute non fondée de l'authenticité de documents. Le CERIF publie le 12 septembre une contribution reprenant l'analyse ; Opinion Internationale et La Nouvelle Revue Politique la relaient le 13 septembre. Le Monde n'a, à ce jour, pas réagi.
Lire dans l'édition → - Paris - Bruno Retailleau (Les Républicains), invité de « Objectif Élysée 2027 » sur Europe 1 et CNEWS le 8 septembre, juge « inapplicable » en l'état l'interdiction du voile dans l'espace public proposée par le Rassemblement national ; il défend une interdiction « là où c'est possible » (sport, école, université) et lie la présence du voile à l'immigration, appelant à « réduire l'immigration » comme condition d'un recul du signe vestimentaire
Le 8 septembre 2026, Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat déclaré à la présidentielle de 2027, est l'invité de « Objectif Élysée 2027 » sur Europe 1 et CNEWS. Il juge « inapplicable » en l'état la proposition du Rassemblement national d'interdiction du voile dans l'espace public relancée par Marine Le Pen le 31 août. Il défend une interdiction « là où c'est possible » - sport, école, université - et lie la présence du voile à l'immigration, appelant à « réduire l'immigration » comme condition d'un recul du signe vestimentaire. La déclaration prolonge la séquence ouverte en S37 : le clivage entre la droite parlementaire et le Rassemblement national sur le voile se cristallise sur la faisabilité juridique, plus que sur le fond.
Lire dans l'édition → - Londres - La Chambre des Lords accueille le 8 septembre le 6e Forum annuel du think tank émirien TRENDS Research and Advisory sur les réseaux des Frères musulmans en Europe ; la baronne Deech, la baronne Foster of Oxton, Lady Olga Maitland, l'ancien vice-Premier ministre Sir Oliver Dowden, l'ancien ministre travailliste Ivan Lewis, Lord Walney, l'ancien député Daniel Kawczynski, Tom Wilson (Counter Extremism Group) et Alan Mendoza (Henry Jackson Society) y prennent la parole ; Kawczynski appelle le Home Office à proscrire les Frères musulmans, Lord Walney dénonce un « angle mort » permettant à des réseaux fréristes de pénétrer les associations caritatives et l'éducation
Le 8 septembre 2026, la Chambre des Lords a accueilli le sixième forum annuel du think tank émirien TRENDS Research and Advisory (Abou Dabi) consacré à l'islam politique, cette année dédié aux réseaux des Frères musulmans en Europe, à leur financement, à leur influence éducative et numérique. Ont pris la parole la baronne Deech, la baronne Foster of Oxton et Lady Olga Maitland, l'ancien vice-Premier ministre Sir Oliver Dowden, l'ancien ministre travailliste Ivan Lewis, Lord Walney, l'ancien député Daniel Kawczynski, Tom Wilson (Counter Extremism Group) et Alan Mendoza (Henry Jackson Society). Kawczynski a explicitement appelé le Home Office à proscrire les Frères musulmans ; Lord Walney a évoqué un « angle mort » permettant à des réseaux et think tanks fréristes de pénétrer les associations caritatives et l'éducation. Khalifa Mubarak Al Dhaheri (Mohamed bin Zayed University) a décrit le Royaume-Uni comme « un centre de longue date pour des individus et des réseaux associés aux Frères musulmans et à l'islam politique ». La séquence s'est prolongée le 11 septembre au Palais du Luxembourg à Paris.
Lire dans l'édition → - Bruxelles - Anthropic révèle le 11 septembre, dans « Detecting and countering misuse of AI: September 2026 », une opération d'influence attribuée « avec un haut degré de confiance » à des officiels du gouvernement émirien, désignée en interne « Deadshot » ; l'acteur a utilisé Claude comme outil central d'une « opération transatlantique et régionale coordonnée pour démanteler la Confrérie musulmane mondialement » : environ 300 faux comptes de réseaux sociaux, une fausse ONG usurpant l'identité d'une organisation suisse des droits humains, la rédaction de témoignages soumis au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, et la compilation de dossiers personnels sur 18 membres du Parlement européen et des journalistes chargés du dossier
Le 11 septembre 2026, Anthropic publie son rapport « Detecting and countering misuse of AI: September 2026 », qu'elle attribue « avec un haut degré de confiance » à des officiels du gouvernement des Émirats arabes unis. L'opération, désignée en interne « Deadshot » et suivie sous l'identifiant GTG-84002, a utilisé Claude comme outil central d'une « opération transatlantique et régionale coordonnée pour démanteler la Confrérie musulmane mondialement » : environ 300 faux comptes de réseaux sociaux, une fausse ONG usurpant l'identité d'une organisation suisse des droits humains, la rédaction de témoignages soumis au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, et la compilation de dossiers personnels sur 18 membres du Parlement européen et des journalistes chargés du dossier. L'opération visait simultanément à influencer les perceptions sur le rôle des EAU dans la guerre du Soudan et à constituer des dossiers de contre-mise en cause visant les Rapporteurs spéciaux de l'ONU ayant critiqué la conduite émirienne. La révélation intervient trois jours après le forum TRENDS à la Chambre des Lords et le même jour que sa suite au Palais du Luxembourg - autres véhicules, cette fois ouverts, de la même politique publique émirienne.
Lire dans l'édition → - Londres - Le directeur général du MI5 Sir Ken McCallum, dans son bilan annuel du 11 septembre à Thames House, place à nouveau la menace islamiste à 75 % du travail antiterroriste britannique (25 % extrême droite), cite un complot islamiste récemment déjoué visant à tuer « des centaines » de personnes par armes à feu dans la communauté juive de Manchester, et décrit une hostilité étatique croissante par proxys criminels ; il avertit que le prochain « choc stratégique » à la 9/11 peut se préparer là où les services regardent moins
Le 11 septembre 2026, à Thames House, le directeur général du MI5 Sir Ken McCallum présente son bilan annuel de menace pour le 25e anniversaire du 11 septembre. Il rappelle que le partage 75 % menace islamiste / 25 % extrême droite reste la structure du travail antiterroriste britannique et cite un complot islamiste récemment déjoué visant à tuer « des centaines » de personnes par armes à feu dans la communauté juive de Manchester. Il décrit une hostilité étatique croissante (sabotages par proxys criminels, cyberattaques sur des centrales électriques) et une aspiration jihadiste toujours vivante à des attaques de masse. Il avertit que le prochain « choc stratégique » à la 9/11 peut se préparer là où les services regardent moins. Le discours s'inscrit dans la même fenêtre que le forum TRENDS à la Chambre des Lords qui, trois jours plus tôt, appelait Whitehall à proscrire les Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - Vienne - La Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI) publie le 10 septembre son rapport annuel 2026 « Neue islamistische Identitätsangebote als Herausforderung », documentant la connexion étroite Diyanet-ATIB en Autriche (imams envoyés depuis Ankara, prêches du vendredi centralisés), le Hamas comme « offshoot palestinien » de la Confrérie combinant branche caritative et politique, et un nouvel écosystème d'islam politique « lifestyle » via influenceurs, camps de fitness (Rujulah 1000, Deenathletic) et manipulation ciblée de Wikipedia ; la conseillère municipale ÖVP Caroline Hungerländer demande dans la journée la vérification de toutes les subventions municipales viennoises
Le 10 septembre 2026, la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), centre de documentation autrichien fondé en 2020, publie son rapport annuel 2026 sous le titre « Neue islamistische Identitätsangebote als Herausforderung » (« Nouvelles offres identitaires islamistes comme défi »). Le rapport documente la connexion étroite entre l'autorité religieuse turque Diyanet et l'association ATIB en Autriche - imams envoyés depuis Ankara, prêches du vendredi centralisés -, analyse Hamas comme « offshoot palestinien » de la Confrérie combinant branche caritative et politique, et décrit un nouvel écosystème d'islam politique « lifestyle » via influenceurs, camps de fitness (Rujulah 1000, Deenathletic) et manipulation ciblée de Wikipedia. La conseillère municipale ÖVP Caroline Hungerländer demande dans la journée la vérification de toutes les subventions municipales viennoises pour identifier des liens avec des structures d'islam politique, accusant la coalition SPÖ-Neos de « fermer les yeux ». La publication s'inscrit dans la continuité de l'annonce faite le 5 septembre par la ministre de l'Intégration Claudia Bauer (ÖVP) d'un projet de loi d'interdiction de la Confrérie musulmane, du Hezbollah et de Hizb ut-Tahrir (couverte en S37).
Lire dans l'édition → - Tallahassee - Le gouverneur DeSantis et son cabinet approuvent le 11 septembre, en moins de deux minutes, le règlement autorisant le Florida Department of Law Enforcement à recommander la désignation d'organisations comme groupes terroristes domestiques ou étrangers ; trois entités sont visées à ce stade - le Council on American-Islamic Relations (CAIR), les Frères musulmans et Antifa - plus de 90 autres recommandations étant à l'examen ; la désignation devient effective trente jours après publication au Florida Administrative Register, les organisations disposant de sept jours pour objecter par écrit ; le règlement contourne l'injonction fédérale prononcée en mars contre le décret DeSantis de décembre 2025 ; CAIR annonce dans la foulée un nouveau contentieux
Le 11 septembre 2026, 25e anniversaire des attentats, le gouverneur Ron DeSantis et le cabinet de Floride ont adopté en moins de deux minutes le règlement autorisant le Florida Department of Law Enforcement, dirigé par le Commissioner Mark Glass, à recommander la désignation d'organisations comme groupes terroristes domestiques ou étrangers. Trois entités sont visées à ce stade : le Council on American-Islamic Relations (CAIR), les Frères musulmans et Antifa ; plus de 90 autres recommandations sont à l'examen. La désignation devient effective trente jours après publication au Florida Administrative Register, les organisations disposant de sept jours pour objecter par écrit. L'exécutif de décembre 2025 avait déjà tenté cette désignation par voie de décret, bloqué en mars 2026 par un juge fédéral pour probable violation du Premier Amendement, décision dont l'administration a fait appel. Le vote contourne ce blocage en passant par un règlement adopté sur la base de la loi HB 1471 entrée en vigueur le 1er juillet 2026, qui déclenche des interdictions de financement public et des sanctions pénales pour soutien matériel. CAIR-Florida annonce dans la foulée un nouveau contentieux devant la U.S. District Court for the Northern District of Florida.
Lire dans l'édition → - Dallas - À la convention des midterms du Parti républicain texan (8-11 septembre), le gouverneur Greg Abbott promet de « ban Sharia law in Texas » et rappelle la désignation étatique CAIR / Confrérie musulmane ; Ted Cruz axe son discours sur la « défaite des islamistes et des communistes » et décrit une « nouvelle alliance rouge-verte » entre démocrates, communistes et islamistes ; USA Today présente la question islamique comme un point focal inattendu de l'événement ; CAIR demande deux jours plus tard aux responsables politiques de désavouer Cruz après qu'un participant a évoqué des menaces contre le maire Mamdani, Abdul El-Sayed et l'élu texan James Talarico
La convention des midterms du Parti républicain texan s'est tenue à Dallas du 8 au 11 septembre 2026. Le gouverneur Greg Abbott y a promis de « fully ban Sharia law in Texas » et rappelé la désignation étatique du 18 novembre 2025 visant CAIR et la Confrérie musulmane ; Ted Cruz a prononcé un discours axé sur la « défaite des islamistes et des communistes », décrivant une « nouvelle et dangereuse alliance rouge-verte » entre démocrates, communistes et islamistes, et affirmant que « la charia n'a pas sa place en Amérique ». USA Today, comme la couverture publique locale (KERA, Houston Public Media, TPR), présente la question islamique comme un point focal inattendu de l'événement. CAIR appelle publiquement les responsables politiques à désavouer le sénateur Cruz après qu'un participant à la convention a évoqué des menaces contre le maire Mamdani, Abdul El-Sayed et l'élu texan James Talarico. La séquence prolonge la ligne ouverte par la proclamation Abbott et la SB 1900, en la déplaçant du terrain administratif vers le discours de campagne.
Lire dans l'édition → - San Antonio - Le représentant Chip Roy (R-TX), dans une lettre du 26 août au procureur général Todd Blanche, au secrétaire du Trésor Scott Bessent et au secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, demande une enquête fédérale contre le Northside Islamic Center of San Antonio (NICSA), invoquant des liens allégués avec les Frères musulmans, des propos de l'imam AbdulRahman Kattab qualifiant le 7 octobre 2023 de « jour de commémoration » et la proximité du camp militaire de Camp Bullis ; NICSA répond publiquement le 7 septembre en condamnant « le terrorisme, l'extrémisme, l'antisémitisme, l'islamophobie » ; le 9 septembre, Chip Roy prolonge la séquence sur Blaze Media en évoquant une « prise de contrôle islamique » du Texas
Dans une lettre datée du 26 août 2026 au procureur général Todd Blanche (DOJ), au secrétaire du Trésor Scott Bessent et au secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, le représentant Chip Roy (R-TX) a demandé une enquête fédérale contre le Northside Islamic Center of San Antonio (NICSA), invoquant des liens allégués avec les Frères musulmans - « désignés comme organisation terroriste par le Texas » - des propos de l'imam AbdulRahman Kattab qualifiant le 7 octobre 2023 de « jour de commémoration », et la proximité du projet d'un campus multi-usages de 7,25 acres à environ 18 miles de Camp Bullis. Le Northside Islamic Center a répondu publiquement le 7 septembre 2026 en condamnant « le terrorisme, l'extrémisme, l'antisémitisme, l'islamophobie » sans discuter chacune des allégations et en invitant élus et voisins à consulter ses statuts. Le 9 septembre, Chip Roy prolonge la séquence dans une émission de Blaze Media en évoquant une « prise de contrôle islamique » du Texas et l'existence alléguée de plus de six cents nonprofits islamiques dans l'État.
Lire dans l'édition → - Detroit - Fox News documente le 10 septembre la convention 2026 de l'Islamic Society of North America (ISNA) tenue à Detroit autour du weekend de Labor Day, à laquelle le candidat démocrate au Sénat du Michigan Abdul El-Sayed reçoit un « accueil de héros » ; l'article rapporte, lors d'un panel sur l'« Islamophobie montante », un appel public à émettre « une fatwa contre le groupe bipartisan de législateurs » ayant voté la restriction d'aides fédérales aux universités boycottant Israël, et documente la présence de figures controversées (Baqir Berry, Hassan Qazwini, Yasir Qadhi, Siraj Wahhaj) ; l'article précédent (5 septembre) rapportait que ISNA avait retiré le prédicateur pakistanais Mufti Tariq Masood après scrutinie de ses propos passés
Le 10 septembre 2026, Fox News (Robert Schmad) documente la convention annuelle de l'Islamic Society of North America (ISNA) tenue à Detroit autour du weekend de Labor Day (4-7 septembre). Le candidat démocrate au Sénat du Michigan Abdul El-Sayed y a reçu « un tonnerre d'applaudissements » et des appels de « we love you » à son entrée en scène. Lors d'un panel sur l'« Islamophobie montante », un participant a publiquement appelé à émettre « une fatwa contre le groupe bipartisan de législateurs » ayant voté la restriction d'aides fédérales aux universités boycottant Israël, appel accueilli par des applaudissements. L'article documente également la présence de figures controversées : Baqir Berry priant pour les « mujahideen » en Palestine et au Liban, Hassan Qazwini appelant Dieu à « accorder la victoire à nos frères en Iran », l'imam texan Yasir Qadhi (propos de déni de l'Holocauste ultérieurement rétractés) et Siraj Wahhaj (nommé possible co-conspirateur de l'attentat du World Trade Center de 1993 sans avoir été inculpé). Le Middle East Forum publie le 9 septembre une analyse pointant qu'ISNA a laissé un candidat sénatorial américain faire campagne à l'intérieur de la convention. La séquence prolonge celle de S37 sur la fatwa de Qaradaghi (IUMS, Qatar) désignant Mamdani et El-Sayed comme « bénédictions » du 7 octobre.
Lire dans l'édition → - Washington - Jonathan Schanzer publie le 11 septembre sur FDD.org « The post-9/11 Global War on Terrorism won - by keeping our homeland safe » : bilan à vingt-cinq ans de la lutte globale antiterroriste, l'auteur crédite l'administration Trump d'avoir désigné, par executive orders de janvier 2026, des branches étrangères des Frères musulmans comme entités terroristes (Égypte, Liban, Jordanie) et fait de la coopération avec le Qatar et la Turquie la condition suivante d'une politique fédérale cohérente
Le 11 septembre 2026, à l'occasion du 25e anniversaire des attentats, Jonathan Schanzer publie sur FDD.org une tribune-bilan intitulée « The post-9/11 Global War on Terrorism won - by keeping our homeland safe ». Il y crédite l'administration Trump d'avoir désigné, par executive orders de janvier 2026, des branches étrangères des Frères musulmans comme entités terroristes en Égypte, au Liban et en Jordanie, tout en soulignant que la matrice idéologique de la Confrérie continue de radicaliser une jeunesse mondialisée. L'article fait de la coopération avec le Qatar et la Turquie la condition suivante d'une politique fédérale cohérente et articule la ligne fédérale avec les initiatives étatiques (Texas, Floride, Oklahoma).
Lire dans l'édition → - Montréal - La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) rend publique cette semaine une prise de position dénonçant les effets concrets de la loi 9 sur les cégeps, une semaine après son entrée en vigueur (couverte en S37) ; elle met en garde contre un durcissement qui, au-delà des signes religieux, restreindrait l'accès de certaines étudiantes musulmanes à l'enseignement supérieur ; c'est la première grande fédération représentative du milieu collégial à passer de la contestation de principe au constat d'application
Alors que la loi 9 sur la laïcité de l'État est entrée en vigueur au 1er septembre 2026 dans les collèges et universités du Québec (couverture en S37), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) rend publique cette semaine une prise de position dénonçant ses effets concrets sur les cégeps : elle met en garde contre un durcissement qui, au-delà de la question des signes religieux, restreindrait selon elle l'accès de certaines étudiantes musulmanes à l'enseignement supérieur. C'est la première grande fédération représentative du milieu collégial à passer de la contestation de principe au constat d'application. Cette opposition institutionnelle s'ajoute aux fermetures de salles de prière des collèges Dawson et Vanier et à la fin des prières dans les installations de la Société de transport de Montréal, déjà documentées.
Lire dans l'édition → - Canberra - Dans un discours prononcé le 11 septembre pour le 25e anniversaire du 11 septembre, le directeur général de l'ASIO Mike Burgess révèle que le service de renseignement intérieur australien a déjoué 16 projets d'attentat depuis la tuerie de Bondi (décembre 2025), portant à 33 le nombre de complots majeurs déjoués depuis 2014 ; il avertit que « le terrorisme transnational est réapparu comme une préoccupation sécuritaire majeure et maligne », citant al-Qaïda, l'État islamique et leurs affiliés « qui exploitent les espaces permissifs du monde réel et en ligne » et menaçant à nouveau la communauté juive australienne
Le 11 septembre 2026, dans un discours prononcé pour le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, le directeur général de l'ASIO (Australian Security Intelligence Organisation) Mike Burgess a déclaré que le service de renseignement intérieur avait déjoué 16 projets d'attentat depuis la tuerie de Bondi (décembre 2025), portant à 33 le nombre de complots majeurs déjoués depuis 2014. Il a averti que « vingt-cinq ans plus tard, le terrorisme transnational est réapparu comme une préoccupation sécuritaire majeure et maligne », citant al-Qaïda, l'État islamique et leurs affiliés qui « exploitent les espaces permissifs du monde réel et en ligne » et « démontrent une capacité renouvelée à mener ou à inspirer des attentats au-delà de leurs zones d'influence immédiate ». Les cas récemment déjoués comprennent un projet d'attentat antisémite, des menaces de tuer des musulmans et un partisan de la violence raciste retrouvé en possession d'armes. Burgess a également mis en garde contre une nouvelle violence dirigée par l'Iran en Australie, après des attaques incendiaires contre des bâtiments associés à des Juifs australiens.
Lire dans l'édition → - Paris - Marine Le Pen annonce le 31 août sur X qu'elle soumettra par référendum, si elle est élue en 2027, une « grande loi de lutte contre les idéologies islamistes » incluant la « pénalisation du voile islamiste » ; la proposition, ouverte le matin sur BFMTV par le député RN Jean-Philippe Tanguy (Somme), est confirmée dans la journée par Jordan Bardella, qui précise « il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement » ; l'AFP relève, le 5 septembre, que l'article 11 de la Constitution ne prévoit pas les signes religieux dans le champ du référendum présidentiel et que l'entourage de Marine Le Pen assume vouloir « contourner » le Conseil constitutionnel par la voie référendaire
Le 31 août 2026, Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, annonce sur son compte X qu'elle soumettra par référendum, si elle accède à la présidence en 2027, une « grande loi de lutte contre les idéologies islamistes » assortie d'une « sanction pénale » et incluant explicitement la « pénalisation du voile islamiste ». La proposition a été ouverte le matin même sur BFMTV par le député RN Jean-Philippe Tanguy (Somme), qui compare les amendes envisagées à celles pour non-port de la ceinture de sécurité. Jordan Bardella, président du RN, la confirme dans la journée en précisant qu'« il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement ». Le 5 septembre 2026, France 24 (AFP) relève qu'une révision constitutionnelle par référendum présidentiel sur ce sujet buterait sur l'article 11 de la Constitution, qui limite le champ à l'organisation des pouvoirs publics, aux réformes économiques, sociales ou environnementales et à la ratification de traités ; les signes religieux n'y entrent pas. L'entourage de Marine Le Pen assume vouloir « contourner » le Conseil constitutionnel par la voie référendaire. Édouard Philippe (Horizons) rappelle dans l'intervalle qu'il convient d'appliquer « les lois existantes ».
Lire dans l'édition → - Paris - CNEWS, Europe 1 et Le JDD publient le 1er septembre un sondage CSA sur l'interdiction du voile dans l'espace public : 60 % des Français interrogés y sont favorables, 53 % soutiennent une amende pour la sanctionner, en recul par rapport à novembre 2025 (près de sept sur dix) ; toutes les tranches d'âge y sont majoritairement favorables sauf les 18-24 ans (39 %) ; à gauche, 30 % seulement approuvent, avec 74 % de rejet chez les électeurs LFI, 78 % chez les Écologistes, 58 % chez les Socialistes et 61 % chez Renaissance
Le 1er septembre 2026, CNEWS, Europe 1 et Le JDD publient un sondage CSA sur l'interdiction du port du voile islamique dans l'espace public. 60 % des Français interrogés soutiennent l'interdiction et 53 % approuvent une amende pour la sanctionner. Ces niveaux reculent par rapport à un sondage de novembre 2025 (près de sept sur dix). Toutes les tranches d'âge sont majoritairement favorables sauf les 18-24 ans (39 % pour). Les femmes sont favorables à 62 %, les hommes à 58 %. À gauche, seuls 30 % approuvent la mesure ; 74 % des électeurs de La France insoumise, 78 % des électeurs Écologistes, 58 % des électeurs socialistes et 61 % des électeurs Renaissance s'y opposent. Le sondage est publié au lendemain de l'annonce par Marine Le Pen (RN) d'une proposition de référendum en 2027 sur la « pénalisation du voile islamiste ».
Lire dans l'édition → - Paris - Le Figaro publie le 1er septembre, dans FigaroVox, une contribution de Florence Bergeaud-Blackler intitulée « Le référendum du RN sur l'interdiction du port du voile risquerait-il de faire le jeu des islamistes ? » : la présidente du CERIF juge une interdiction générale sanctionnée par amende difficile à appliquer et politiquement risquée, et lui préfère l'interdiction du voile pour les mineures
Le 1er septembre 2026, Le Figaro publie dans FigaroVox une contribution de Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue et présidente du CERIF, en réponse à l'annonce par Marine Le Pen, le 31 août, d'un référendum sur l'interdiction du voile dans l'espace public. Elle estime qu'une interdiction générale assortie d'une amende serait difficile à traduire en normes applicables et politiquement risquée, au point de pouvoir profiter aux islamistes qu'elle entend combattre, en leur offrant une posture de victimes. Elle plaide pour une mesure ciblée : l'interdiction du port du voile pour les mineures, qu'elle qualifie d'urgence. La contribution prolonge ses prises de parole de la même semaine sur Europe 1 et complète, dans cette édition, la séquence ouverte par l'annonce du RN et le sondage CSA du 1er septembre.
Lire dans l'édition → - Vienne - La ministre autrichienne de l'Intégration Claudia Bauer (ÖVP) annonce le 5 septembre à l'APA préparer un projet de loi visant à interdire la Confrérie musulmane, ainsi que le Hezbollah et Hizb ut-Tahrir, sur quatre régimes juridiques à la fois - droit associatif, droit cultuel, droit de séjour, droit de rassemblement ; elle qualifie la Confrérie de « Terrororganisation, die als Hauptziel hat, unsere europäischen Staaten schrittweise zu islamisieren » et n'exclut pas que le texte affecte la structure interne de l'Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich (IGGÖ), à laquelle elle demande une « prise de position claire » sur les limites
Le 5 septembre 2026, l'Agence de presse autrichienne (APA), reprise par news.at et l'ensemble de la presse quotidienne, indique que la ministre de l'Intégration Claudia Bauer (ÖVP) prépare un projet de loi visant à interdire la Confrérie musulmane (Muslimbruderschaft), le Hezbollah et Hizb ut-Tahrir. Le texte doit intervenir simultanément sur quatre régimes juridiques : droit des associations, droit cultuel, droit du séjour, droit de rassemblement - dispositif inédit dans un pays de l'Union européenne. Bauer qualifie la Confrérie musulmane de « Terrororganisation, die als Hauptziel hat, unsere europäischen Staaten schrittweise zu islamisieren » (organisation terroriste qui a pour but principal d'islamiser progressivement nos États européens) et dénonce une « infiltration invisible » des institutions par l'islam politique. Elle indique ne pas exclure que le futur texte affecte la structure interne de l'Islamische Glaubensgemeinschaft in Österreich (IGGÖ), la communauté religieuse musulmane officielle du pays, à laquelle elle demande une « prise de position claire » sur les limites entre exercice religieux et islam politique. L'annonce s'inscrit dans la continuité du travail conduit depuis 2020 par la Dokumentationsstelle Politischer Islam et prolonge, au niveau européen, la séquence américaine de désignations (Egypte, Jordanie, Liban - janvier 2026 ; Mahmoud al-Abyari - juillet 2026 ; proclamations d'États : Texas novembre 2025, Floride juillet 2026, Oklahoma août 2026).
Lire dans l'édition → - Londres - Gatestone Institute publie le 2 septembre une analyse de Robert Williams (« Nothing Spontaneous About Anti-Israel Protests ») appuyée sur un rapport de NGO Monitor identifiant six structures britanniques comme organisatrices de 32 des 40 manifestations pro-Hamas cartographiées au Royaume-Uni - Stop the War Coalition, Friends of Al-Aqsa, Muslim Association of Britain, Palestinian Forum in Britain, Palestine Solidarity Campaign, CND ; quatre d'entre elles présentent, selon le rapport, des liens documentés avec le Hamas ou la Confrérie musulmane, Ismail Patel (Friends of Al-Aqsa) étant décrit comme ayant « un chevauchement de longue date » avec des figures liées aux Frères ; le rapport décrit des « cercles concentriques » de financement associant Iran, Chine, Russie et Qatar
Le 2 septembre 2026, Gatestone Institute publie une analyse de Robert Williams intitulée « Nothing Spontaneous About Anti-Israel Protests ». Le texte s'appuie sur un rapport publié par NGO Monitor identifiant six organisations britanniques comme organisatrices de 32 des 40 manifestations pro-Hamas cartographiées au Royaume-Uni depuis octobre 2023 : Stop the War Coalition, Friends of Al-Aqsa, Muslim Association of Britain (MAB), Palestinian Forum in Britain (PFB), Palestine Solidarity Campaign (PSC), Campaign for Nuclear Disarmament (CND). Quatre d'entre elles - Friends of Al-Aqsa, MAB, PFB, PSC - présentent, selon le rapport, des liens documentés avec le Hamas ou la Confrérie musulmane. Ismail Patel, fondateur de Friends of Al-Aqsa, est décrit comme ayant « un chevauchement de longue date » avec des figures liées aux Frères. Le rapport identifie ce qu'il appelle des « cercles concentriques » de financement et d'appui idéologique associant l'Iran, la Chine, la Russie et le Qatar. L'article prolonge, sur le versant civique, la séquence transatlantique en cours - désignation OFAC de Mahmoud al-Abyari (23 juillet 2026), tribune Simcox dans The Spectator (22 août 2026) - qui pointe l'écart entre le traitement américain de la Confrérie et l'inertie britannique sur le même dossier.
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 31 août une tribune de Khaled Abu Toameh (« Egypt's Dangerous Palestinian 'Unity' Project to Legitimize Terrorists ») consacrée au dialogue Fatah-Hamas préparé par Le Caire en vue des élections palestiniennes de novembre 2026 sous bannière d'« unité nationale » ; l'auteur pointe la contradiction interne du dispositif égyptien - Le Caire a désigné en janvier 2026 sa propre branche des Frères musulmans comme organisation terroriste tout en cherchant à réhabiliter politiquement le Hamas, branche palestinienne de la même Confrérie - et appelle l'administration Trump à clarifier qu'on ne peut exiger simultanément le désarmement du Hamas et son intégration comme négociateur légitime
Le 31 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Khaled Abu Toameh intitulée « Egypt's Dangerous Palestinian 'Unity' Project to Legitimize Terrorists ». Le texte est consacré au dialogue Fatah-Hamas préparé par les autorités égyptiennes en vue des élections palestiniennes de novembre 2026, sous la bannière de l'« unité nationale ». Abu Toameh souligne la contradiction interne du dispositif : Le Caire a désigné en janvier 2026 sa propre branche des Frères musulmans comme organisation terroriste, tout en cherchant à réhabiliter politiquement le Hamas, branche palestinienne de la Confrérie. L'auteur appelle l'administration Trump à clarifier qu'on ne peut simultanément exiger le désarmement du Hamas et l'accepter comme négociateur légitime. La tribune prolonge sa propre analyse du 27 août (« America's New Scam?: Hamas Elections by Another Name is Still Hamas ») et ouvre la séquence Abu Toameh de la semaine.
Lire dans l'édition → - Dallas - Fox News rapporte le 2 septembre que la Southern Methodist University (SMU) a annulé le symposium « Unapologetically Muslim : Youth Leadership Conference » que CAIR-Texas devait tenir sur son campus le 19 septembre, en invoquant la proclamation du gouverneur Greg Abbott du 18 novembre 2025 désignant CAIR et la Confrérie musulmane comme « foreign terrorist organizations and transnational criminal organizations » au titre de la SB 1900 texane (2023) ; la désignation reste étatique - il n'existe pas d'équivalent fédéral - mais elle produit ici son premier effet non-judiciaire documenté : une institution privée renonce à accueillir un événement associatif de CAIR par crainte des sanctions civiles ouvertes par la loi
Le 2 septembre 2026 à 12h29 EDT, Fox News rapporte que la Southern Methodist University (SMU, Dallas) a annulé le « Unapologetically Muslim : Youth Leadership Conference » que le chapitre texan du Council on American-Islamic Relations (CAIR-Texas) devait tenir sur son campus le 19 septembre 2026. L'université invoque la proclamation signée le 18 novembre 2025 par le gouverneur Greg Abbott désignant CAIR et la Confrérie musulmane comme « foreign terrorist organizations and transnational criminal organizations » au titre de la loi texane SB 1900 de 2023. La désignation est strictement étatique et n'a pas d'équivalent fédéral. C'est le premier effet non-judiciaire documenté de la proclamation : une institution privée refuse d'accueillir un événement associatif de CAIR par crainte des poursuites civiles ouvertes par la loi. CAIR-Texas déclare qu'il « n'a pas et n'aura pas peur des campagnes de dénigrement lancées par des politiques Israel First comme M. Abbott » et poursuit son contentieux fédéral pendant contre la proclamation. Reason (Ryan Curtis, 4 septembre 2026) documente les conséquences juridiques (saisies, casier criminel, peines aggravées) qu'ouvre le régime SB 1900 lorsqu'il est appliqué à une organisation civique, et rappelle que la loi avait été initialement conçue pour désigner les cartels transnationaux.
Lire dans l'édition → - Gaza - FDD's Long War Journal publie le 3 septembre un point hebdomadaire de Samuel Ben-Ur (« IDF captures Hamas security chief, reports 29 Gaza ceasefire violations Aug. 19 – Sept. 3 ») indiquant que les forces spéciales israéliennes ont capturé le 1er septembre à Gaza City, dans le secteur de Katiba, Moein Muhammad al-Arabeed, présenté comme chef de l'appareil de sécurité intérieure du Hamas pour l'ensemble de la bande ; l'article recense 29 violations du cessez-le-feu entre le 19 août et le 3 septembre et documente l'enlisement du plan de la « Board of Peace » en 15 points - désarmement, transfert d'autorité au NCAG, retrait israélien progressif - qu'Israël rejette faute de désarmement effectif
Le 3 septembre 2026, FDD's Long War Journal publie un point hebdomadaire de Samuel Ben-Ur intitulé « IDF captures Hamas security chief, reports 29 Gaza ceasefire violations Aug. 19 – Sept. 3 ». Le texte rapporte que les forces spéciales israéliennes ont capturé le 1er septembre à Gaza City, dans le secteur de Katiba, Moein Muhammad al-Arabeed, présenté comme chef de l'appareil de sécurité intérieure du Hamas pour l'ensemble de la bande. L'article recense 29 violations du cessez-le-feu entre le 19 août et le 3 septembre 2026. Il documente également l'enlisement du plan de la « Board of Peace » en 15 points - désarmement, transfert d'autorité au National Civil Administration for Gaza (NCAG), retrait israélien progressif - qu'Israël refuse d'appliquer faute de désarmement effectif du Hamas. Le point s'inscrit en série avec les tribunes d'Abu Toameh dans Gatestone (31 août, 3 septembre) sur la ré-institutionnalisation politique du Hamas et son refus de désarmer.
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 3 septembre une seconde tribune de Khaled Abu Toameh (« Hamas Has No Intention of Disarming - So Why Is the US Still Negotiating? ») documentant les déclarations publiques d'Osama Hamdan et de Khaled Qaddoumi selon lesquelles « pas une seule balle ne quittera Gaza » et les armes resteront « entre les mains palestiniennes » ; l'auteur dénonce le glissement des négociations issues du Plan de paix Trump en 20 points, passé de la démilitarisation exigée au « stockage » et au « confinement » des armes, ce qui permet au Hamas de conserver son levier militaire et son statut politique
Le 3 septembre 2026, Gatestone Institute publie une seconde tribune de Khaled Abu Toameh dans la semaine, intitulée « Hamas Has No Intention of Disarming - So Why Is the US Still Negotiating? ». Le texte recense les déclarations publiques d'Osama Hamdan et de Khaled Qaddoumi, responsables du Hamas, selon lesquelles « pas une seule balle ne quittera Gaza » et les armes resteront « entre les mains palestiniennes ». Abu Toameh dénonce le glissement observable dans les négociations issues du Plan de paix Trump en 20 points : l'exigence initiale de démilitarisation a été remplacée par des concepts de « stockage » et de « confinement » des armes, qui permettent au Hamas de conserver son levier militaire et son statut politique. La tribune fait pendant à celle du 31 août sur l'unité Fatah-Hamas préparée par Le Caire, et s'articule avec le point de Long War Journal du même jour sur la capture d'Al-Arabeed et les 29 violations du cessez-le-feu.
Lire dans l'édition → - Washington - MEMRI TV met en ligne le 5 septembre un enregistrement d'Ali al-Qaradaghi, secrétaire général de l'International Union of Muslim Scholars (IUMS, basée au Qatar et identifiée comme structure intellectuelle liée à la Confrérie musulmane) : lors d'un colloque en Turquie en août, Qaradaghi affirme que « sans le déluge d'Al-Aqsa [7 octobre 2023], et sans que les sionistes aient été mis à mal, ce qui se passe en Europe et en Amérique n'aurait pas lieu, Mamdani ne serait pas devenu gouverneur de l'État de New York et Abdulrahman El-Sayed n'aurait pas battu une campagne à 73 millions de dollars » et qualifie ces événements de « bénédictions du déluge d'Al-Aqsa » ; la déclaration explicite, du côté frériste lui-même, la chaîne d'intelligibilité Confrérie – Hamas – 7 octobre – politiques musulmans-progressistes américains
Le 5 septembre 2026, MEMRI (Middle East Media Research Institute) met en ligne un enregistrement traduit d'Ali al-Qaradaghi, secrétaire général de l'International Union of Muslim Scholars (IUMS), organisation basée au Qatar et identifiée dans plusieurs travaux universitaires et parlementaires (dont la testimony Klepach devant la commission Cruz du 5 août 2026) comme structure intellectuelle liée à la Confrérie musulmane. Lors d'un colloque tenu en Turquie en août 2026, Qaradaghi affirme : « If not for the Al-Aqsa Flood, and if the Zionists were not put to shame, what is happening in Europe and America would not be happening, Mamdani would not have become governor of New York State [sic], and Abdulrahman El-Sayed would not have defeated a campaign worth $73 million », concluant : « These are the blessings of the Al-Aqsa Flood ». La déclaration attribue explicitement au 7 octobre 2023 l'élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York et la victoire d'Abdul El-Sayed à la primaire démocrate du Michigan. Elle est relayée le même jour par le New York Post, Townhall (Scott McClallen) et l'ensemble de la presse conservatrice américaine. Elle formule, du côté frériste lui-même, la chaîne d'intelligibilité Confrérie – Hamas – 7 octobre – politiques musulmans-progressistes américains, jusque-là énoncée seulement par les adversaires du frérisme.
Lire dans l'édition → - Montréal - Entrée en vigueur au 1er septembre des dispositions de la Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec (« Loi 9 », adoptée au printemps) interdisant les pratiques religieuses dans les collèges, universités et lieux sous autorité municipale ; les salles de prière du Collège Dawson et du Collège Vanier, à Montréal, sont fermées, la Société de transport de Montréal met fin aux prières dans ses installations, et les cégeps concernés doivent retirer les objets religieux mis à disposition des utilisateurs - fait rare dans le contexte nord-américain d'un État qui traite les demandes d'aménagement islamique par la voie législative plutôt que juridictionnelle
Le 1er septembre 2026 marque l'entrée en vigueur des dispositions de la Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec (dite « Loi 9 », adoptée au printemps 2026) interdisant les pratiques religieuses - prière, sermon, prédication, cérémonie - dans les collèges, universités et lieux sous autorité municipale. Les salles de prière du Collège Dawson et du Collège Vanier, à Montréal, sont fermées ; la Société de transport de Montréal (STM) met fin aux prières dans ses installations. Les cégeps concernés doivent retirer les objets religieux mis à la disposition des utilisateurs. Le port de signes religieux reste autorisé et les pratiques culturelles et spirituelles des Premières Nations et des Inuits sont exemptées de certaines dispositions. Le texte prolonge l'enquête gouvernementale conduite en 2025 sur les collèges Dawson et Vanier (rapport remis en juin 2025 recommandant un « tour de vis » sur les locaux de prière et les « clans étudiants »). La ministre de l'Enseignement supérieur Pascale Déry qualifie publiquement le 1er septembre de « fin des salles de prière dans nos établissements d'enseignement supérieur ». Le geste est singulier dans le contexte nord-américain : un État y traite les demandes d'aménagement islamique par la voie législative plutôt que juridictionnelle.
Lire dans l'édition → - Paris - La Nouvelle Revue Politique publie le 27 août un entretien d'Arnaud Benedetti avec Florence Bergeaud-Blackler intitulé « le frérisme ne veut pas d'un marché de niche, il veut imposer sa norme » ; l'anthropologue, présidente du CERIF, replace la « halal romance » - genre romanesque à codes islamiques repéré au Salon du livre de Paris - dans son cadre d'analyse du « djihad par le marché » : la halalisation opère en deux temps, désigner un interdit puis proposer un équivalent permis, l'objectif étant d'étendre la norme islamique à tous les segments de vie, culture et loisirs compris
Le 27 août 2026, La Nouvelle Revue Politique publie un entretien d'Arnaud Benedetti avec Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue, chargée de recherche au CNRS et présidente du CERIF, sous le titre « le frérisme ne veut pas d'un marché de niche, il veut imposer sa norme ». L'entretien fait suite au repérage d'un genre romanesque à codes islamiques - la « halal romance » - repéré au Salon du livre de Paris (ouvrage « Nous malgré tout » de LK Imany, éditions Scrineo ; maison Mawadab créée en 2025 dans la région lilloise). Bergeaud-Blackler replace le phénomène dans son cadre d'analyse développé dans « Le Djihad par le Marché » (Odile Jacob, 2025) : la halalisation fonctionne en deux temps - désigner un interdit puis proposer un équivalent permis - et vise à étendre la norme islamique à tous les segments de vie, culture, littérature, cosmétiques, tourisme, finance compris. L'entretien souligne que la stratégie n'est pas commerciale mais normative : « le frérisme ne veut pas d'un marché de niche, il veut imposer sa norme ». Il s'inscrit dans le prolongement de son intervention le 24 août dans la matinale d'Europe 1 (Alexandre Le Mer), où elle qualifiait la halal romance de « projet prosélyte » rejetant la littérature classique française. L'article est ensuite repris le 28 août sur son Substack.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis publie le 24 août une analyse détaillée de la désignation par l'OFAC (Executive Order 13224) du 23 juillet 2026 visant Mahmoud al-Abyari, secrétaire général du Secrétariat général de la Confrérie musulmane et rédacteur en chef de Risalat al-Ikhwan, double national égyptien-autrichien né à Vienne en 1952 et résidant à Londres ; le dossier retrace les réseaux européens de la cible - milieu viennois des années 1980 (Islamische Vereinigung in Österreich), circuit allemand autour d'Ibrahim El-Zayat (ex-président IGD, ex-directeur Europe Trust) - et six entités co-sanctionnées (Indonésie, Gaza, Turquie) accusées de canaliser des fonds vers le volet militaire du Hamas
Le 24 août 2026, AK Polis publie une analyse détaillée intitulée « US-Sanktionen gegen die Muslimbruderschaft : Washington setzt den österreichischen Doppelstaatsbürger Mahmoud al-Abyari auf die Terrorldiste ». Le texte revient sur la désignation prise le 23 juillet par l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain, au titre de l'Executive Order 13224, à l'encontre de Mahmoud al-Abyari, secrétaire général du Secrétariat général de la Confrérie musulmane et rédacteur en chef de Risalat al-Ikhwan, double national égyptien-autrichien né le 5 juin 1952 et résidant au Royaume-Uni. Al-Abyari est visé pour avoir soutenu, via des structures de collecte de fonds présentées comme caritatives, le financement du volet militaire du Hamas. Six entités et personnes physiques sont co-sanctionnées : Tujah Bulah Global / Seven Spikes Global (Indonésie), Madad Palestine Charitable Society (Gaza), El-Kahira for General Trading (Turquie), Khuldun Khamis Zakaria Alden, Zaid Issam Ahmed Al-Jebouri et Abdullah Issam Ahmad Al-Jebouri. L'analyse retrace les réseaux européens historiquement documentés autour d'al-Abyari : participation au milieu viennois des années 1980 (Islamische Vereinigung in Österreich), connexions au circuit allemand centré sur Ibrahim El-Zayat, ancien président de l'Islamische Gemeinschaft in Deutschland (IGD, 2002-2010) et ancien directeur de l'Europe Trust (2005-2014). AK Polis souligne que la mesure américaine, en visant un dirigeant résidant à Londres et détenteur d'un passeport européen, « reflète une pression croissante de Washington sur les gouvernements européens pour agir contre les structures de la Confrérie ». Le Secrétaire au Trésor Scott Bessent est cité : « L'administration Trump poursuivra impitoyablement les terroristes et ceux qui les financent ».
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Robin Simcox, ex-Commissioner for Countering Extremism du Royaume-Uni (2021-2025), publie le 22 août dans The Spectator une tribune « Why won't the UK curtail the Muslim Brotherhood? » ; à la suite de la désignation par l'OFAC de Mahmoud al-Abyari - dirigeant frériste résidant à Londres - il documente que les États-Unis, l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Émirats ont désigné ou banni la Confrérie tandis que le Royaume-Uni la traite en « migraine politique » ; il constate que le rapport 2014 puis les stratégies successives n'ont produit aucun effet et que la Charity Commission ne dispose pas des pouvoirs d'investigation nécessaires, Interpal restant sanctionnée aux États-Unis depuis vingt-trois ans tout en opérant légalement au Royaume-Uni
Le 22 août 2026, The Spectator publie une tribune de Robin Simcox, Commissioner for Countering Extremism du Royaume-Uni entre 2021 et 2025, intitulée « Why won't the UK curtail the Muslim Brotherhood ? ». L'auteur part de la désignation par l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du 23 juillet 2026 visant Mahmoud al-Abyari, décrit par le Trésor américain comme « senior leader of the Egyptian Muslim Brotherhood » avec « a long history of senior leadership roles » y compris au sein du Secrétariat général de la Confrérie, et résidant à Londres. Simcox note que la posture nouvelle de Washington a provoqué la « panique » à Whitehall dès lors que le Royaume-Uni n'a, en réalité, aucun récit à opposer sur son propre traitement du dossier. Il rappelle que les États-Unis, l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont désigné ou banni la Confrérie, tandis que Londres la traite en « political headache ». Le texte documente l'échec successif du rapport Jenkins de 2014 et des stratégies ultérieures - le dossier ayant été repoussé « on the too difficult pile » à chaque remaniement - et souligne que la Charity Commission ne dispose pas des pouvoirs d'investigation nécessaires : Interpal reste désignée terroriste par les États-Unis depuis vingt-trois ans tout en opérant légalement au Royaume-Uni. Il cite enfin la stratégie de contre-terrorisme américaine de mai 2026, dont l'auteur Sebastian Gorka décrit la Confrérie comme « the granddaddy of them all » des groupes djihadistes.
Lire dans l'édition → - Washington - Le Département du Trésor publie le 20 août le communiqué SB0611 « Treasury Increases Sanctions on Hizballah and Targets Network Smuggling Millions in Cash for Hizballah » actant au titre de l'Executive Order 13224 la re-désignation du Hezbollah comme « proxy iranien » commandé par la force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC-QF), et sanctionnant dix personnes d'un réseau de contrebande de cash entre Liban, Turquie, Émirats arabes unis et Iran, dirigé par le homme d'affaires turc Yunus Alper Yilmaz ; l'action rouvre juridiquement la responsabilité de l'État libanais dans les opérations du Hezbollah
Le 20 août 2026, l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain publie le communiqué SB0611 « Treasury Increases Sanctions on Hizballah and Targets Network Smuggling Millions in Cash for Hizballah ». La décision, prise au titre de l'Executive Order 13224 tel que modifié, comporte deux volets. Premier volet : la désignation antérieure du Hezbollah est amendée pour préciser explicitement que l'organisation est « owned, controlled, or directed by, or » agissant pour le compte de la force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (IRGC-QF). Un responsable du Département d'État souligne que cette re-désignation « spécifie que le Hezbollah est un proxy iranien, non pas une organisation autonome comme l'impliquait la désignation précédente », ce qui rouvre juridiquement la responsabilité de l'État libanais dans ses opérations. Second volet : dix personnes sont sanctionnées comme membres d'un réseau de contrebande de cash exploitant des courriers voyageant sur des vols commerciaux entre le Liban, la Turquie, les Émirats arabes unis et l'Iran, réseau dirigé par le homme d'affaires turc Yunus Alper Yilmaz et impliquant Halil Ibrahim Kacmaz, Onder Dede, Vasfi Akyuz, Mehmet Akyuz, Mehmet Acur, Feyyad Karasalih, Masoud Mousafar, Gulay Kaya Savci et Emrah Ayaz. Selon Treasury, ce réseau transporte « jusqu'à des centaines de millions de dollars » via contrebande de cash pour le compte du Hezbollah, en marge du système financier formel. La séquence prolonge la doctrine américaine sur les proxys islamistes déjà déployée contre les chapitres jordanien, libanais et égyptien de la Confrérie musulmane (janvier 2026) et contre Mahmoud al-Abyari (23 juillet 2026).
Lire dans l'édition → - Washington - Khaled Abu Toameh publie le 27 août dans Gatestone Institute une tribune « America's New Scam?: Hamas Elections by Another Name is Still Hamas » critiquant le montage présenté par l'administration américaine qui permettrait à des figures affiliées au Hamas de se présenter aux élections palestiniennes sous un nouveau cadre politique ; l'auteur soutient que le changement de nom n'efface pas l'idéologie de l'organisation issue de la matrice frériste, et que l'opération risque de valider ex post l'intégration politique d'organisations qualifiées de terroristes par les États-Unis et l'Union européenne
Le 27 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Khaled Abu Toameh intitulée « America's New Scam? : Hamas Elections by Another Name is Still Hamas ». L'auteur critique frontalement un montage politico-diplomatique présenté par l'administration américaine qui permettrait à des figures affiliées au Hamas - organisation issue de la matrice frériste et désignée terroriste par les États-Unis (janvier 1995), l'Union européenne (2001) et le Royaume-Uni (novembre 2021) - de se présenter aux prochaines élections palestiniennes sous un nouveau cadre politique rebaptisé. Abu Toameh soutient que le changement d'étiquette n'efface pas l'idéologie de l'organisation et que l'opération risque de valider ex post une intégration politique d'organisations qualifiées de terroristes par les capitales occidentales. La tribune s'inscrit dans la série publiée par la même rédaction sur la reconstitution politique des mouvances palestiniennes issues du frérisme (Abu Toameh, 24 août 2026, « Repurposed Jihadists: Palestinian Terrorist Organizations Reborn as Political Parties ») et dans le débat américain plus large sur les proxys iraniens et le traitement du Hezbollah (voir SB0611 du 20 août).
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 28 août une analyse de Con Coughlin (« Syria: Turkey's New Battleground Against Israel ») documentant le soutien turc continu au Hamas et les ambitions géostratégiques d'Erdoğan en Syrie ; l'auteur relie les déclarations anti-israéliennes de la présidence turque à un projet régional plus large associant Ankara, Doha et l'aile militaire du Hamas, et rattache cette lecture à l'accord de défense de La Mecque du 7 août 2026 (Arabie saoudite – Turquie – Pakistan) déjà commenté par la rédaction (Abu Toameh, 17 août 2026)
Le 28 août 2026, Gatestone Institute publie une analyse de Con Coughlin, correspondant défense du Daily Telegraph, intitulée « Syria: Turkey's New Battleground Against Israel ». Coughlin documente le soutien turc continu au Hamas et les ambitions géostratégiques du président Erdoğan en Syrie, où Ankara opère militairement et politiquement dans un contexte de restructuration du champ étatique syrien après la chute du régime Assad et l'installation du régime dirigé par Ahmed al-Sharaa. L'auteur relie les déclarations anti-israéliennes récentes de la présidence turque à un projet régional plus large associant Ankara, Doha et l'aile militaire du Hamas, et rattache sa lecture à l'accord de défense collective signé à La Mecque le 7 août 2026 entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan - déjà commenté par la même rédaction (Khaled Abu Toameh, « The Mecca Agreement: A Threat to Regional Security? », 17 août 2026). L'article s'inscrit dans la série récurrente de Gatestone sur les liens Turquie – Qatar – Confrérie (Coughlin, 2 août ; Abu Toameh, 17 août ; Canlorbe / del Valle, 12 août ; Rehov, 30 août).
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie coup sur coup le 30 août deux tribunes convergentes : Pierre Rehov (« Why Is the Trump Administration Determined to Arm Hostile Jihadist States That Will Outlast It? ») critique les accords d'armement américains avec la Turquie et l'Arabie saoudite en soulignant le financement iranien historique du Hamas via Istanbul ; Majid Rafizadeh (« Iran's Regime: 'The Only Solution Is to Build a Nuclear Bomb and Fire It' ») analyse la rhétorique nucléaire de figures du régime iranien et appelle à renforcer la pression maximale déjà exprimée dans le communiqué SB0611 du 20 août sur le Hezbollah
Le 30 août 2026, Gatestone Institute publie coup sur coup deux tribunes convergentes. Pierre Rehov, dans « Why Is the Trump Administration Determined to Arm Hostile Jihadist States That Will Outlast It ? », critique frontalement les accords d'armement américains conclus avec la Turquie et l'Arabie saoudite, en soulignant que ces États adoptent des postures anti-israéliennes convergentes et que le financement iranien historique du Hamas transite via Istanbul depuis des années. Majid Rafizadeh, dans « Iran's Regime: 'The Only Solution Is to Build a Nuclear Bomb and Fire It' », analyse la rhétorique nucléaire de figures du régime iranien et appelle à renforcer la pression maximale sur Téhéran, en prolongement du communiqué SB0611 du 20 août par lequel l'OFAC a re-désigné le Hezbollah comme proxy IRGC-QF et sanctionné dix membres du réseau de contrebande de cash Yilmaz. Les deux textes s'inscrivent dans la ligne éditoriale de Gatestone documentant la convergence entre l'écosystème frériste sunnite (Turquie – Qatar – Hamas) et le dispositif chiite iranien (Hezbollah – Houthis – milices d'Irak et de Syrie), ligne développée depuis le début de l'été (Rafizadeh, 8 et 22 août ; Abu Toameh, 17 et 24 août ; Coughlin, 28 août ; Millière, 23 août).
Lire dans l'édition → - Allemagne - Deux décisions de la Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof, StB 37/25 du 21 août 2025 et StB 42/25 du 3 septembre 2025), remises en lumière fin août 2026 par le Middle East Forum, établissent l'existence d'une « Legalresidentur » permanente du renseignement turc (MIT) au consulat général de Turquie à Hürth, près de Cologne ; une employée administrative du consulat et une policière de Cologne sont poursuivies pour la transmission, de mars 2024 à février 2025, d'informations confidentielles issues des fichiers de police sur des personnes suivies, dont des militants kurdes et des opposants au gouvernement turc
Dans deux décisions rendues dans l'enquête du procureur général fédéral pour activité d'agent au service d'un renseignement étranger (§ 99 StGB), la Cour fédérale de justice allemande (Bundesgerichtshof, StB 37/25 du 21 août 2025 et StB 42/25 du 3 septembre 2025) constate qu'une « Legalresidentur » du MIT, dotée d'officiers de renseignement permanents, est implantée au consulat général de Turquie à Hürth (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Une employée administrative du consulat, installée en Allemagne depuis 1995, apportait un soutien logistique et administratif aux agents du MIT, effectuait des recherches et rédigeait des rapports transmis aux autorités de sécurité turques ; elle était en contact régulier depuis 2021, par téléphone et messageries chiffrées, avec une policière de Cologne qui lui aurait transmis, de mars 2024 à février 2025, des informations confidentielles issues des systèmes d'information de la police, portant notamment sur des militants kurdes du PKK et des opposants au gouvernement turc. Les pièces citées comprennent des interceptions G10, un rapport du Verfassungsschutz de Rhénanie-du-Nord-Westphalie du 28 mars 2025 et les saisies opérées le 9 juillet 2025 sur mandats du 2 juillet ; la Cour rejette l'immunité consulaire invoquée au titre de l'article 43 de la Convention de Vienne. Ces décisions, publiques depuis septembre 2025, sont analysées le 26 août 2026 par le Middle East Forum. L'affaire éclaire l'imbrication du dispositif consulaire turc en Allemagne avec les réseaux politico-religieux relevés dans les rapports antérieurs sur la DITIB et Milli Görüş.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis publie le 20 août la recension du livre de Sebastian Schnelle « Gemeinsam gegen die moderne Welt : Der Islamismus als reaktionäre Absage an Demokratie und Gleichberechtigung », qui retrace les continuités idéologiques de la Confrérie musulmane depuis sa fondation par Hasan al-Bannā en 1928 jusqu'aux structures européennes actuelles autour de trois constantes : union de la religion et de la politique, rejet de la « décadence occidentale » et restrictions patriarcales sur la place des femmes ; l'auteur établit un parallèle avec les récits de décadence de l'extrémisme de droite européen
Le 20 août 2026, AK Polis publie une recension détaillée de l'essai de Sebastian Schnelle « Gemeinsam gegen die moderne Welt : Der Islamismus als reaktionäre Absage an Demokratie und Gleichberechtigung » (« Ensemble contre le monde moderne : l'islamisme comme rejet réactionnaire de la démocratie et de l'égalité »). L'ouvrage retrace les continuités idéologiques de la Confrérie musulmane depuis sa fondation par Hasan al-Bannā en 1928 jusqu'aux structures européennes actuelles, en identifiant trois constantes : l'union de la religion et de la politique, le rejet de la « décadence occidentale » et les restrictions patriarcales sur la place des femmes. Schnelle établit un parallèle avec les récits de décadence de l'extrémisme de droite européen, en soutenant que les deux corpus reposent sur une même revendication de « vérités éternelles » incompatibles avec le pluralisme démocratique. L'ouvrage examine les continuités personnelles et idéologiques qui relient la matrice égyptienne historique aux fédérations européennes contemporaines relevant du courant frériste, et conclut que le projet politique frériste demeure fondamentalement incompatible avec les sociétés libérales ouvertes.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis publie le 19 août une contribution de Matthias Basedau (GIGA) proposant une opérationnalisation en trois dimensions mesurables du concept de religion - pratiques rituelles, croyances doctrinales, appartenance institutionnelle - afin d'analyser les mécanismes par lesquels chacune agit sur la paix ou la violence ; l'article outille le débat allemand sur l'analyse comparée des courants religieux, dans le prolongement de la controverse ouverte après l'attentat islamiste contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin (25 juillet 2026)
Le 19 août 2026, AK Polis publie une contribution du chercheur Matthias Basedau, du German Institute for Global and Area Studies (GIGA) de Hambourg, spécialiste des relations entre religion, conflit et paix. Basedau propose une opérationnalisation en trois dimensions mesurables du concept de religion - pratiques rituelles, croyances doctrinales, appartenance institutionnelle - afin d'analyser « les mécanismes par lesquels chacune de ces dimensions agit sur la paix ou la violence ». La contribution s'inscrit dans la controverse ouverte en Allemagne après l'attentat islamiste du 25 juillet 2026 contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin, où plusieurs sociologues avaient présenté les fédérations musulmanes comme des acteurs de prévention de la radicalisation islamiste, thèse contestée par Murat Kayman (AK Polis, 7 août 2026). Elle outille la discussion allemande sur l'analyse comparée des courants religieux à laquelle la Confrérie musulmane et ses relais européens sont partie prenante.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - La Statutory Independent Inquiry into Grooming Gangs (enquête statutaire indépendante sur les réseaux d'exploitation sexuelle organisée sur mineurs), lancée le 13 avril 2026 par la Home Secretary et dotée de 65 M£ sur trois ans, publie en août sa newsletter et annonce le lancement d'un National Listening Project, l'ouverture des candidatures Core Participant en vue de l'audience nationale d'imputabilité (National Accountability Hearing, programmée fin 2026 – début 2027) ainsi que de nouveaux dispositifs pour les victimes et les survivants ; l'enquête examinera explicitement le rôle de l'ethnicité, de la religion et de la culture dans ces crimes
En août 2026, la Statutory Independent Inquiry into Grooming Gangs publie sa lettre d'information mensuelle et annonce trois développements. Elle lance un National Listening Project ouvert aux victimes, aux survivants et aux témoins ; ouvre les candidatures Core Participant en vue du National Accountability Hearing programmé fin 2026 – début 2027 ; introduit de nouveaux dispositifs de recueil de témoignages pour les victimes et les survivants. L'enquête, lancée formellement le 13 avril 2026 par la Home Secretary, est dotée d'un budget de 65 M£ sur trois ans et couvre l'ensemble de l'Angleterre et du Pays de Galles. Le terme de référence adopté par la Home Secretary indique que l'enquête « examinera explicitement le rôle de l'ethnicité, de la religion et de la culture » dans ces crimes ainsi que les défaillances institutionnelles et statutaires. Cette séquence officielle s'inscrit dans le prolongement des travaux publiés en 2026 (rapport de Mark Durie sur l'articulation entre islam et exploitation sexuelle organisée), sur lesquels le CERIF a produit une note de lecture.
Lire dans l'édition → - Oklahoma - Oklahoma Voice publie le 18 août une analyse d'universitaires spécialistes des relations État – communautés musulmanes qualifiant l'Executive Order 2026-29 signé par le gouverneur Kevin Stitt le 12 août de « théâtre politique » destiné à mobiliser une inquiétude anti-musulmane en année électorale ; la directrice exécutive de CAIR Oklahoma, Veronica Laizure-Henry, décline l'entretien en raison des contentieux en cours et renvoie à la plainte fédérale déposée le 3 août 2026 par l'Islamic Society of Tulsa et CAIR contre la ville de Broken Arrow, sur le fondement du Religious Land Use and Institutionalized Persons Act de 2000 (RLUIPA), après le refus du conseil municipal de re-zoner un terrain pour un projet de mosquée, centre communautaire et banque alimentaire - contentieux également instruit par une enquête du Department of Justice ouverte le 17 juillet 2026 au titre du même RLUIPA
Le 18 août 2026, Oklahoma Voice publie une analyse intitulée « Investigation ordered by Oklahoma governor will demonize Muslim people, expert says » rassemblant les positions d'universitaires spécialistes des relations État – communautés musulmanes qui qualifient l'Executive Order 2026-29 signé le 12 août par le gouverneur républicain Kevin Stitt de « théâtre politique » destiné à mobiliser une inquiétude anti-musulmane en année électorale. Interrogée par la publication, la directrice exécutive de CAIR Oklahoma, Veronica Laizure-Henry, décline l'entretien en raison des contentieux en cours et transmet une réponse écrite renvoyant à la plainte fédérale déposée le 3 août 2026 par l'Islamic Society of Tulsa et CAIR devant le U.S. District Court for the Northern District of Oklahoma contre la ville de Broken Arrow. La plainte de 63 pages invoque le Religious Land Use and Institutionalized Persons Act de 2000 (RLUIPA) après le refus, en janvier 2026, du conseil municipal de Broken Arrow de re-zoner un terrain pour un projet portant sur une mosquée, un centre communautaire, une banque alimentaire et des espaces commerciaux. Le contentieux est également instruit par une enquête du U.S. Department of Justice ouverte le 17 juillet 2026 au titre du même RLUIPA. La réponse écrite de CAIR Oklahoma rappelle que l'organisation a obtenu par voie judiciaire l'invalidation de l'amendement « anti-Sharia » de la Constitution d'Oklahoma en 2010 et soutient que « le travail de terrain de CAIR est précisément la raison pour laquelle le gouverneur Stitt cible cette organisation avec des théories du complot débunkées ». La séquence se rattache directement à l'offensive fédérale et étatique documentée en semaine 34 (audition Ted Cruz du 5 août, décret Stitt du 12 août, couverture El-Sayed / CAIR du 10 – 13 août).
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 17 août une analyse de Khaled Abu Toameh (« The Mecca Agreement: A Threat to Regional Security? ») sur l'accord de défense collective signé à La Mecque le 7 août 2026 par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ; Abu Toameh souligne les liens historiques de la Turquie avec le Hamas - issu de la matrice frériste - présenté comme allié pratique par Ankara, et la proximité du Qatar avec le régime syrien d'Ahmed al-Sharaa, dans un ensemble qualifié de bloc islamiste sunnite préoccupant pour les intérêts occidentaux et israéliens
Le 17 août 2026, Gatestone Institute publie une analyse de Khaled Abu Toameh intitulée « The Mecca Agreement: A Threat to Regional Security? ». L'auteur analyse l'accord de défense collective signé à La Mecque le 7 août 2026 par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, aux termes duquel toute attaque armée contre l'un des trois États sera considérée comme une attaque contre l'ensemble. Abu Toameh souligne que les trois signataires adoptent une posture anti-israélienne convergente et que la Turquie entretient des relations étroites avec le Hamas - issu de la matrice frériste - qu'elle considère comme un allié pratique dans la région. Il rappelle également la proximité du Qatar avec le régime syrien d'Ahmed al-Sharaa, décrit comme un « allié majeur » de Doha, et craint que ce rapprochement, favorisé par le retrait perçu de l'influence américaine, ne consolide un bloc islamiste sunnite hostile aux intérêts occidentaux et israéliens et n'ouvre la voie à une posture régionale plus agressive. L'analyse rejoint la ligne éditoriale récente de Gatestone (Coughlin, 2 août ; Rafizadeh, 8 août ; Canlorbe / del Valle, 12 août) sur les liens Turquie – Qatar – Confrérie.
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 22 août une tribune de Majid Rafizadeh (« Iran: What Next? ») soutenant que les sanctions économiques n'ont pas suffi à contenir la République islamique et appelant à une combinaison de pression militaire ciblée, d'appui documenté aux dissidents iraniens et de démantèlement du réseau régional des proxys iraniens (Hezbollah au Liban, Houthis au Yémen, milices chiites en Irak et en Syrie), qualifié par l'auteur de matrice de projection idéologique chiite parallèle à celle des Frères musulmans sunnites
Le 22 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Majid Rafizadeh intitulée « Iran: What Next? ». L'auteur soutient que les sanctions économiques prises depuis 2018 par les États-Unis n'ont pas suffi à contenir la République islamique et que Téhéran a mis à profit les périodes de désengagement occidental pour reconstituer ses capacités militaires et son réseau régional. Rafizadeh appelle à une combinaison de pression militaire ciblée, d'appui documenté aux dissidents iraniens et de démantèlement du réseau régional des proxys iraniens : Hezbollah au Liban, Houthis au Yémen, milices chiites en Irak et en Syrie. Il qualifie cet écosystème de matrice de projection idéologique chiite parallèle à celle des Frères musulmans sunnites - thèse récurrente dans la ligne éditoriale de Gatestone (Rafizadeh, 8 août 2026 ; Abu Toameh, 17 août 2026). La tribune s'inscrit dans le débat américain sur l'articulation entre pression maximale sur l'Iran et désignation FTO des chapitres libanais, jordanien et égyptien de la Confrérie adoptée par le président Trump en novembre 2025 puis complétée en janvier 2026.
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 23 août une tribune de Guy Millière (« Europe in Free Fall ») articulant crise migratoire, progression démographique musulmane européenne et effacement des cadres politiques nationaux ; l'auteur relie sa lecture à la fragilité des démocraties européennes face à l'islam politique et à l'antisémitisme, dans le prolongement des tribunes de Robert Williams (16 août) et de Majid Rafizadeh (8 et 22 août) publiées par la même rédaction
Le 23 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Guy Millière intitulée « Europe in Free Fall ». L'auteur soutient que plusieurs pays européens connaissent une phase de « déclin accéléré » en articulant les crises migratoires successives, la progression démographique des populations musulmanes selon les projections qu'il cite, et l'effacement progressif des cadres politiques nationaux. Millière relie sa lecture à la fragilité des démocraties européennes face à l'islam politique et à l'antisémitisme, en prolongement des tribunes de Robert Williams (« European Leaders: In Urgent Need of Deradicalization », 16 août 2026) et de Majid Rafizadeh (8 et 22 août 2026), publiées par la même rédaction, sur les liens Turquie – Qatar – Confrérie et sur la stratégie iranienne. Le texte adopte une tonalité pessimiste caractéristique de la ligne éditoriale estivale de Gatestone sur l'Europe.
Lire dans l'édition → - Seine-Saint-Denis - Le tribunal administratif de Montreuil rejette le 7 août le référé-liberté déposé par l'association cultuelle d'Aulnay-Sud (Acas) contre l'arrêté préfectoral du 27 juillet ordonnant, sur le fondement de l'article L. 227-1 du code de la sécurité intérieure, la fermeture pour six mois de la mosquée Attaqwa dite « Chanteloup » à Aulnay-sous-Bois ; le juge des référés retient que les propos tenus dans la mosquée et sur les réseaux sociaux des officiants constituent une provocation à la violence, à la haine et à la discrimination en lien avec le risque terroriste, et estime que les mesures correctives annoncées par l'association (dont le retrait de deux imams) sont insuffisantes ; l'avocat de l'Acas annonce un pourvoi devant le Conseil d'État
Le 7 août 2026, le tribunal administratif de Montreuil rejette le référé-liberté déposé par l'association cultuelle d'Aulnay-Sud (Acas), gestionnaire de la mosquée Attaqwa dite « Chanteloup » à Aulnay-sous-Bois, contre l'arrêté préfectoral du 27 juillet 2026 ordonnant la fermeture provisoire du lieu de culte pour six mois. Le juge des référés considère que la décision du préfet Julien Charles ne porte pas d'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte ou à la liberté d'expression. Il retient que des propos constitutifs de provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination en lien avec le risque terroriste, ou d'apologie d'actes de terrorisme, ont été tenus dans la mosquée et sur les comptes de réseaux sociaux des personnes qui y officient. Le tribunal juge que les mesures correctives présentées par l'Acas - dont l'écart de deux imams concentrant l'essentiel des griefs - restent insuffisantes au regard des motifs de fermeture, d'autant que le préfet a également relevé la persistance dans la mosquée de personnes diffusant ces idées. Le tribunal administratif s'inscrit dans le prolongement de l'arrêté de gel des avoirs de l'association pris par le gouvernement en juillet 2026. L'avocat de l'Acas annonce un pourvoi devant le Conseil d'État, qualifiant la décision de « moins juridique que politique ».
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - La Charity Commission for England and Wales ouvre le 7 août une enquête statutaire sous l'article 46 du Charities Act 2011 contre Al-Khair Foundation (charity number 4037542), à la suite de l'arrestation au Royaume-Uni de son cadre Mohammad Yousef Hasna, poursuivi par la justice fédérale américaine pour avoir prétendument utilisé sa position dans une ONG internationale pour collecter et acheminer des fonds au Hamas sous couvert d'aide humanitaire ; la Commission émet dans le même temps une ordonnance restrictive au titre de l'article 76(3)(f) plafonnant les mouvements financiers de l'organisation sans son accord préalable
Le 7 août 2026, la Charity Commission for England and Wales annonce l'ouverture d'une enquête statutaire (statutory inquiry) sous l'article 46 du Charities Act 2011 visant Al-Khair Foundation (charity number 4037542). L'enquête fait suite à des signalements portant sur des liens présumés entre l'association, ses partenaires opérationnels à Gaza et le Hamas, organisation proscrite au Royaume-Uni, ainsi qu'à l'arrestation au Royaume-Uni de Mohammad Yousef Hasna, dirigeant d'un partenaire d'Al-Khair pour la distribution d'aide à Gaza. La justice fédérale américaine (Eastern District of New York) accuse Hasna, ressortissant turc de 45 ans, d'avoir « exploité sa position de dirigeant dans une ONG internationale pour solliciter des dons et acheminer de l'argent » vers le Hamas en dissimulant les transferts sous les traits d'aide humanitaire, en coordination alléguée avec le cadre du Hamas Ghazi Hamad. La Charity Commission adopte simultanément, sous l'article 76(3)(f) du Charities Act 2011, une ordonnance restrictive conditionnant les mouvements financiers de l'organisation à son accord préalable. L'enquête examinera la gouvernance de l'association, la vetting des partenaires internationaux, le suivi des fonds et la responsabilité des administrateurs. Les revenus déclarés d'Al-Khair Foundation seraient passés, selon l'inculpation américaine, de 41 M$ en 2023 à environ 100 M$ en 2025. Al-Khair Foundation revendique une « organisation humanitaire britannique » transparente et annonce sa pleine coopération.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis publie le 7 août une contribution du juriste Murat Kayman, ancien cadre de la DITIB, contestant la thèse selon laquelle les fédérations musulmanes constitueraient des acteurs efficaces de prévention de l'islamisme, en réponse à des entretiens du sociologue Özgür Özvatan publiés après l'attentat islamiste contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin ; Kayman s'appuie sur les données du consortium de recherche MOTRA pour soutenir que la certitude religieuse stricte augmente les positions islamistes, relève le silence public de la DITIB au lendemain de l'attentat, et plaide pour le maintien du terme « islamisme » dans le débat public allemand
Le 7 août 2026, AK Polis publie un texte de Murat Kayman, juriste et ancien cadre de la Direction des affaires religieuses turque en Allemagne (DITIB). Kayman prend le contre-pied de deux entretiens publics récents du sociologue Özgür Özvatan, qui présente les fédérations musulmanes allemandes comme des interlocuteurs légitimes et des acteurs de prévention de la radicalisation islamiste, dans le contexte de l'attentat du 25 juillet contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin. Kayman conteste cette lecture sur plusieurs plans. Il rappelle que la thèse selon laquelle l'attachement communautaire protégerait de l'extrémisme reste empiriquement non démontrée. Il s'appuie sur les données du consortium de recherche MOTRA (Monitoring System and Transfer Platform Radicalisation) pour soutenir qu'une certitude religieuse stricte, refusant les autres interprétations, s'accompagne d'un renforcement des positions islamistes. Il critique la proposition d'abandonner le terme « islamisme », qu'il juge nécessaire pour distinguer la religion et son instrumentalisation politique. Il souligne enfin le silence public de la DITIB au lendemain de l'attentat berlinois, en contraste avec sa mobilisation rapide lors de crises antérieures. Kayman conclut que les communautés musulmanes pourraient devenir des relais utiles à la prévention, mais qu'une transformation substantielle est nécessaire, plutôt qu'une reconnaissance automatique.
Lire dans l'édition → - Turquie / Europe - Gatestone Institute publie le 12 août la seconde partie d'un entretien de Grégoire Canlorbe avec l'essayiste Alexandre del Valle (« The Dangerous Neo-Ottomans and the Great Bat Ye'or ») ; l'entretien analyse l'ambition néo-ottomane d'Erdoğan, qualifie Milli Görüş d'« équivalent turc des Frères musulmans » et documente le rôle des réseaux religieux turcs (DITIB) dans la structuration de l'islam politique en Europe, sur fond de financement conjoint des fédérations frières par la Turquie, le Qatar et le Pakistan
Le 12 août 2026, Gatestone Institute publie la seconde partie d'un entretien conduit par Grégoire Canlorbe avec l'essayiste Alexandre del Valle, sous le titre « The Dangerous Neo-Ottomans and the Great Bat Ye'or ». Del Valle y qualifie la Turquie d'Erdoğan de « danger comparable à l'Empire ottoman », en soutenant que le président turc se conçoit comme héritier des sultans et cherche à restaurer une influence impériale. L'entretien décrit la politique migratoire et démographique menée à Chypre-Nord, la posture d'Erdoğan visant à se présenter comme le chef naturel de l'islam européen via les réseaux religieux turcs et l'institution DITIB, et qualifie explicitement Milli Görüş d'« équivalent turc des Frères musulmans ». Del Valle rappelle également la déclaration d'Erdoğan présentant en 2008 l'assimilation des Turcs en Allemagne comme « un crime contre l'humanité », et souligne le financement conjoint par le Qatar, la Turquie et le Pakistan d'associations européennes se rattachant à la Confrérie et hostiles à Israël. La tribune s'inscrit dans la continuité éditoriale de Gatestone sur les liens Turquie – Frères musulmans (Coughlin, 2 août ; Rafizadeh, 8 août).
Lire dans l'édition → - Autriche - La Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI) signale le 4 août la parution de plusieurs contributions de ses experts dans le magazine numérique « The Hub. Insights » consacré à la radicalisation ; l'annonce prolonge une série de publications DPI en 2026 sur le financement du Hezbollah en Europe, le procès de l'imam de Vienne et la présence de la Confrérie dans l'espace germanophone
Le 4 août 2026, la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI, en français Documentation autrichienne sur l'islam politique) signale la parution de plusieurs contributions de ses experts dans le magazine numérique « The Hub. Insights », consacré à la prévention et à l'analyse de la radicalisation. L'annonce s'inscrit dans la continuité des publications de la DPI en 2026 : étude de Nicolas Khatib sur le financement du Hezbollah en Europe (15 avril), intervention du directeur adjoint Haberl sur le procès dit de l'imam de Vienne (25 juin), interventions à la conférence CERIF de Paris (juin) et travaux sur l'ancrage de la Confrérie et de ses relais en Autriche et dans l'espace germanophone.
Lire dans l'édition → - Washington - Le sénateur Ted Cruz (R-Texas), président du sous-comité Federal Courts, Oversight, Agency Action, and Federal Rights de la commission judiciaire du Sénat, tient le 5 août une audition intitulée « Hidden in Plain Sight: Confronting the Muslim Brotherhood Network in America » sur l'influence alléguée de la Confrérie et de ses relais aux États-Unis (CAIR, Islamic Society of North America, North American Islamic Trust) ; les cinq sénateurs démocrates du sous-comité (Sheldon Whitehouse, Richard Blumenthal, Mazie Hirono, Alex Padilla, Peter Welch) boycottent l'audition, qualifiée par eux de « political creepshow » visant les musulmans américains ; Cruz relie explicitement la séquence à la nomination d'Abdul El-Sayed comme premier candidat musulman démocrate à une élection sénatoriale
Le 5 août 2026, le sénateur Ted Cruz (R-Texas) préside au Sénat des États-Unis une audition intitulée « Hidden in Plain Sight: Confronting the Muslim Brotherhood Network in America », dans le cadre du sous-comité Federal Courts, Oversight, Agency Action, and Federal Rights de la commission judiciaire (Senate Judiciary Subcommittee) qu'il préside. L'audition se donne pour objet d'examiner « comment la Confrérie a bâti son réseau aux États-Unis et à quoi ce réseau ressemble aujourd'hui » et couvre l'implantation alléguée dans les organisations à but non lucratif, universités, juridictions et programmes financés par les contribuables. Cruz cible explicitement le Council on American-Islamic Relations (CAIR), l'Islamic Society of North America (ISNA) et le North American Islamic Trust (NAIT), en s'appuyant sur les pièces produites lors du procès de la Holy Land Foundation (2008). Trois témoins sont entendus : Lara Burns, ancienne agente spéciale du FBI (aujourd'hui George Washington University) ; Arielle Klepach, National Jewish Advocacy Center ; Kyle Shideler, Center for Security Policy. Klepach appelle notamment le Congrès à combler la « successor organisation loophole » qui permet aux structures désignées de se réorganiser sous un autre nom. Les cinq sénateurs démocrates du sous-comité - Sheldon Whitehouse (Rhode Island), Richard Blumenthal (Connecticut), Mazie Hirono (Hawaï), Alex Padilla (Californie) et Peter Welch (Vermont) - annoncent leur boycott avant la séance, qualifiant l'audition de « political creepshow » ciblant les musulmans américains dans un contexte de violences contre des lieux de culte. Cruz rattache la séquence à la victoire, la veille en primaire démocrate du Michigan, d'Abdul El-Sayed, présenté par lui comme « exemple d'influence de la Confrérie » - reliant ainsi l'audition, l'offensive Stitt en Oklahoma (12 août) et la couverture El-Sayed / CAIR (10 – 13 août) dans une même séquence politique fédérale et étatique.
Lire dans l'édition → - Oklahoma - Le gouverneur républicain Kevin Stitt signe le 12 août le décret Executive Order 2026-29 ordonnant à l'Oklahoma Office of Homeland Security et à l'Oklahoma Department of Public Safety de conduire une évaluation renseignement sur le Council on American-Islamic Relations (CAIR), sur les Frères musulmans et sur leurs affiliés dans l'État, et enjoint aux responsables d'État de plaider auprès du gouvernement fédéral pour la désignation des deux entités comme organisations terroristes étrangères (Foreign Terrorist Organizations) ; Stitt devient le troisième gouverneur républicain à cibler ces entités après Greg Abbott (Texas) et Ron DeSantis (Floride)
Le 12 août 2026, le gouverneur républicain de l'Oklahoma Kevin Stitt signe le décret Executive Order 2026-29, à travers un communiqué diffusé le 13 août par le bureau du gouverneur. Le décret ordonne à l'Oklahoma Office of Homeland Security et à l'Oklahoma Department of Public Safety de conduire une évaluation renseignement pour déterminer si les Frères musulmans, le Council on American-Islamic Relations (CAIR) ou toute entité, agent ou personne agissant en concert avec eux mènent en Oklahoma des activités constitutives d'une menace terroriste ou de sûreté publique, et d'engager toutes mesures préventives ou d'investigation appuyées sur ce renseignement. Le décret enjoint aussi aux responsables des agences de sécurité publique de plaider auprès du gouvernement fédéral pour la désignation des Frères musulmans et de CAIR en tant que Foreign Terrorist Organizations. Le gouverneur cite le lien historique entre la Confrérie et le Hamas et l'affaire dite Holy Land Foundation (2009). Le décret s'inscrit dans la continuité de la désignation FTO adoptée par le président Trump en novembre 2025 à l'endroit de plusieurs chapitres de la Confrérie et fait de Stitt le troisième gouverneur républicain à cibler explicitement CAIR et les Frères musulmans après Greg Abbott (Texas) et Ron DeSantis (Floride), dont la désignation avait été bloquée par un juge fédéral saisi par CAIR. CAIR Oklahoma dénonce une décision reposant sur des « théories complotistes réfutées ».
Lire dans l'édition → - Michigan / Washington - Après la victoire d'Abdul El-Sayed à la primaire démocrate du 5 août pour l'élection sénatoriale du Michigan - première désignation d'un candidat musulman à cette élection par le parti démocrate -, le Council on American-Islamic Relations (CAIR) engage à partir du 10 août une campagne de mobilisation autour de la candidature, prolongée par le PolitiFact du 10 août démentant les affirmations du représentant Nancy Mace (R-S.C.) et d'influenceurs conservateurs présentant El-Sayed comme militant de la charia aux États-Unis à partir d'un discours prononcé en 2022 lors d'un gala du CAIR à Oklahoma City
Le 5 août 2026, l'ancien responsable de la santé publique d'Abdulrahman Mohamed « Abdul » El-Sayed remporte la primaire démocrate pour l'élection sénatoriale du Michigan et devient le premier candidat musulman désigné par le parti démocrate à ce niveau. Le 10 août, PolitiFact publie un fact-check classé « Pants on Fire » démentant les affirmations relayées par la représentante Nancy Mace (R-S.C.) et par plusieurs influenceurs conservateurs, qui présentent El-Sayed comme militant de l'instauration de la charia aux États-Unis à partir d'un discours prononcé en 2022 lors d'un gala du Council on American-Islamic Relations (CAIR) à Oklahoma City. Les mêmes séquences des 10 et 13 août font état d'une mobilisation du CAIR au sein de sa campagne « August Recess Advocacy Toolkit » (annoncée fin juillet) autour de la candidature, ainsi que de contentieux locaux liés à des projets de mosquées à McKinney (Texas), Mooresville (Caroline du Nord) et Broken Arrow (Oklahoma, recours de l'Islamic Society déposé en août au titre du Religious Land Use and Institutionalized Persons Act). L'épisode fournit un argumentaire au CAIR pour la séquence sénatoriale de l'été et coïncide avec l'offensive du gouverneur Kevin Stitt en Oklahoma (Executive Order 2026-29 du 12 août).
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 8 août une tribune de Majid Rafizadeh (« President Trump: Beware the Motivations of Regional 'Friends' ») qui met en garde contre l'implication diplomatique de la Turquie, du Qatar et du Pakistan dans les négociations avec l'Iran ; Rafizadeh y qualifie ces trois États d'acteurs poursuivant des « ambitions d'expansion inspirées par les Frères musulmans » et appelle à une « reddition inconditionnelle » de la capacité militaire iranienne comparable à celle de l'Allemagne nazie en 1945
Le 8 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Majid Rafizadeh intitulée « President Trump: Beware the Motivations of Regional 'Friends' ». L'auteur critique la stratégie diplomatique du président Donald Trump envers la Turquie, le Qatar et le Pakistan dans le dossier iranien. Rafizadeh soutient que ces trois États interviennent systématiquement pour négocier avec l'Iran au moment où ses capacités militaires sont affaiblies, prolongeant ainsi la menace. Il qualifie ces gouvernements d'acteurs poursuivant des « ambitions d'expansion inspirées par les Frères musulmans » et soutient que leur médiation dessert l'intérêt américain. La tribune appelle à une « reddition inconditionnelle » de la capacité militaire iranienne, comparable à celle de l'Allemagne nazie en 1945, et rejoint la ligne éditoriale récente de Gatestone sur les relations Turquie – Qatar – Confrérie (Coughlin, 2 août ; Canlorbe / del Valle, 12 août).
Lire dans l'édition → - Washington - Gatestone Institute publie le 16 août une tribune de Robert Williams (« European Leaders: In Urgent Need of Deradicalization ») qui documente ce que l'auteur qualifie d'« obsession antisémite » des dirigeants européens à l'égard d'Israël : temps parlementaire consacré au conflit au Royaume-Uni, soutien de la présidente irlandaise à une flottille pro-Hamas, enquêtes ouvertes en France, mise en scène pro-Hamas dans une école madrilène ; Williams inscrit cette « obsession » dans le cadre plus large des reculs européens face à l'islam politique et de la fragilité des communautés juives européennes
Le 16 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Robert Williams intitulée « European Leaders: In Urgent Need of Deradicalization ». L'auteur soutient que l'attitude systématiquement hostile de plusieurs dirigeants européens à l'égard d'Israël masque un antisémitisme structurel. Il cite plusieurs illustrations : temps parlementaire britannique consacré, selon lui, au conflit israélo-palestinien au détriment des sujets domestiques ; soutien public de la présidente irlandaise à une flottille présentée par l'auteur comme liée au Hamas ; enquêtes françaises ouvertes à l'encontre d'acteurs israéliens ; mise en scène pro-Hamas documentée, selon la tribune, dans une école madrilène. Williams établit un parallèle historique avec l'antisémitisme européen du XXe siècle et soutient que la fixation anti-israélienne fragilise l'intérêt national des États européens tout en exposant leurs communautés juives. Le texte s'inscrit dans la couverture par Gatestone des reculs européens face à l'islam politique publiée cet été.
Lire dans l'édition → - Washington - The Long War Journal publie le 12 août une note de Seth J. Frantzman (« IRGC-Qods Force commander Qaani travels to Iraq amid pressure over militia weapons ») documentant le déplacement en Irak du commandant de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne, Esmail Qaani, sur fond de pression américano-irakienne autour du désarmement des milices chiites ; le texte replace ce déplacement dans le cadre de la stratégie iranienne de préservation des relais régionaux - un axe suivi par la même rédaction en série avec ses analyses « Axis of Aggressors » du 12 août
Le 12 août 2026, The Long War Journal publie une note de Seth J. Frantzman intitulée « IRGC-Qods Force commander Qaani travels to Iraq amid pressure over militia weapons ». Elle documente le déplacement à Bagdad du général Esmail Qaani, commandant de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC-QF), alors que Washington et Bagdad poursuivent une séquence de pression sur les milices chiites armées par Téhéran. Frantzman replace ce déplacement dans la stratégie iranienne de préservation des relais régionaux, dans le prolongement des travaux de la Foundation for Defense of Democracies (FDD) sur les États sponsors de l'écosystème frériste (Iran, Qatar, Turquie, Pakistan) documentés depuis la fin juillet 2026. La rédaction du Long War Journal poursuit le même jour la série vidéo « Generation Jihad | China, Russia, Iran, North Korea: Inside the Axis of Aggressors ».
Lire dans l'édition → - Seine-Saint-Denis - La préfecture publie le 27 juillet un communiqué annonçant la fermeture administrative pour six mois de la mosquée Attaqwa dite « Chanteloup » à Aulnay-sous-Bois, sur le fondement de l'article L. 227-1 du code de la sécurité intérieure, pour apologie du terrorisme et incitation à la violence ; la préfecture retient contre les imams et orateurs invités la diffusion d'une idéologie islamiste radicale, la légitimation du jihad et la valorisation de la mort en martyr. L'association cultuelle gestionnaire (ACAS) saisit le 28 juillet le tribunal administratif de Montreuil en référé et conteste des « propos décontextualisés »
Le 27 juillet 2026, la préfecture de la Seine-Saint-Denis publie un communiqué annonçant la fermeture administrative pour six mois de la mosquée Attaqwa, dite « Chanteloup », à Aulnay-sous-Bois. La mesure est prise sur le fondement de l'article L. 227-1 du code de la sécurité intérieure, qui permet la fermeture provisoire d'un lieu de culte lorsque les propos, idées ou théories qui y sont diffusés provoquent à la violence, à la haine ou à la discrimination, font l'apologie du terrorisme ou incitent à sa commission. La préfecture retient contre les imams réguliers et les orateurs occasionnels la diffusion, dans les prêches et sur les comptes de réseaux sociaux, d'une idéologie islamiste radicale qui reprend la rhétorique d'organisations terroristes, légitime le jihad et valorise la mort en martyr. Selon l'AFP, une vidéo diffusée sur X montre un imam intervenu dans la mosquée exhortant les fidèles à frapper leurs enfants d'au moins onze ans qui ne prieraient pas. L'association cultuelle d'Aulnay-Sud (ACAS), gestionnaire du lieu de culte, saisit dès le 28 juillet le tribunal administratif de Montreuil en référé pour contester la décision, invoquant des propos « décontextualisés » et une atteinte à la liberté de culte. Le 1er août, la presse locale (MonAulnay) rend compte du maintien de la fermeture jusqu'à l'examen au fond.
Lire dans l'édition → - Allemagne - Au lendemain de l'attentat islamiste contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin, AK Polis publie le 29 juillet une réflexion de Thierry Chervel (co-fondateur du magazine Perlentaucher) qui relie l'événement au débat allemand sur l'islam politique, aux voix peu entendues des dissidents musulmans Güner Balci et Ahmad Mansour, et à la controverse suscitée par la qualification d'« anomalies » (Abnormalitäten) par Burhan Kesici, président du Conseil islamique allemand, de motifs figurant dans une campagne institutionnelle de diversité musulmane
Le 29 juillet 2026, AK Polis publie un texte de Thierry Chervel, co-fondateur du magazine culturel Perlentaucher, en réaction à l'attentat islamiste du 25 juillet contre la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin (une morte, plusieurs dizaines de blessés, auteur abattu le 26 juillet à Spandau). L'auteur oriente son commentaire vers les débats sur l'articulation entre islam politique et libertés en Allemagne. Il rappelle que l'auteur de l'attaque, Abdul Ballout, a été socialisé dans les écoles allemandes, questionne le rejet de la responsabilité de l'État sur la société civile et souligne l'insuffisante audience laissée aux dissidents musulmans tels que Güner Balci et Ahmad Mansour. Chervel revient sur la controverse récente autour de Burhan Kesici, président du Conseil islamique allemand (Islamrat, historiquement proche de la mouvance Milli Görüş), qui a qualifié d'« anomalies » (Abnormalitäten) quatre motifs (enseignante sans voile, couple mixte, couple homosexuel, homme buvant du rakı) figurant dans une campagne institutionnelle allemande de diversité musulmane - précisément le type de liberté qu'a ciblée l'attentat.
Lire dans l'édition → - Turquie – États-Unis - Gatestone Institute publie le 2 août une tribune de Con Coughlin (« Erdogan's Courtship of President Trump ») qui met en garde contre la levée des restrictions sur la vente de F-35 à la Turquie et documente les tentatives d'Erdoğan et de ses alliés qatariens de dissuader le Hamas de tout désarmement, notamment par des projets de transferts d'armes à l'Autorité palestinienne ou de « stockage sécurisé » présentés comme conçus pour préserver le pouvoir du mouvement à Gaza
Le 2 août 2026, Gatestone Institute publie une tribune de Con Coughlin, ancien rédacteur en chef Défense du Daily Telegraph, intitulée « Erdogan's Courtship of President Trump ». L'auteur y met en garde contre la volonté affichée par Donald Trump d'envisager la levée des restrictions sur la vente d'avions de combat F-35 à Ankara. Il soutient qu'Erdoğan et ses alliés islamistes qataris ont cherché à dissuader le Hamas d'accepter tout désarmement dans le cadre de l'accord de Gaza, en proposant des montages - transferts d'armes à l'Autorité palestinienne ou « stockage sécurisé » - que Coughlin décrit comme conçus pour préserver le pouvoir du mouvement à Gaza. La tribune rappelle les liens documentés d'Erdoğan avec les Frères musulmans et souligne l'écart entre les gestes présidentiels américains et l'objectif affiché de « désarmement complet » du Hamas. Elle s'inscrit dans le prolongement de la note publiée le 31 juillet par Nils A. Haug (Gatestone) sur les risques stratégiques d'un transfert de F-35 à la Turquie.
Lire dans l'édition → - Washington - Natalie Ecanow (FDD) publie le 30 juillet une note (« Former Israeli prime minister says Qatar funded Iran's IRGC ») qui documente et met en perspective la déclaration publique de l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert selon laquelle Doha aurait alimenté les finances du Corps des gardiens de la révolution islamique, dans le prolongement de la note FDD du 23 juillet sur l'absence de pression américaine sur le Qatar
Le 30 juillet 2026, la Foundation for Defense of Democracies (FDD) publie une note de Natalie Ecanow intitulée « Former Israeli prime minister says Qatar funded Iran's IRGC ». La note documente et contextualise une déclaration publique de l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert selon laquelle le Qatar aurait alimenté les finances du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC). Elle s'inscrit dans une séquence FDD consacrée à Doha : la note du 23 juillet 2026 de la même auteure interrogeait déjà l'absence de pression politique américaine sur le Qatar pour l'extradition des responsables du Hamas et d'autres acteurs terroristes accueillis sur son territoire, alors que le statut d'allié majeur non-membre de l'OTAN du Qatar demeure inchangé.
Lire dans l'édition → - Égypte / Golfe - Mariam Wahba (FDD) publie le 31 juillet une note (« Drone Strike on Egypt Spotlights Iran's Expanding Pressure Campaign ») qui replace la frappe attribuée à l'Iran contre l'Égypte dans le cadre d'une campagne de pression régionale visant les États arabes restés proches de l'approche de désarmement du Hamas soutenue par l'administration Trump
Le 31 juillet 2026, la Foundation for Defense of Democracies publie un policy brief de Mariam Wahba, « Drone Strike on Egypt Spotlights Iran's Expanding Pressure Campaign ». L'analyse replace la frappe de drone attribuée à l'Iran contre l'Égypte dans le cadre d'une campagne de pression régionale ciblant les États arabes restés proches de l'approche américaine de désarmement du Hamas. Elle s'inscrit dans la couverture par la FDD, la semaine précédente, des désignations OFAC du 23 juillet 2026 visant Mahmoud al-Abyari (secrétaire général du Secrétariat général des Frères musulmans égyptiens) et le réseau financier du Hamas en Indonésie, à Gaza et en Turquie.
Lire dans l'édition → - Gaza - Mark Dubowitz et Ben Cohen (FDD) publient le 1er août dans le New York Post une analyse (« Trump's Board of Peace proposal has hit a roadblock amid reconstruction of Gaza Strip ») qui identifie l'obstacle du désarmement du Hamas comme point de blocage du plan de Gouvernance transitoire porté par l'administration Trump, sur fond de résistance des relais fréristes régionaux
Le 1er août 2026, la Foundation for Defense of Democracies signale la parution dans le New York Post d'une analyse cosignée par Mark Dubowitz (directeur exécutif de la FDD) et Ben Cohen intitulée « Trump's Board of Peace proposal has hit a roadblock amid reconstruction of Gaza Strip ». Les auteurs identifient le refus du Hamas de tout désarmement, entretenu selon eux par les parrains régionaux du mouvement (Qatar et Turquie), comme le principal point de blocage de la proposition américaine de « Board of Peace » appelée à superviser la gouvernance transitoire et la reconstruction de la bande de Gaza. L'analyse renvoie aux désignations OFAC des Frères musulmans et de leur écosystème financier menées depuis janvier 2026.
Lire dans l'édition → - Washington - Le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et CAIR Action annoncent le 30 juillet la publication de leur « 2026 August Recess Advocacy Toolkit » et l'organisation le soir même d'un webinaire national destiné à préparer les militants musulmans à rencontrer leurs parlementaires pendant la recess estivale du Congrès ; l'annonce accompagne la publication par le CAIR d'un rapport documentant une hausse de 183 % des « incidents » visant des lieux de culte musulmans par rapport à la même période de 2025
Le 30 juillet 2026, le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et sa structure de plaidoyer CAIR Action annoncent la publication de leur « 2026 August Recess Advocacy Toolkit » et l'organisation, à 20 h 30 (heure de l'Est), d'un webinaire national destiné à préparer des militants musulmans à rencontrer leurs élus fédéraux pendant la recess du Congrès. L'opération, coordonnée à l'échelle nationale, s'inscrit dans la stratégie d'implantation politique du CAIR - organisation qualifiée par plusieurs travaux (Middle East Forum, ISGAP) comme relais historique de l'écosystème des Frères musulmans aux États-Unis. Elle accompagne la publication par le CAIR d'un rapport signalant, sur les seuls mois de mai à juillet 2026, une hausse déclarée de 183 % des « incidents » visant des lieux de culte musulmans par rapport à la même période de 2025.
Lire dans l'édition → - Washington - MEMRI publie le 31 juillet une analyse de l'ambassadeur Alberto M. Fernandez (« Cheap Wars, Expensive Men », MEMRI Daily Brief No. 959) qui dresse le bilan stratégique de la « guerre d'Iran » de 39 jours (fin février – début avril 2026) et documente l'écart entre l'ampleur des frappes américano-israéliennes et l'épargne du levier pétrolier iranien, alors que l'Iran demeure un des États sponsors identifiés des relais fréristes en Europe et en Amérique du Nord
Le 31 juillet 2026, MEMRI publie une analyse de l'ambassadeur Alberto M. Fernandez, vice-président de l'institut (« Analysis : Cheap Wars, Expensive Men », MEMRI Daily Brief No. 959). Le texte dresse le bilan stratégique de la « guerre d'Iran » de 39 jours (fin février – début avril 2026) : le principal levier économique du régime iranien - ses exportations de pétrole - est resté épargné pendant toute la campagne américano-israélienne, contribuant à la survie financière de l'appareil de sécurité et de ses relais régionaux. L'analyse s'inscrit dans la couverture par MEMRI des États sponsors de l'écosystème frériste (Iran, Turquie, Qatar, Pakistan) identifiés dans les analyses publiées la même semaine par la FDD (Ecanow, Wahba) et Gatestone (Coughlin) - Iran étant traité par ces think tanks comme un acteur régional qui soutient stratégiquement le Hamas et les mouvements se réclamant de la Confrérie, malgré les divergences confessionnelles. Le 28 juillet, MEMRI a également publié une Inquiry & Analysis (No. 1963) de Tufail Ahmad et Yigal Carmon sur la perception pakistanaise de cette même guerre (« Pakistan's Perceptions Of America's Defeat And Of Its Own Victory In The U.S.-Iran War, Refueling Calls For Nuclear War Against India »).
Lire dans l'édition → - Italie - Il Giornale publie le 28 juillet un entretien de Francesca Neri avec le juriste Tommaso Virgili (chercheur au WZB Berlin Social Science Center, expert du CERIF et co-auteur de Florence Bergeaud-Blackler du rapport « Unmasking the Muslim Brotherhood ») sur ce qu'il nomme la « schizophrénie cognitive » de la gauche occidentale, qui combat les oppressions religieuses tout en s'alliant par clientélisme électoral aux mouvements islamistes ; il décrit les alliances tactiques des Frères musulmans avec des courants féministes et LGBT et l'instrumentalisation du voile présenté comme « empowerment »
Le 28 juillet 2026, le quotidien italien Il Giornale publie un entretien de Francesca Neri avec Tommaso Virgili, juriste, chercheur au WZB Berlin Social Science Center et expert du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF). Virgili y analyse ce qu'il qualifie de « schizophrénie cognitive » de la gauche occidentale : une posture qui dénonce les oppressions religieuses tout en s'alliant, par clientélisme électoral, à des mouvements islamistes hostiles aux droits des femmes et des minorités sexuelles. Il décrit la stratégie d'« alliances tactiques » par laquelle les Frères musulmans nouent des partenariats avec des courants féministes ou LGBT pour s'implanter dans les sociétés libérales - à la différence du salafisme, plus frontal - et l'instrumentalisation du voile, présenté comme un instrument d'« empowerment » face à une prétendue « double discrimination ». Co-auteur, avec Florence Bergeaud-Blackler, du rapport « Unmasking the Muslim Brotherhood » (ECR, Parlement européen, 2025), Virgili prolonge dans le débat italien les analyses conduites au sein du CERIF sur la stratégie d'influence frériste en Europe.
Lire dans l'édition → - Berlin - Un attentat islamiste revendiqué frappe le 26 juillet la marche Christopher Street Day (Pride) : Abdul Ballout, 21 ans, Allemand d'origine libanaise, fonce en véhicule loué dans la foule puis poursuit son attaque à la machette ; bilan d'un mort et d'au moins 29 blessés. Le suspect avait été condamné en 2025 à 22 mois de prison pour tentative de rejoindre l'État islamique en Syrie via le Liban, peine largement couverte par sa détention provisoire ; le ministre de l'Intérieur Alexander Dobrindt qualifie l'attaque de suspicion d'attentat terroriste islamiste
Dans la nuit du 25 au 26 juillet 2026, la marche Christopher Street Day (Pride) de Berlin est visée par une attaque revendiquée d'origine islamiste. Abdul Ballout, 21 ans, Allemand d'origine libanaise, fonce avec un véhicule loué dans la foule à proximité du cortège puis poursuit son attaque à la machette. Le bilan provisoire s'établit à un mort et au moins 29 blessés. Le suspect avait diffusé de la propagande de l'État islamique sur Instagram en 2024 et avait tenté en 2025 de rejoindre l'organisation en Syrie via le Liban, ce qui lui avait valu une condamnation à 22 mois de prison, largement couverte par sa détention provisoire. Le ministre fédéral de l'Intérieur Alexander Dobrindt qualifie l'attaque de suspicion d'attentat terroriste islamiste. Ballout est abattu par la police au terme de son interpellation. L'événement relance en Allemagne le débat sur le suivi post-carcéral des profils passés par les filières djihadistes, au lendemain de la dissolution du Centre islamique de Hambourg (IZH) en juillet 2024 et dans le prolongement des débats parlementaires suscités par les décisions de la Verfassungsschutz sur la surveillance des mouvances liées aux Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - Hambourg - La sénatrice de Hambourg chargée de la Science, Maryam Blumenthal (Verts), soutient publiquement le 24 juillet le projet de transformer les locaux confisqués du Centre islamique de Hambourg (IZH), dissous en juillet 2024 après avoir été qualifié d'« instrument du régime terroriste iranien », en mémorial pour les victimes de l'islamisme ; elle juge la proposition « très réconciliante » et l'inscrit dans l'histoire ambivalente du bâtiment
Le 24 juillet 2026, AK Polis (Arbeitskreis Politischer Islam) rend compte de la prise de position de Maryam Blumenthal, sénatrice de Hambourg chargée de la Science (Bündnis 90/Die Grünen), en faveur de la transformation des locaux confisqués du Centre islamique de Hambourg (Islamisches Zentrum Hamburg, IZH) en mémorial dédié aux victimes de l'islamisme. L'IZH, dissous par le ministre fédéral de l'Intérieur en juillet 2024 après plusieurs décennies de surveillance par la Verfassungsschutz, avait été qualifié à l'époque d'« instrument du régime terroriste iranien » pour son rôle de relais du clergé chiite iranien en Europe. Blumenthal évoque « l'histoire ambivalente » du bâtiment et estime que le projet a « quelque chose de très réconciliant ». Le sort des locaux demeure indécis deux ans après l'interdiction, et la proposition, portée notamment par des associations issues de la diaspora iranienne, se heurte à des arbitrages politiques municipaux et à la revendication concurrente d'un usage confessionnel.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis publie le 23 juillet une analyse du passage télévisé sur ZDF de Burhan Kesici, président du Conseil islamique allemand (Islamrat), qui a qualifié de « anomalies » (Abnormalitäten) quatre motifs d'une campagne institutionnelle de diversité musulmane (enseignante sans voile, couple mixte, couple homosexuel, homme buvant du rakı) ; l'analyse rappelle que 70 % des femmes musulmanes en Allemagne ne portent pas de voile
Le 23 juillet 2026, AK Polis publie une analyse du passage de Burhan Kesici, président du Conseil islamique allemand (Islamrat), sur la chaîne publique ZDF. Kesici y a qualifié de « anomalies » (Abnormalitäten) quatre motifs illustrant une campagne institutionnelle sur la diversité des pratiques musulmanes en Allemagne : une enseignante sans voile, un couple mixte, un couple homosexuel et un homme buvant du rakı. L'analyse d'AK Polis confronte cette caractérisation aux données disponibles, qui indiquent qu'environ 70 % des femmes musulmanes en Allemagne ne portent pas de voile, et restitue les réactions politiques : un secrétaire d'État SPD a comparé publiquement Kesici à un responsable d'extrême droite, la formule ayant provoqué une controverse au sein du Bundestag. L'Islamrat est l'une des grandes fédérations musulmanes allemandes, régulièrement identifiée pour ses liens historiques avec la mouvance Milli Görüş.
Lire dans l'édition → - Europe - Gatestone Institute publie le 26 juillet un entretien de Grégoire Canlorbe avec le géopolitologue Alexandre del Valle (« The Exploding Islamization of the West, Part I ») qui identifie trois vecteurs d'islamisation en Europe : les mouvements islamistes transnationaux (Frères musulmans, Tabligh pakistanais), les États sponsors (Turquie, Qatar, Pakistan) et la « correction politique » des élites occidentales ; l'entretien s'appuie notamment sur l'analyse de Pierre Brochand (ex-DGSE, 2002-2008)
Le 26 juillet 2026, Gatestone Institute publie la première partie d'un entretien de Grégoire Canlorbe avec le géopolitologue Alexandre del Valle, sous le titre « The Exploding Islamization of the West : A Conversation with Alexandre del Valle, Part I ». Del Valle identifie trois vecteurs de ce qu'il désigne comme l'islamisation politique du continent européen : les mouvements islamistes transnationaux (au premier chef les Frères musulmans et le Tabligh pakistanais) ; les États sponsors (Turquie, Qatar, Pakistan et, dans une moindre mesure, l'Arabie saoudite) qui financent réseaux associatifs et opérations d'influence ; et enfin la « correction politique » des élites occidentales qui rendrait invisible la portée idéologique de ces acteurs. L'entretien cite Pierre Brochand, ancien directeur général de la Sécurité extérieure (2002-2008), sur la dimension auto-entretenue des flux migratoires vers l'Europe, et rappelle les 57 États membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
Lire dans l'édition → - Washington - Le Département du Trésor annonce le 23 juillet, via l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), la désignation de Mahmoud al-Abyari, secrétaire général du Secrétariat général des Frères musulmans égyptiens résidant à Londres (double nationalité égyptienne-autrichienne), et de trois individus et trois entités liés au financement du Hamas ; les entités visées comprennent deux fausses organisations caritatives (Tujah Bulah Global en Indonésie et Madad Palestine Charitable Society à Gaza) et une plateforme de banque parallèle turque (El-Kahira for General Trading)
Le 23 juillet 2026, le Département du Trésor américain annonce, via l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), la désignation de sept cibles au titre du soutien matériel au Hamas et à sa branche militaire (les brigades Al-Qassam). La désignation phare vise Mahmoud al-Abyari, secrétaire général du Secrétariat général des Frères musulmans égyptiens (Muslim Brotherhood General Secretariat), résident britannique doté d'une double nationalité égyptienne et autrichienne. Trois autres individus et trois entités sont désignés en parallèle : Tujah Bulah Global, fausse organisation caritative basée en Indonésie ; Madad Palestine Charitable Society, structure basée à Gaza ; et El-Kahira for General Trading, plateforme de banque parallèle enregistrée en Turquie ayant transféré, selon le communiqué, des centaines de milliers de dollars vers la branche militaire du Hamas. Les mesures gèlent les avoirs des désignés sur le territoire américain et leur interdisent l'accès aux systèmes financiers américains. La désignation d'al-Abyari, cadre installé à Londres, envoie un signal politique explicite au gouvernement britannique, qui avait choisi en 2015 (rapport Jenkin) de ne pas proscrire les Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - FDD - Natalie Ecanow publie le 23 juillet « Why Hasn't Washington Pressed Qatar To Extradite Terrorists? », analyse critique de l'absence de pression américaine sur Doha concernant l'extradition des responsables du Hamas et d'autres acteurs terroristes accueillis sur le territoire qatari, alors même que l'administration Trump multiplie les mesures de désignation contre les réseaux de financement de la Confrérie
Le 23 juillet 2026, la Foundation for Defense of Democracies (FDD) publie une analyse de Natalie Ecanow intitulée « Why Hasn't Washington Pressed Qatar To Extradite Terrorists? ». Le texte questionne l'écart entre, d'une part, l'intensification des désignations OFAC contre le réseau financier des Frères musulmans et du Hamas (dont celles annoncées le même jour visant Mahmoud al-Abyari), et d'autre part l'absence de pression politique américaine sur le Qatar pour l'extradition de responsables du Hamas et d'autres acteurs terroristes accueillis sur son territoire. Ecanow rappelle que Doha héberge le bureau politique du Hamas ainsi que plusieurs figures de la Confrérie sanctionnées par des tiers, et que le statut d'« allié majeur non membre de l'OTAN » du Qatar demeure inchangé sous l'administration Trump. L'analyse s'inscrit dans la couverture par la CERIF, la semaine précédente, de la note FDD Ciddi-Stapleton sur la revente projetée des systèmes russes S-400 par la Turquie au Qatar ou aux Émirats arabes unis.
Lire dans l'édition → - New York - JNS (Jewish News Syndicate) rapporte le 24 juillet la solidarité exprimée par le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et son chapitre new-yorkais avec le maire de New York Zohran Mamdani au lendemain d'un poignardage antisémite dans l'Upper West Side (deux hommes poignardés le 23 juillet, agresseur ayant crié « Allahu Akbar ») ; le B'nai B'rith International (Daniel S. Mariaschin) dénonce la démarche du CAIR, et le ministre israélien Gideon Sa'ar accuse Mamdani d'incitation
Le 24 juillet 2026, JNS (Jewish News Syndicate) publie sous la signature de Jessica Russak-Hoffman un article documentant la solidarité exprimée par le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et son chapitre new-yorkais (CAIR-NY) avec le maire de New York Zohran Mamdani, au lendemain d'un poignardage antisémite survenu le 23 juillet dans l'Upper West Side de Manhattan : deux hommes ont été poignardés par un agresseur qui a crié « Allahu Akbar » avant d'être interpellé. Le communiqué du CAIR accuse plusieurs organisations de plaidoyer pro-Israël d'amalgamer le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et la communauté juive américaine, sans mentionner l'attaque au couteau. Daniel S. Mariaschin, directeur exécutif du B'nai B'rith International, dénonce publiquement la démarche du CAIR. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa'ar accuse Zohran Mamdani d'incitation, en écho aux controverses ouvertes depuis la campagne municipale par les liens du maire avec la mouvance Students for Justice in Palestine. Le 26 juillet, Fox News publie une tribune de Charles Asher Small (ISGAP) qui s'appuie sur un rapport 2025 de l'Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy pour retracer la trajectoire politique de Mamdani (cofondation d'une antenne SJP à Bowdoin College, donation de 100 000 dollars du CAIR) et l'ancre dans l'idéologie des Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - Paris - Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonce le 15 juillet, au centenaire de la Grande Mosquée de Paris, une « stratégie nationale de lutte contre les actes antireligieux », adossée aux Assises nationales et territoriales en cours ; il rappelle une hausse de 88 % des actes antimusulmans en 2025 (326 faits enregistrés) et déclare « pour la République laïque qui ne reconnaît aucun culte, s'attaquer à un musulman, c'est s'attaquer à l'un de ses enfants »
Le 15 juillet 2026, la Grande Mosquée de Paris célèbre le centenaire de son inauguration (juillet 1926) en présence du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, de la ministre Aurore Bergé, du préfet de Police Patrice Faure, du maire de Paris Emmanuel Grégoire, de la présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse et du recteur Chems-Eddine Hafiz. Le ministre y annonce l'élaboration en cours d'une « stratégie nationale de lutte contre les actes antireligieux » adossée aux Assises nationales et territoriales convoquées par le Président de la République, articulée autour de la formation, de la prévention et de la recherche. Il rappelle une hausse de 88 % des actes antimusulmans en 2025 (326 faits enregistrés) et environ 2 500 actes antireligieux tous cultes confondus sur la même année. Nuñez déclare : « pour la République laïque qui ne reconnaît aucun culte, s'attaquer à un musulman, c'est s'attaquer à l'un de ses enfants », et rappelle la « dette de sang et de reconnaissance » à l'origine du bâtiment, en référence aux 70 000 tirailleurs musulmans morts à Verdun en 1916. L'annonce s'inscrit dans le prolongement des Assises départementales tenues dans plusieurs préfectures depuis juin 2026 et de la préparation d'un projet de loi gouvernemental contre l'entrisme actuellement au Conseil d'État.
Lire dans l'édition → - Causeur - Dominique Labarrière publie le 18 juillet « Voile islamique : l'interdiction, piège à cons ? », tribune revenant sur les divergences apparues entre Marine Le Pen et Jordan Bardella au Rassemblement national concernant l'interdiction du voile islamique dans l'espace public ; l'auteur défend un fondement légal et républicain (égalité des sexes, droits fondamentaux) plutôt que confessionnel pour légiférer sur le vêtement islamique
Le 18 juillet 2026, Causeur publie une tribune de Dominique Labarrière intitulée « Voile islamique : l'interdiction, piège à cons ? ». Le texte documente les divergences publiques apparues entre Marine Le Pen - qui défend depuis 2012 une interdiction générale du voile dans l'espace public - et Jordan Bardella, qui hiérarchise et priorise l'interdiction dans les bâtiments publics, jugeant l'application dans la rue « plus complexe ». L'auteur y voit une hésitation stratégique au sein du RN et critique le cadrage médiatique qui enferme le débat sur le seul terrain confessionnel. Il plaide pour un fondement légal et républicain fondé sur l'égalité des sexes et les droits fondamentaux, plutôt que sur la dimension religieuse du vêtement islamique, afin d'éviter la contestation juridique et communautaire du dispositif. La tribune documente la polarisation politique française sur l'islam politique à un moment où le gouvernement Nuñez prépare son propre projet de loi contre l'entrisme (au Conseil d'État) et où la proposition Retailleau attend son examen à l'Assemblée nationale.
Lire dans l'édition → - Autriche - Dokumentationsstelle Politischer Islam : Lucian Reinfandt publie le 16 juillet, dans le 15e bulletin du EU Knowledge Hub sur la prévention de la radicalisation, une analyse du populisme islamiste qui documente comment certains acteurs religieux politisent le langage islamique selon des schémas populistes classiques (opposition « nous contre eux », prétention à représenter « l'islam vrai » et « tous les musulmans »)
Le 16 juillet 2026, la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI) signale la publication d'une contribution de Lucian Reinfandt, l'un de ses chercheurs, dans le 15e bulletin du EU Knowledge Hub, la plateforme de la Commission européenne consacrée à la prévention de la radicalisation et à l'extrémisme. L'analyse documente comment certains acteurs de l'islam politique adossent leurs revendications à des schémas populistes classiques : opposition « nous contre eux », prétention à parler au nom de « l'islam vrai » et de « tous les musulmans », disqualification des autorités religieuses concurrentes et des institutions démocratiques présentées comme illégitimes. Reinfandt soutient que la radicalisation politique ainsi produite n'est pas nécessairement extrémiste ni violente, mais qu'elle affaiblit le pluralisme démocratique en imposant une lecture identitaire de l'appartenance confessionnelle. Il défend l'apport d'un cadre analytique populiste pour repérer ces dynamiques en amont des dérives violentes ou pénalement répréhensibles, et pour élaborer des réponses institutionnelles proportionnées.
Lire dans l'édition → - Turquie / États-Unis - Gatestone Institute : Con Coughlin publie le 19 juillet « Trump Must Abandon His Dangerous Plan to Sell F-35s to Turkey », mise en garde contre la levée par l'administration Trump de l'interdiction de vente des F-35 américains à Ankara, argumentée par les liens documentés d'Erdogan avec les Frères musulmans et le Hamas, ainsi que par le rôle turc de blocage des efforts de désarmement du Hamas dans le cadre du plan de paix pour Gaza
Le 19 juillet 2026, Gatestone Institute publie une analyse de Con Coughlin intitulée « Trump Must Abandon His Dangerous Plan to Sell F-35s to Turkey ». Le texte s'oppose à la volonté prêtée à l'administration Trump de lever l'interdiction de vente des F-35 américains à la Turquie, imposée après l'acquisition des systèmes antiaériens russes S-400 par Ankara en 2019 (sanctions CAATSA). L'auteur documente le soutien turc aux groupes islamistes radicaux - Frères musulmans et Hamas au premier chef - et détaille comment Ankara aurait, selon les sources qu'il cite, saboté une opération conjointe américano-israélienne visant à déstabiliser le régime iranien via une incursion kurde, ainsi que freiné activement les tentatives de désarmement du Hamas prévues par le plan de paix gazaoui. Coughlin conclut que les liens d'Erdogan avec la Confrérie musulmane et le Hamas, combinés à ses menaces envers Israël, rendent la vente incompatible avec les intérêts de sécurité américains et de ses alliés (Israël, Grèce). L'analyse prolonge la couverture par la CERIF, la semaine précédente, de la note FDD Ciddi-Stapleton sur la revente projetée des S-400 au Qatar ou aux Émirats.
Lire dans l'édition → - Floride - Le juge fédéral Mark E. Walker (District nord de Floride) rejette le 17 juillet la demande d'ordonnance restrictive d'urgence déposée par le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et CAIR Florida contre la mise en œuvre de la loi HB 1471 par le gouverneur Ron DeSantis, estimant n'être « pas persuadé qu'un soulagement d'urgence doive être accordé » avant l'audition contradictoire des défendeurs ; la Florida Department of Law Enforcement (FDLE) annonce parallèlement un report calendaire de la désignation
Le 17 juillet 2026, le juge fédéral Mark E. Walker (U.S. District Court for the Northern District of Florida) rejette la demande d'ordonnance restrictive d'urgence (temporary restraining order) déposée par le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et sa branche floridienne CAIR Florida contre la mise en œuvre par le gouverneur Ron DeSantis de la loi HB 1471, entrée en vigueur le 1er juillet et autorisant l'État de Floride à désigner des organisations comme « domestic terrorist organizations ». Le juge écrit qu'il n'est « pas persuadé qu'un soulagement d'urgence doive être accordé avant que les défendeurs ne soient entendus ». La décision fait suite à la plainte fédérale déposée le 1er juillet par l'ACLU de Floride et le Southern Poverty Law Center au nom de CAIR et CAIR Florida, invoquant les Premier et Quatorzième amendements. Les 14-15 juillet, la Florida Department of Law Enforcement (FDLE) annonce parallèlement un report calendaire de la procédure de désignation, sans calendrier ferme, prolongeant l'incertitude juridique pour les organisations visées.
Lire dans l'édition → - Texas - Middle East Forum (Islamist Watch) : Sam Westrop publie le 17 juillet « Texas Islamist Charter School Funded With $75 Million of State Monies », enquête documentant le versement d'environ 75 millions de dollars publics au réseau Manara Academy (trois écoles à Irving et Arlington), identifié comme lié à un écosystème islamiste salafiste de la région de Dallas-Fort Worth (mosquée de Valley Ranch, Islamic Center of Irving)
Le 17 juillet 2026, Middle East Forum (Islamist Watch) publie une enquête de Sam Westrop intitulée « Texas Islamist Charter School Funded With $75 Million of State Monies », également reprise par le Texas Public Policy Foundation. Le texte documente le versement d'environ 75 millions de dollars publics - dont plus de 60 millions via le Foundation School fund de l'État du Texas - au réseau Manara Academy, trois écoles publiques sous contrat implantées à Irving et Arlington. Westrop établit, sources documentaires à l'appui, les liens du réseau avec un écosystème islamiste salafiste du Dallas- Fort Worth, dont la mosquée de Valley Ranch et l'Islamic Center of Irving, dont plusieurs cadres et enseignants ont transité par des établissements identifiés dans la mouvance liée au Hamas. L'enquête détaille le partenariat public affiché entre Manara et ces structures encore au mois d'avril 2026, ainsi que des événements scolaires orientés vers la cause palestinienne, et alimente l'enquête ouverte par l'État du Texas sur près de 50 écoles privées islamiques et chinoises, en partie initiée à partir des travaux de Westrop.
Lire dans l'édition → - Lille - Le Monde rapporte que la cour administrative d'appel de Douai a annulé le 8 juillet le jugement d'avril 2025 rétablissant le contrat d'association entre l'État et le lycée musulman Averroès de Lille, pour un vice de procédure (défaut de recours administratif préalable auprès du préfet) ; l'établissement, régulièrement identifié par ses liens avec la mouvance des Frères musulmans, dépose un référé-suspension et saisit à nouveau le préfet en vue de la rentrée 2026
Le 8 juillet, la cour administrative d'appel de Douai rend un arrêt annulant le jugement du tribunal administratif de Lille d'avril 2025 qui avait rétabli le contrat d'association entre l'État et le lycée privé musulman Averroès de Lille. La cour juge la requête initiale irrecevable, l'établissement ayant omis le recours administratif préalable auprès du préfet requis avant la saisine du juge. La décision est prise pour vice de procédure, et non sur le fond du contentieux relatif à la résiliation prononcée en 2023. Averroès, régulièrement identifié dans les rapports publics par sa proximité avec la mouvance des Frères musulmans, annonce déposer un référé-suspension pour maintenir les effets du contrat d'association jusqu'à la rentrée 2026 et saisir à nouveau le préfet pour un réexamen. Le Monde, Le Parisien et Mediacités reprennent l'arrêt le jour même.
Lire dans l'édition → - Le Parisien rapporte le lancement d'une consultation nationale par l'exécutif visant à identifier un nouveau porte-parole des musulmans de France, après l'échec de la représentation portée par le Conseil français du culte musulman (CFCM) et par le Forum de l'Islam de France (Forif) ; l'objectif affiché est de « se débarrasser des influences étrangères qui parasiteraient certaines grandes structures »
Le 12 juillet, Le Parisien publie un article intitulé « Islam : les musulmans consultés pour se trouver un nouveau porte-parole ». Le texte rapporte, à la suite d'une réunion présidée à l'Élysée, le lancement d'une consultation nationale destinée à identifier une nouvelle instance représentative de l'islam en France, après l'échec des dispositifs successifs portés par le CFCM (Conseil français du culte musulman) puis par le Forif (Forum de l'Islam de France). Le gouvernement inscrit l'exercice dans un objectif explicite de « se débarrasser des influences étrangères qui parasiteraient certaines grandes structures » - formulation qui prolonge la ligne du rapport gouvernemental de mai 2025 sur « Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France ». La consultation doit s'ouvrir la semaine du 14 juillet.
Lire dans l'édition → - Fondation Jean-Jaurès - Farid Vahid, codirecteur de l'Observatoire Afrique du Nord et Moyen-Orient de la Fondation, publie « Guerre et paix en Iran : le choc des rationalités », analyse stratégique de la séquence 2025-2026 entre Washington, Jérusalem et Téhéran et de la divergence des cadres de rationalité qui a conduit à la guerre de juin puis à la trêve en cours
Le 8 juillet, la Fondation Jean-Jaurès publie une analyse de Farid Vahid intitulée « Guerre et paix en Iran : le choc des rationalités ». Le texte revient sur la séquence ouverte par le retrait américain de l'accord nucléaire de 2018 et refermée par la guerre de juin 2026 : l'auteur soutient que Washington a sous-estimé la capacité du régime iranien à absorber une pression militaire dès lors que celle-ci n'entamait pas la légitimité intérieure de la République islamique. L'analyse plaide pour une lecture non miroir des cadres décisionnels téhéraniens et documente l'écart entre les logiques coercitives occidentales et le calcul du régime, où la souffrance intérieure sert d'instrument de négociation. Toutes les parties sortent affaiblies de la séquence, la société civile iranienne payant le prix le plus élevé.
Lire dans l'édition → - Turquie / États-Unis - Foundation for Defense of Democracies : Sinan Ciddi et Tyler Stapleton publient « Selling the S-400 to Qatar or the UAE Solves Turkey's Problem, Not Washington's », note d'analyse s'opposant à la revente des systèmes russes S-400 acquis par la Turquie à des partenaires du Golfe, montage envisagé pour lever les sanctions CAATSA et permettre le retour d'Ankara dans le programme F-35
Le 10 juillet, la Foundation for Defense of Democracies (FDD) publie une note d'analyse signée Sinan Ciddi et Tyler Stapleton intitulée « Selling the S-400 to Qatar or the UAE Solves Turkey's Problem, Not Washington's ». Les auteurs s'opposent au montage étudié par Ankara, consistant à revendre à un pays du Golfe (Qatar ou Émirats arabes unis) les systèmes de défense antiaérienne russes S-400 acquis en 2019, afin d'obtenir la levée des sanctions CAATSA et le retour de la Turquie dans le programme F-35 américain. Le texte souligne que la revente ne réduirait pas la vulnérabilité opérationnelle exposée par la coopération technique russo-turque et transformerait, dans le cas du Qatar, un fournisseur historique du Hamas et de la propagande des Frères musulmans en détenteur d'un système russe de nouvelle génération. L'analyse s'inscrit dans la couverture du sommet de l'OTAN d'Ankara documentée par la CERIF la semaine précédente.
Lire dans l'édition → - Israël - Gatestone Institute publie une analyse de Nils A. Haug intitulée « Israel: Rule of Law in Crisis » documentant le refus, pour la première fois, du gouvernement israélien d'exécuter une décision de la Cour suprême et accusant celle-ci d'activisme judiciaire dépassant ses prérogatives constitutionnelles
Le 8 juillet, Gatestone Institute publie une analyse de Nils A. Haug intitulée « Israel: Rule of Law in Crisis ». Le texte documente le refus, pour la première fois dans l'histoire de l'État hébreu, du gouvernement Netanyahou d'exécuter une décision de la Cour suprême israélienne, l'exécutif accusant l'institution judiciaire d'activisme dépassant ses prérogatives constitutionnelles. L'auteur restitue la séquence dans le prolongement de la réforme judiciaire de 2023 et de la nomination controversée du procureur général, et souligne les effets de la crise sur la légitimité intérieure de l'État de droit israélien dans un contexte de guerre régionale prolongée.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Middle East Forum (Focus on Western Islamism) documente la lettre adressée le 3 juillet par le Muslim Council of Britain (MCB) au régulateur Ofcom pour lui demander de sanctionner la plateforme X pour l'hébergement du documentaire « Citizen Vigilante », jugé « islamophobe » ; l'article souligne que le MCB, comme MEND et 5Pillars, s'appuie eux-mêmes sur X pour diffuser leur propre agenda
Le 10 juillet, Middle East Forum (Focus on Western Islamism) publie une analyse intitulée « U.K. Muslim Organizations Call for Action Against X While Using Platform to Advance Islamism ». Le texte documente la lettre adressée le 3 juillet par le Muslim Council of Britain (MCB) au régulateur des médias britannique Ofcom, exigeant des sanctions contre la plateforme X pour la diffusion du documentaire « Citizen Vigilante » qualifié d'« islamophobe ». L'analyse restitue la stratégie duale du MCB, du Muslim Engagement and Development (MEND) et de 5Pillars, ces organisations réclamant des restrictions sur les contenus critiques de l'islam politique tout en utilisant les mêmes plateformes pour propager leur propre discours. Une note d'octobre 2025 de la parlementaire conservatrice Claire Coutinho avait déjà rangé le MCB et le MEND parmi les organisations « islamistes et antisémites ».
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - NGO Monitor publie « NGO Malpractice: MSF (Doctors Without Borders) and the Gaza "Genocide" Campaign », rapport d'analyse de la campagne de dénonciation d'un « génocide » à Gaza conduite par Médecins Sans Frontières et de ses effets sur la crédibilité d'une organisation humanitaire de référence
NGO Monitor publie sur la semaine du 6 au 13 juillet un rapport d'analyse intitulé « NGO Malpractice: MSF (Doctors Without Borders) and the Gaza "Genocide" Campaign ». Le texte scrute la campagne de plaidoyer conduite par Médecins Sans Frontières autour de la qualification de « génocide » à Gaza, restitue les prises de position successives de l'organisation depuis l'automne 2023, et documente l'écart entre ces prises de position et la doctrine historique de neutralité et d'impartialité opérationnelle de MSF. L'analyse questionne la crédibilité humanitaire d'une organisation de référence entrée dans le champ politique du conflit.
Lire dans l'édition → - Floride - Le gouverneur Ron DeSantis annonce le 1er juillet la mise en œuvre de la loi HB 1471, votée en avril 2026, qui autorise l'État à désigner comme organisations terroristes le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et sa branche floridienne, les Frères musulmans, le mouvement Antifa et une centaine d'organisations étrangères ; l'American Civil Liberties Union et le Southern Poverty Law Center déposent le même jour une plainte fédérale au nom de CAIR et CAIR Florida, complétée le 4 juillet par une demande d'ordonnance restrictive d'urgence
Le 1er juillet, le gouverneur de Floride Ron DeSantis annonce la mise en œuvre de la loi HB 1471, votée en avril 2026, qui autorise l'État à désigner comme organisations terroristes le Council on American- Islamic Relations (CAIR) et sa branche floridienne CAIR Florida, les Frères musulmans, le mouvement Antifa ainsi qu'une centaine d'organisations étrangères, dont le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien et le cartel de Sinaloa. La désignation interdit à ces structures l'accès aux financements publics, aux contrats de l'État et à l'emploi public, et prévoit des sanctions pénales contre le soutien matériel. Le même 1er juillet, l'American Civil Liberties Union (ACLU) de Floride et le Southern Poverty Law Center (SPLC) déposent une plainte fédérale au nom de CAIR et CAIR Florida, invoquant les Premier et Quatrième amendements ; une demande d'ordonnance restrictive d'urgence est déposée le 4 juillet, les plaignants soutenant que les organisations seraient contraintes d'interrompre leurs activités civiles en Floride au plus tard le 8 juillet. La séquence prolonge l'ordonnance préfectorale de janvier 2026, suspendue en mars 2026 par le juge fédéral Mark Walker.
Lire dans l'édition → - Middle East Forum publie « U.S.'s Overture to Ahmed Al-Sharaa: A Risky Bet on "Reformed" Islamism », analyse critique du rapprochement diplomatique de l'administration Trump avec le nouveau chef d'État syrien Ahmed al-Sharaa, présenté comme « la mutation la plus sophistiquée de l'idéologie salafo-djihadiste à l'ère contemporaine »
Le 10 juillet, Middle East Forum (MEF Online) publie une analyse intitulée « U.S.'s Overture to Ahmed Al-Sharaa: A Risky Bet on "Reformed" Islamism ». Le texte examine le rapprochement diplomatique engagé par l'administration Trump avec Ahmed al-Sharaa, chef d'État syrien issu de la nébuleuse djihadiste et ancien cadre du Front Al-Nosra, désormais partenaire de Washington. L'auteur soutient que la trajectoire d'Al-Sharaa, du statut de terroriste international à celui de partenaire diplomatique, constitue « la mutation la plus sophistiquée de l'idéologie salafo-djihadiste à l'ère contemporaine » et met en garde contre une lecture réformiste de son évolution publique.
Lire dans l'édition → - FDD - Bradley Bowman publie dans le New York Post « Europe is stepping up to fortify NATO 3.0 - and we must do the same », plaidoyer pour un rehaussement du budget de défense américain conditionné à l'engagement européen d'atteindre trois pour cent du PIB
Le 11 juillet, Bradley Bowman, senior director du Center on Military and Political Power de la Foundation for Defense of Democracies, publie dans le New York Post une tribune intitulée « Europe is stepping up to fortify NATO 3.0 - and we must do the same ». Le texte, publié au lendemain du sommet d'Ankara, soutient que l'engagement européen d'atteindre trois pour cent du PIB en dépenses de défense à l'horizon 2032 constitue une inflexion réelle et que Washington doit tenir sa part de contrat pour conforter la crédibilité de la dissuasion collective face à Moscou et à Pékin.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute - Majid Rafizadeh publie « Iran Fears the Israel Factor », plaidoyer pour l'intégration structurelle d'Israël dans toute négociation ou opération américaine sur le dossier iranien
Le 11 juillet, Gatestone Institute publie une analyse de Majid Rafizadeh intitulée « Iran Fears the Israel Factor ». Le texte plaide pour l'association systématique d'Israël aux négociations engagées par Washington avec Téhéran, l'auteur soutenant que Jérusalem constitue le partenaire américain le plus fiable dans l'appréciation des menaces iraniennes et que la République islamique, à défaut de contrainte israélienne, exploite les négociations pour reconstituer ses capacités balistiques et sa profondeur régionale.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute - Amir Taheri publie « Iran: Management of Uncertainty », analyse de la trêve de soixante jours conclue entre Donald Trump et Téhéran et du blocage interne du régime iranien face à la reprise des négociations
Le 12 juillet, Gatestone Institute publie une analyse d'Amir Taheri intitulée « Iran: Management of Uncertainty ». Le texte examine la trêve de soixante jours conclue entre Donald Trump et la République islamique et documente le blocage interne du régime : les réformateurs manquent de base sociale, tandis que les conservateurs refusent la négociation par crainte de perdre les positions de pouvoir acquises depuis 2005. L'auteur situe cette impasse comme le facteur principal d'incertitude sur la sortie de la séquence militaire de juin 2026.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute - Ahmed Charai publie « Iran Failed Trump's Test », analyse selon laquelle la République islamique aurait échoué à saisir la fenêtre de retenue offerte par la Maison-Blanche à l'issue des frappes de juin 2026
Le 10 juillet, Gatestone Institute publie une analyse d'Ahmed Charai intitulée « Iran Failed Trump's Test ». L'auteur soutient que la République islamique n'a pas su saisir la fenêtre de retenue offerte par la Maison-Blanche à la sortie des frappes de juin 2026 et est revenue « à ses méthodes habituelles : missiles, drones, menaces, chantage et violence ». Le texte est publié en marge des analyses de Rafizadeh et Taheri sur la même séquence.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute - Pierre Rehov publie « After Khamenei, Nothing Has Changed - But It Might », analyse post-Khamenei de la doctrine iranienne et des inflexions de la stratégie américaine
Le 12 juillet, Gatestone Institute publie une analyse de Pierre Rehov intitulée « After Khamenei, Nothing Has Changed - But It Might ». Le texte, publié plusieurs mois après le décès du Guide suprême Ali Khamenei survenu en février 2026, soutient que « la doctrine, les potences et le pari sur la fatigue occidentale » restent inchangés du côté iranien, mais que Washington a modifié la structure de sa stratégie régionale. L'analyse se lit en parallèle des textes de Taheri et Rafizadeh sur la trêve en cours.
Lire dans l'édition → - Hauts-de-Seine - CNews rapporte que le préfet Alexandre Brugère (auteur de l'étude Fondapol de mai 2025 « Combattre l'islamisme sur le terrain », préfacée par Bruno Retailleau) a interdit le week-end associatif organisé par l'AMFAR - Association des Musulmans de Fontenay-aux-Roses - les 4 et 5 juillet, en raison d'un dossier administratif incomplet et de mentions jugées communautaires (« barbecue 100 % femmes », « espace réservé aux sœurs ») ; la salle de prière de l'AMFAR avait déjà été fermée administrativement fin 2017 pour apologie du terrorisme
Le 6 juillet, CNews publie un article intitulé « Hauts-de-Seine : un événement organisé par l'Association des Musulmans de Fontenay-aux-Roses interdit pour communautarisme ». Le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère, par ailleurs auteur de l'étude Fondapol de mai 2025 « Combattre l'islamisme sur le terrain » - préfacée par le sénateur Bruno Retailleau -, a interdit par arrêté le week-end associatif organisé par l'AMFAR (Association des Musulmans de Fontenay-aux-Roses / AMFAR Développement) les 4 et 5 juillet au stade des Blagis : tournoi de football, barbecue, activités familiales. Les motifs administratifs invoqués (dossier transmis tardivement, dispositif de sécurité incomplet) sont doublés d'une lecture politique explicite : plusieurs mentions figurant sur les tracts (« barbecue 100 % femmes », « espace réservé aux sœurs ») sont qualifiées de signes d'un « communautarisme avéré » contraire aux principes républicains. L'AMFAR conteste l'analyse et fait valoir que « toutes les mesures nécessaires » avaient été prises. L'association gère par ailleurs une salle de prière fermée administrativement plus d'un mois fin 2017 pour « provocation à la haine ou à la violence » et « apologie du terrorisme ».
Lire dans l'édition → - Union européenne - Le JDD rapporte, à la suite d'une revendication publique de l'eurodéputée Marion Maréchal, que le Bureau du Parlement européen aurait décidé le 7 juillet d'exclure le Forum of European Muslim Youth and Student Organisations (FEMYSO) de l'ensemble des activités du Parlement, à commencer par l'European Youth Event (EYE) ; la mesure fait suite à une lettre signée par une trentaine d'eurodéputés de droite ; le FEMYSO déclare n'avoir reçu aucune notification officielle et demande une clarification
Le 9 juillet, Le JDD publie un article intitulé « Parlement européen : une organisation proche des frères musulmans interdite après l'alerte de Marion Maréchal ». Le journal rapporte, à la suite d'une revendication publique de l'eurodéputée Marion Maréchal (groupe ECR) diffusée sur X le 8 juillet, que le Bureau du Parlement européen aurait décidé le 7 juillet d'exclure le Forum of European Muslim Youth and Student Organisations (FEMYSO) de l'ensemble des activités du Parlement, à commencer par l'European Youth Event (EYE). La mesure ferait suite à une lettre signée par une trentaine d'eurodéputés de droite. Le rapport gouvernemental français de mai 2025 sur « Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France » est présenté comme le point de bascule ayant durci la position européenne. Le FEMYSO, contacté, déclare n'avoir reçu aucune notification officielle du Bureau du Parlement et demande une clarification « sans délai », rappelant « trois décennies de collaboration transparente avec les institutions européennes ». La contradictoire est ouverte ; à suivre.
Lire dans l'édition → - Italie - Middle East Forum : Dexter Van Zile relaie les conclusions d'un rapport du ministère israélien de la Diaspora identifiant cinq structures liées aux Frères musulmans en Italie - UCOII (Unione delle Comunità Islamiche d'Italia), GMI (Giovani Musulmani d'Italia), AMI (Associazione Musulmani Italiani), API (Associazione Palestinesi in Italia) et l'Institut Bayan ; le rapport rejoint les alertes parlementaires italiennes sur le financement qatari
Le 8 juillet, Middle East Forum (Focus on Western Islamism) publie une analyse de Dexter Van Zile intitulée « Israeli Investigative Report Confirms Five Brotherhood Affiliates in Italy ». Le texte relaie les conclusions d'un rapport du ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme identifiant cinq structures principales du réseau frériste en Italie : l'UCOII (Unione delle Comunità Islamiche d'Italia), les GMI (Giovani Musulmani d'Italia), l'AMI (Associazione Musulmani Italiani), l'API (Associazione Palestinesi in Italia) et l'Institut Bayan. Le rapport rejoint et documente les alertes formulées depuis 2024 par plusieurs parlementaires italiens sur les circuits de financement qatari orientés vers ces structures.
Lire dans l'édition → - Allemagne - Middle East Forum rapporte l'exclusion d'Islamic Relief Deutschland d'une fédération d'ONG humanitaires allemandes après la publication tardive d'un audit du Bundesrechnungshof révélant des liens documentés avec les Frères musulmans et le Hamas
Le 6 juillet, Middle East Forum (Focus on Western Islamism) publie une analyse de Dexter Van Zile intitulée « Islamic Relief Franchise Takes Another Hit, This Time in Germany ». Le texte rapporte l'exclusion d'Islamic Relief Deutschland (IRD) - branche allemande du réseau Islamic Relief Worldwide - d'une fédération d'ONG humanitaires allemandes. La décision fait suite à la publication tardive d'un audit du Bundesrechnungshof (Cour fédérale des comptes) révélant des liens documentés entre l'IRD, des cadres identifiés des Frères musulmans et des interlocuteurs proches du Hamas. L'analyse s'inscrit dans la séquence documentée par la CERIF sur les restrictions successives frappant le réseau Islamic Relief au Royaume-Uni, en Suède, aux Pays-Bas et désormais en Allemagne.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - NGO Monitor publie « Imported Influence », rapport de cent vingt-neuf pages cartographiant quarante campagnes majeures de mobilisation anti-israéliennes au Royaume-Uni depuis le 7 octobre 2023 ; onze organisations sur quarante sont identifiées comme liées à l'Iran, au CGRI, au Hamas, au Hezbollah, au FPLP ou aux Frères musulmans ; le rapport documente les circuits de financement, l'implication de CAGE et Palestine Action
Le 8 juillet, NGO Monitor publie « Imported Influence: Foreign Funding, Regulatory Black Holes and Extremist Connections of the Post-October 7 UK Protest Infrastructure », rapport de cent vingt-neuf pages cartographiant quarante campagnes majeures de mobilisation anti-israéliennes au Royaume-Uni depuis le 7 octobre 2023. Onze organisations sur quarante sont identifiées comme entretenant des liens documentés avec l'Iran, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), le Hamas, le Hezbollah, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ou les Frères musulmans. Le rapport documente les circuits de financement, y compris via cryptomonnaies pour CAGE et Palestine Action, et met en évidence les zones grises de la régulation britannique des organisations caritatives.
Lire dans l'édition → - Turquie / OTAN - Gatestone Institute : Amir Taheri analyse le sommet de l'OTAN d'Ankara comme une opération de communication domestique pour Recep Tayyip Erdoğan, doublée d'un signal diplomatique à destination du monde musulman
Le 5 juillet, Gatestone Institute publie une analyse d'Amir Taheri intitulée « NATO's Photo-Op in Ankara ». Le texte propose une lecture critique du sommet de l'OTAN tenu à Ankara la même semaine : selon l'auteur, l'événement a d'abord servi d'opération de communication à usage domestique pour le président turc Recep Tayyip Erdoğan, doublée d'un signal diplomatique à destination du monde musulman sur la place de la Turquie comme puissance de pivot. L'article documente le décalage entre la portée militaire réelle des décisions prises et leur mise en scène par les médias progouvernementaux turcs.
Lire dans l'édition → - Turquie / Afrique - Fondation Jean-Jaurès publie une étude sur la présence médiatique turque en Afrique via TRT Afrika, chaîne créée en 2023 et placée sous le contrôle direct de la Direction présidentielle des communications turque ; l'étude établit le parallèle avec les dispositifs russe et chinois
Le 8 juillet, la Fondation Jean-Jaurès publie une étude intitulée « TRT Afrika et la présence médiatique turque en Afrique ». Le texte analyse le développement, depuis 2023, de la chaîne TRT Afrika, placée sous le contrôle direct de la Direction présidentielle des communications turque et adossée au dispositif diplomatique d'Ankara. L'étude établit le parallèle avec les architectures médiatiques russe (RT / Sputnik) et chinoise (CGTN Africa) et souligne la manière dont l'appareil médiatique turc contribue à la projection régionale du gouvernement Erdoğan sur le continent africain.
Lire dans l'édition → - Middle East Forum - Sam Westrop enquête sur les activités au Texas du Jammu Kashmir Liberation Front (JKLF) et de son responsable Raja Muzaffar, appelant à étendre au niveau fédéral la désignation « Frères musulmans » engagée par le gouverneur Greg Abbott en 2025
Le 3 juillet, Middle East Forum (Islamist Watch) publie une enquête de Sam Westrop intitulée « How Texas Became the Hub of a Terror-Linked Kashmiri Outfit's Activities ». Le texte documente les activités conduites au Texas par le Jammu Kashmir Liberation Front (JKLF) et son responsable Raja Muzaffar, et retrace les liens organisationnels avec les réseaux cachemiris et pakistanais actifs aux États-Unis. L'auteur appelle à étendre à l'échelle fédérale la désignation « Frères musulmans » actée en 2025 par le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott.
Lire dans l'édition → - FDD - Sinan Ciddi et Jonathan Schanzer publient, à l'occasion du sommet de l'OTAN d'Ankara, une analyse appelant les alliés à ne pas « blanchir » le bilan de Recep Tayyip Erdoğan sur la répression intérieure, l'hébergement continu de cadres du Hamas et le blanchiment de fonds iraniens documenté entre 2012 et 2016
Le 6 juillet, la Foundation for Defense of Democracies (FDD) publie une analyse signée Sinan Ciddi et Jonathan Schanzer intitulée « Don't Launder Erdogan's Record at the NATO Summit ». Le texte, publié à l'occasion du sommet de l'OTAN d'Ankara, appelle les alliés à ne pas requalifier ni « blanchir » le bilan du président turc, en particulier sur trois dossiers : la répression intérieure des opposants, l'hébergement continu de cadres du Hamas à Istanbul et le blanchiment de fonds iraniens (environ 20 milliards de dollars) documenté sur la période 2012-2016. L'analyse est publiée en même temps que la lecture critique du sommet par Amir Taheri pour Gatestone Institute.
Lire dans l'édition → - FDD - Andrea Stricker documente la poursuite matérielle par l'Iran des travaux sur un site nucléaire clé, en violation de l'accord récemment conclu avec les États-Unis
Le 8 juillet, la Foundation for Defense of Democracies publie une analyse d'Andrea Stricker documentant la poursuite matérielle par la République islamique d'Iran des travaux sur un site nucléaire clé, en violation de l'accord récemment conclu avec les États-Unis. L'article s'appuie sur des données d'observation satellitaire et sur des documents diplomatiques. Il complète la couverture de la semaine sur la posture iranienne, alors que Gatestone Institute avait documenté quatre jours plus tôt la déclaration officielle du régime selon laquelle il n'a « pas d'autre choix » que de construire l'arme nucléaire.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute analyse l'annonce par le Hamas de la dissolution formelle de son organe gouvernemental à Gaza, tout en conservant l'intégralité de ses capacités militaires et de son contrôle territorial
Le 9 juillet, Gatestone Institute publie une analyse de Khaled Abu Toameh intitulée « Hamas's Latest Trick: Leaving Government, Keeping Weapons ». Le texte documente l'annonce par le mouvement Hamas de la dissolution formelle de son organe gouvernemental à Gaza, tout en conservant l'intégralité de ses capacités militaires, de son réseau financier et de son contrôle territorial. L'analyse est publiée dans le contexte des négociations internationales sur l'avenir de la bande et souligne la dimension tactique du geste.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute publie une analyse selon laquelle plusieurs mouvances jihadistes désignent le Cachemire comme prochain terrain d'engagement, alors que les populations locales cachemiries s'éloignent de la logique d'instrumentalisation portée par les réseaux pakistanais
Le 8 juillet, Gatestone Institute publie une analyse d'Anna Mahjar-Barducci intitulée « Jihadists Look to Kashmir, Kashmiris Look Away ». Le texte documente la manière dont plusieurs mouvances jihadistes internationales, dont des cadres liés au Hamas et à des réseaux pakistanais, désignent désormais le Cachemire indien comme prochain terrain d'engagement et de mobilisation, alors que les populations locales cachemiries prennent leurs distances avec ces appels et refusent la logique d'instrumentalisation portée par Islamabad.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute documente les persécutions systématiques conduites par la République islamique d'Iran contre les communautés chrétiennes : perquisitions d'églises domestiques, arrestations, pressions administratives sur les Assyriens et les Arméniens
Le 7 juillet, Gatestone Institute publie une analyse intitulée « The Islamic Republic of Iran's War on Christians ». Le texte documente les persécutions systématiques conduites par le régime iranien contre les communautés chrétiennes du pays : perquisitions et fermetures d'églises domestiques, arrestations de convertis, pressions administratives sur les communautés assyrienne et arménienne. L'article s'inscrit dans le prolongement de la couverture de la semaine consacrée à la stratégie religieuse et régionale du régime.
Lire dans l'édition → - GNET Research (International Centre for the Study of Radicalisation, King's College London) : Ruben Celada analyse les réactions publiques des écosystèmes en ligne liés à Al-Qaïda et à l'État islamique aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, montrant une divergence entre condamnation opportuniste de l'action « occidentale » et dénonciation du régime chiite iranien
Le 2 juillet, Ruben Celada publie pour GNET Research (Global Network on Extremism and Technology, hébergé par l'International Centre for the Study of Radicalisation, King's College London) une analyse intitulée « Online Jihadist Responses to the Iran War: Divergence, Propaganda, and Positioning ». Le texte documente les réactions publiques des écosystèmes en ligne liés à Al-Qaïda et à l'État islamique aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, et identifie une divergence entre les mouvances jihadistes sunnites : condamnation opportuniste de l'action « occidentale » d'un côté, dénonciation du régime chiite iranien de l'autre. L'article éclaire les modes de repositionnement narratif de ces écosystèmes après un choc géopolitique majeur.
Lire dans l'édition → - MEMRI diffuse un extrait vidéo du prédicateur canadien Abu Ibrahim affirmant que « la génération Z musulmane n'a plus honte de la charia » et se présentant comme la relève chargée d'« achever l'œuvre commencée par les Frères musulmans »
Le 7 juillet, MEMRI diffuse un extrait vidéo du prédicateur canadien Abu Ibrahim, sous le titre « Canadian Islamic Scholar Abu Ibrahim : Gen Z Muslims Are Not Shy About Shari'a Law… We Must Finish The Work Started By The Muslim Brotherhood ». Le prédicateur affirme que la génération née après 2000 aborde publiquement la question de la charia et du califat sans réticence et se présente comme la relève chargée d'« achever l'œuvre commencée par les Frères musulmans ». L'extrait illustre le prosélytisme d'une nouvelle génération liée à la mouvance frériste dans l'espace canadien.
Lire dans l'édition → - Le Monde publie un article intitulé « Le gendarme du renseignement sur la retenue face à la question de l'entrisme islamiste », consacré à la position du Coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT) dans le débat ouvert par la proposition de loi Bruno Retailleau adoptée par le Sénat le 5 mai 2026
Le 25 juin, Le Monde publie dans sa rubrique Société un article intitulé « Le gendarme du renseignement sur la retenue face à la question de l'entrisme islamiste ». L'article porte sur la position de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT) - instance interministérielle rattachée à l'Élysée et coordonnant l'ensemble des services de renseignement français - à l'égard du dossier de l'entrisme islamiste, alors que la proposition de loi déposée par le sénateur Bruno Retailleau et adoptée en première lecture par le Sénat le 5 mai 2026 poursuit son parcours parlementaire. Le texte s'inscrit dans la séquence documentée par l'Observatoire CERIF depuis le printemps 2026, qui a vu se succéder la tribune des cinquante juristes du Figaro (12 mai), l'adoption sénatoriale (5 mai) et la Réaction n° 2026/18 de Florence Bergeaud-Blackler pour le CERIF (21 juin).
Lire dans l'édition → - Autriche - Die Presse publie une tribune de Ferdinand Haberl, directeur adjoint de la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), intitulée « Politischer Islam : Ein Freispruch ist keine Entwarnung » : Haberl distingue la décision judiciaire prononcée dans le cadre de l'Operation Luxor - qui exprime un principe d'État de droit - de l'analyse scientifique du phénomène islamiste politique en Autriche, et rappelle qu'un acquittement n'équivaut pas à une « levée d'alerte » sur la structure du frérisme
Le 23 juin, Die Presse publie une tribune signée Ferdinand Haberl, directeur adjoint de la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), centre autrichien de documentation sur l'islam politique créé par le gouvernement en 2020. Intitulé « Politischer Islam : Ein Freispruch ist keine Entwarnung » (« Islam politique : un acquittement n'est pas une levée d'alerte »), le texte réagit à l'acquittement, prononcé à Vienne le 17 juin, d'un imam jugé dans le cadre de l'enquête Operation Luxor - vaste opération de police ouverte en 2020 sur l'islam politique en Autriche, dont une partie des poursuites a été abandonnée en appel. Haberl distingue deux registres : la décision judiciaire, qui exprime un principe d'État de droit et applique le standard pénal de l'intention et de la preuve, et l'analyse scientifique des organisations islamistes, qui s'inscrit dans une grille différente. Il soutient qu'un acquittement individuel ne saurait être interprété comme une « levée d'alerte » sur la structure du frérisme en Autriche, et rappelle la nécessité, distincte des procédures judiciaires, d'un travail public de documentation et de prévention. La tribune est republiée le 25 juin sur le site officiel de la DPI.
Lire dans l'édition → - Autriche - La Muslimische Jugend Österreich (MJÖ) lance, à l'occasion de son trentième anniversaire et avec le soutien de l'ancien président du Conseil national Wolfgang Sobotka (ÖVP), une offensive éducative nationale intitulée « Gemeinsam gegen den politischen Islam » : formation de responsables jeunesse bénévoles, publications scientifiques, outils argumentaires contre les « TikTok-Predigern » qui diffusent un discours antidémocratique et misogyne
Le 25 juin, la Muslimische Jugend Österreich (MJÖ), principale organisation de jeunesse musulmane d'Autriche, annonce le lancement officiel d'une offensive éducative nationale intitulée « Gemeinsam gegen den politischen Islam » (« Ensemble contre l'islam politique »). L'initiative, présentée à l'occasion du trentième anniversaire de l'organisation, bénéficie du soutien public de Wolfgang Sobotka (ÖVP), ancien président du Conseil national et ancien ministre de l'Intérieur, particulièrement investi sur les questions d'antisémitisme et d'extrémisme religieux. Le programme comporte trois volets : la formation de responsables jeunesse bénévoles, la publication d'analyses théologiques et politiques, et la mise à disposition d'outils argumentaires permettant aux adolescents de répondre aux prédicateurs extrémistes (« TikTok-Predigern ») qui recrutent via les réseaux sociaux. La MJÖ vise explicitement les contenus « antidémocratiques et misogynes » diffusés par algorithme. Une conférence de presse formelle est tenue à Vienne le 29 juin au centre de presse APA. L'initiative est reprise par ORF Religion, Heute.at et oe24.
Lire dans l'édition → - Danemark - Le ministre de l'Immigration et de l'Intégration Morten Bødskov (Sociaux-démocrates) relance l'enquête juridique sur la possibilité d'interdire ou de restreindre l'appel à la prière (bønnekald) dans l'espace public danois ; troisième ministre social-démocrate à reprendre la démarche depuis 2020, il justifie l'initiative par la nécessité de freiner ce qu'il qualifie d'« islamisation » du pays
Le 24 juin, le ministre danois de l'Immigration et de l'Intégration Morten Bødskov (Socialdemokraterne) annonce relancer l'enquête juridique sur la possibilité d'interdire ou de restreindre l'appel à la prière (bønnekald) dans l'espace public danois, dépêche relayée par l'agence Ritzau et reprise par Kristeligt Dagblad. Il s'agit du troisième ministre social-démocrate à entreprendre cette démarche depuis 2020, après que les travaux précédents - dont une enquête menée par son prédécesseur Rasmus Stoklund auprès de quatre-vingt-dix-huit communes (dont soixante-dix-huit ont répondu, trois ayant recensé des plaintes : Copenhague, Brøndby et Odense) - avaient été interrompus par le calendrier électoral. Bødskov justifie l'initiative par la nécessité de freiner ce qu'il qualifie d'« islamisation » du pays et déclare que les appels à la prière n'ont « pas leur place » au Danemark. La démarche est reprise en anglais par The Copenhagen Post le même jour et fait l'objet de commentaires éditoriaux les jours suivants.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Levent Kenez rapporte le témoignage de l'opérateur ISIS Ömer Deniz Dündar, mis en cause dans l'attentat de la gare d'Ankara de 2015 (plus de 100 morts), selon lequel l'organisation aurait été en « négociations » avec les autorités turques au moment des faits ; Dündar évoque également des plans d'assassinat visant des figures publiques étrangères, dont le pasteur américain Andrew Brunson
Le 24 juin, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une analyse du témoignage judiciaire d'Ömer Deniz Dündar, opérateur senior de l'État islamique mis en cause dans l'attentat à la bombe de la gare d'Ankara de 2015 (plus de cent morts). Selon Dündar, l'attentat aurait été conduit sans revendication formelle de la direction de l'organisation parce que celle-ci « poursuivait ce qu'il a décrit comme une négociation avec les autorités turques » au moment des faits. Le témoignage évoque également des plans d'assassinat visant des personnalités publiques, dont le pasteur américain Andrew Brunson, dont le suivi par l'État islamique aurait « parallélisé une conspiration parallèle menée par des réseaux criminels liés à l'État ». Les autorités turques rejettent catégoriquement ces allégations de contact entre les services de l'État et l'État islamique. L'enquête s'inscrit dans le prolongement de la publication de Nordic Monitor du 16 juin sur le rôle de la Turquie comme corridor de transit pour les combattants étrangers de l'État islamique via Gaziantep (couverte en S27).
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt rapporte les accusations de l'ancien chef de police senior Mustafa Okumuş selon lesquelles le journaliste Ruşen Çakır, dirigeant de la société médiatique Medyascope, aurait été recruté comme actif du service de renseignement turc (MIT) ; Okumuş affirme avoir observé Çakır rencontrant à deux reprises l'officier MIT de haut rang Sebahattin Asal
Le 29 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur les accusations portées par Mustafa Okumuş, ancien chef de police senior, à l'encontre de Ruşen Çakır, dirigeant de la société médiatique Medyascope et figure médiatique reconnue en Turquie. Okumuş affirme avoir observé Çakır rencontrant à deux reprises Sebahattin Asal, officier de haut rang du service de renseignement intérieur turc (MIT), dans des conditions qu'il juge incompatibles avec un contact journalistique ordinaire, suggérant plutôt une interaction entre un agent et son actif sous supervision. L'article documente plusieurs prises de position éditoriales de Çakır défendant des groupes islamistes radicaux, dont Hezbollah, alignées sur les positions du gouvernement Erdoğan. L'enquête s'inscrit dans la série de Nordic Monitor documentant les opérations d'influence du MIT dans l'écosystème médiatique turc et international.
Lire dans l'édition → - Gatestone Institute : Khaled Abu Toameh documente le rôle de la Turquie d'Erdoğan comme « refuge » opérationnel et logistique du Hamas, identifiant nommément les dirigeants Hamas basés à Istanbul (Zaher Jabarin, chef des opérations pour la Cisjordanie, notamment) ainsi qu'un réseau de change clandestin ayant fait transiter « des centaines de millions de dollars » iraniens vers le mouvement
Le 25 juin, Khaled Abu Toameh publie pour Gatestone Institute une analyse intitulée « Turkey: Hamas's Safe Haven and the West's Dangerous Blind Spot ». L'auteur soutient que la Turquie sous Erdoğan héberge une base opérationnelle structurée du Hamas, qui sert à la fois de refuge politique et de plateforme logistique. Selon des sources sécuritaires israéliennes citées dans l'article, le siège du Hamas pour la Cisjordanie opère depuis Istanbul sous la direction de Zaher Jabarin, et plusieurs cadres du mouvement - parmi lesquels Ayman Sharawna, Mohammed Mallah, Majed Jaaba, Walid Abu Nassar et Salam Yaish - ont également trouvé refuge en Turquie. L'article documente l'utilisation du système financier turc - institutions bancaires, bureaux de change et entreprises établis après 2011 - pour des transferts massifs de fonds iraniens : un « secret money-exchange network » aurait fait transiter « des centaines de millions de dollars » depuis l'Iran vers le Hamas. Abu Toameh conclut que l'inclusion de la Turquie dans l'initiative américaine « Board of Peace » pour Gaza est incompatible avec ces données, et qu'Ankara doit être considérée comme un parrain actif du mouvement plutôt que comme un médiateur neutre.
Lire dans l'édition → - JNS - Au JNS International Policy Summit tenu à Jérusalem au Waldorf Astoria, le ministre israélien des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme Amichai Chikli (Likoud) identifie « le nouvel axe » géopolitique frériste comme réunissant la Turquie d'Erdoğan, la Syrie d'al-Sharaa et le Qatar, qualifié de « PR state des Frères musulmans », et juge ce bloc « bien plus préoccupant que l'Iran » désormais affaibli
Le 23 juin, le ministre israélien des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme Amichai Chikli (Likoud) s'exprime au deuxième JNS International Policy Summit tenu au Waldorf Astoria de Jérusalem. Selon le compte rendu publié le même jour par JNS sous la plume de David Isaac, le ministre identifie « le nouvel axe » géopolitique post-affaiblissement de l'Iran : un bloc à dominante frériste réunissant la Turquie d'Erdoğan, la Syrie d'al-Sharaa et le Qatar. Il qualifie le Qatar de « PR state des Frères musulmans » via le rôle d'Al-Jazeera, et accuse le président turc Erdoğan de poursuivre une vision néo-ottomane d'expansion régionale. Chikli juge ce bloc « bien plus préoccupant que l'Iran » désormais affaibli. Le ministre appelle parallèlement à armer les agents de sécurité des communautés juives à l'étranger, en référence aux attaques récentes de Montréal et de Bondi Beach, et critique les réponses des gouvernements canadien et australien jugées insuffisantes face à la montée de l'antisémitisme.
Lire dans l'édition → - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt rend compte de l'inculpation fédérale, dans le district Est du Michigan, d'Ahmet Kerem Korkaya - ancien étudiant en médecine à l'Université du Michigan dont le père Hasan Körkaya est lié à des institutions universitaires turques affiliées au gouvernement Erdoğan - et de sept co- accusés, pour un projet de menaces, d'empoisonnement et d'incendie visant des entités pro-israéliennes entre 2024 et 2026
Le 25 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur l'inculpation fédérale, dans le district Est du Michigan, d'Ahmet Kerem Korkaya, citoyen américain naturalisé né en Turquie, ancien étudiant en médecine à l'Université du Michigan ayant participé aux activités du Muslim Students Association à Georgia Tech. Son père Hasan Körkaya est chercheur en oncologie à l'Institut du cancer Karmanos, avec des liens professionnels à des universités turques affiliées au gouvernement Erdoğan. Korkaya est poursuivi avec sept co-accusés (Zainab Aliasgar Hakim, Amatullah Aliasgar Hakim, Paige Elizabeth Feyock, Jonathan Hongru Zou, Alexander Matthew Sepulveda, Mariam Muhammed Odeh, Colin Hunter Weger) pour conspiration à transmettre des menaces dans le commerce interétatique et étranger. Les communications chiffrées versées au dossier évoquent l'empoisonnement de victimes et l'incendie de biens visant des institutions et personnalités pro-israéliennes entre 2024 et 2026. L'enquête éclaire la dimension nord-américaine des réseaux d'intimidation liés à la mouvance turque.
Lire dans l'édition → - Le CERIF publie une réaction de Florence Bergeaud-Blackler à la tribune des cinquante juristes parue dans Le Figaro le 12 mai 2026 contre la proposition de loi Retailleau ; elle juge l'alerte des juristes « fondée » mais recommande quatre correctifs pour rendre le texte opérant : nommer expressément l'« entrisme islamiste » comme cible, soumettre le gel des avoirs à un contrôle judiciaire préalable, définir précisément les comportements visés et plafonner la durée des mesures administratives
Le 21 juin, le Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF) publie sous la plume de sa présidente Florence Bergeaud-Blackler, directrice de recherche au CNRS, la Réaction n° 2026/18 intitulée « Loi sur l'entrisme islamiste : une alerte fondée ». Le texte répond à la tribune publiée le 12 mai 2026 dans Le Figaro par plus de cinquante juristes, qui alertaient sur les risques que la proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste - déposée par le sénateur Bruno Retailleau et adoptée en première lecture par le Sénat le 5 mai 2026 - ferait peser sur les libertés publiques. L'article 6 prévoit notamment le gel des avoirs des personnes qui « provoquent » ou « contribuent » à la discrimination, à la haine ou à la violence, par décision ministérielle et sans condamnation pénale préalable ; les juristes y voyaient une « lettre de cachet moderne » susceptible d'être détournée contre des organisations relevant des domaines les plus divers. Bergeaud-Blackler juge l'alerte « fondée » mais soutient que le défaut central du texte est rédactionnel et formule quatre recommandations : nommer expressément l'« entrisme islamiste » comme objet de la loi, exiger un contrôle judiciaire préalable au gel des avoirs, définir avec précision les comportements visés, et fixer une durée maximale aux mesures administratives. Selon l'auteur, ces correctifs permettraient simultanément de protéger les libertés publiques et de renforcer l'efficacité du dispositif contre l'islamisme légaliste.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - The Spectator : Dean Godson, directeur de Policy Exchange, dénonce l'écart entre l'approche britannique de l'islamisme non violent - traité comme un problème extérieur au champ de la sécurité - et celle de la France, de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Belgique, du Danemark, des Pays-Bas, de l'Espagne et de la Suède qui publient des rapports publics ou surveillent activement les réseaux fréristes
Le 17 juin, The Spectator publie sous la plume de Dean Godson, directeur du think tank Policy Exchange, un article intitulé « Islamism, the Muslim Brotherhood and the limits of Labour's resolve ». L'auteur soutient que l'appareil de sécurité britannique a considéré que « l'islamisme non violent n'est pas son problème », concentrant son action sur les groupes violents tels qu'al-Qaïda et Daech tout en négligeant la menace idéologique en amont. Il rappelle que le MI5 mentionne publiquement Daech et al-Qaïda mais s'abstient d'évoquer les Frères musulmans, et que certains responsables britanniques se représentent les islamistes non violents comme un « Sinn Féin islamique » censé modérer les éléments violents. Godson relève que le rapport français de 2025 sur les Frères musulmans avait identifié deux structures britanniques - la Muslim Association of Britain et l'Islamic Forum of Europe - et rappelle que l'Allemagne, la France, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suède publient des rapports ou surveillent activement les réseaux fréristes, tandis que l'Allemagne vient d'alerter sur l'infiltration des structures politiques par les Frères musulmans et que la France a interdit une réunion frériste à Nantes. L'auteur recommande la publication effective du rapport « State of Extremism » promis par le gouvernement, l'affectation de ressources dédiées au MI5, la reprise de la publication des listes de prêcheurs interdits et la création de « fusion centers » sur le modèle danois.
Lire dans l'édition → - Belgique - Gatestone : Grégoire Canlorbe publie la seconde partie de son entretien avec Joël Rubinfeld, président-fondateur de la Ligue belge contre l'antisémitisme, qui documente la hausse de 1 000 % des actes antisémites recensés par Unia dans les trois mois suivant le 7 octobre 2023, l'accroissement des départs annuels de Juifs belges (de 60 à plus de 300 par an depuis 2000) et le positionnement de huit partis politiques belges sur douze qui accusent Israël de génocide
Le 19 juin, Gatestone Institute publie sous la plume de Grégoire Canlorbe la seconde partie d'un entretien avec Joël Rubinfeld, président-fondateur de la Ligue belge contre l'antisémitisme et de la Coalition juive pour le Kurdistan, ancien président du Comité de coordination des organisations juives en Belgique. Rubinfeld documente la hausse de 1 000 % des actes antisémites recensés par Unia dans les trois mois qui ont suivi le 7 octobre 2023, et l'accroissement des départs annuels de Juifs belges, passés d'une soixantaine par an avant 2000 à plus de trois cents en moyenne aujourd'hui, en corrélation avec les épisodes de conflit au Proche-Orient. Il rappelle plusieurs décisions administratives belges ressenties comme discriminatoires : refus de services consulaires à des citoyens belges juifs résidant en Cisjordanie, interdiction du survol d'aéronefs transportant du matériel militaire à destination d'Israël. Il observe enfin que huit partis politiques belges sur douze accusent Israël de génocide. L'entretien décrit l'antisémitisme comme un « virus » qui « s'adapte à son environnement » et alimente aussi bien le discours d'une partie de la gauche que celui de la droite.
Lire dans l'édition → - Autriche - La Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI) publie une note rendant compte de sa participation au deuxième colloque du CERIF tenu le 10 juin 2026 à Saint-Ouen : son directeur adjoint Ferdinand Haberl est intervenu sur les modes d'action des Frères musulmans (« activités au sein des structures de la société civile » plutôt que confrontation ouverte) et sa responsable de recherche Alexander Weissenburger sur l'organisation salafiste IMAN, active dans l'espace germanophone
Le 18 juin, le Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), centre autrichien de documentation sur l'islam politique créé par le gouvernement en 2020, publie une note rendant compte de sa participation au deuxième colloque du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF) tenu le 10 juin 2026 à Saint-Ouen, près de Paris, sur le thème « Islamism in Europe ». Le directeur adjoint Ferdinand Haberl est intervenu sur le sujet « Qui sont les Frères musulmans et comment opèrent-ils ? », soulignant que l'influence frériste s'exerce « par des activités au sein des structures de la société civile » plutôt que par la confrontation ouverte, et examinant les contre-stratégies démocratiques susceptibles d'être opposées à l'islamisme légaliste. La responsable de recherche Alexander Weissenburger a présenté une analyse de l'organisation salafiste IMAN, active dans l'espace germanophone, en soulignant que, malgré leurs différences idéologiques, les divers mouvements islamistes partagent des « objectifs sociopolitiques similaires » et peuvent coopérer en vue d'une société plus islamisée. Le même jour, le DPI rend compte de l'intervention de sa directrice Lisa Fellhofer au Parlement du Land de Salzbourg sur les besoins d'action en matière de politique d'intégration au regard de l'islam politique.
Lire dans l'édition → - Allemagne - Markus Lanz (ZDF) consacre une émission au débat sur l'islamisme politique et l'infiltration frériste dans les partis (SPD, Verts, Die Linke) avec Lamya Kaddor (Verts/Bundestag), Sascha Adamek (FOCUS Online), Güner Balci (intégration Berlin- Neukölln) et la publiciste Khola Maryam Hübsch ; la séquence se prolonge dans la presse Springer
Le 16 juin à 22 h 45, l'émission « Markus Lanz » (ZDF) consacre un débat à l'islamisme politique en Allemagne, dans la suite directe de l'alerte de Sinan Selen (BfV) au Bundestag le 5 juin (voir S25) et de la brochure DEVI présentée par AK Polis en S24. Sascha Adamek, journaliste d'investigation à FOCUS Online déjà identifié dans la veille pour ses enquêtes sur Neukölln, dénonce un « problème gigantesque » d'infiltration de la Confrérie musulmane dans les partis politiques, en particulier à Berlin sous l'ancienne gestion SPD. Lamya Kaddor, porte-parole religieuse de la fraction Verts au Bundestag, critique les déclarations contradictoires du gouvernement fédéral, qui affirmait un mois plus tôt qu'il n'y avait « pas d'augmentation significative » des dangers. Güner Balci, responsable de l'intégration à Berlin-Neukölln, dénonce un islam « ultra- réactionnaire » considérant la séparation des sexes comme « l'âge de pierre ». La publiciste Khola Maryam Hübsch a un échange tendu avec Lanz sur le voile et sur l'homosexualité, qu'elle qualifie de « non agréable à Dieu ». La séquence se prolonge dans la presse Springer : Bild publie un article attribuant à une journaliste la déclaration « des musulmans me disent que l'Allemagne doit perdre », et Hübsch obtient peu après une einstweilige Verfügung (référé) contre Bild, qui l'avait précédemment qualifiée d'« islamiste » et d'« ennemie de la Constitution » après une apparition sur « hart aber fair ».
Lire dans l'édition → - Allemagne - Bayerischer Rundfunk (ARD) diffuse un reportage « Bedeckte Mode boomt » présentant la « Modest Fashion » islamique comme tendance grand public ; le Vice-ministre- président de Bavière Hubert Aiwanger (Freie Wähler) demande à la politique de « montrer le carton rouge à l'islamisme »
Mi-juin, la chaîne publique régionale Bayerischer Rundfunk (ARD) diffuse un reportage intitulé « Bedeckte Mode boomt » présentant la « Modest Fashion » - mode pudique d'inspiration islamique - comme tendance grand public, à partir d'une boutique de Nuremberg spécialisée dans la mode islamique. Le reportage est largement critiqué pour avoir présenté un phénomène de prescription religieuse comme un simple style vestimentaire moderne, sans contextualisation critique. La séquence la plus commentée est celle où le mari de la propriétaire de la boutique compare les femmes à des téléphones portables protégés par une coque. Hubert Aiwanger, Vice-ministre-président de Bavière (Freie Wähler), réagit en appelant la politique à « montrer le carton rouge » (rote Karte) à l'islamisme. Le reportage s'inscrit dans le travail historique du CERIF sur la consommation religieuse comme vecteur d'islamisation soft (cf. ouvrage « Le marché halal » de Florence Bergeaud-Blackler).
Lire dans l'édition → - Allemagne - Berliner Zeitung dénonce le « modèle commercial » (Geschäftsmodell) de la critique de l'islam et s'interroge : « un débat sérieux est-il vraiment voulu ? » ; contre-point notable à la séquence Lanz/Bild/BR
Dans la même séquence, la Berliner Zeitung publie une tribune critique de l'écosystème médiatique de l'« islamcritique » allemand, sous le titre « Geschäftsmodell Islamkritik : Ist eine ernsthafte Diskussion überhaupt gewollt ? ». L'article interroge le modèle économique et politique des « experts » médiatiques sollicités sur la question de l'islam, et soutient que la couverture spectaculaire de Bild ou de Lanz nuit à un débat de fond. L'item documente la polarisation média allemande sur le sujet : Bild (groupe Axel Springer) en critique frontale des publicistes musulmans d'un côté, Berliner Zeitung en critique du « business » de l'islam- critique de l'autre. L'Observatoire CERIF présente les deux faces conformément à sa ligne éditoriale.
Lire dans l'édition → - Union européenne / Turquie - Nordic Monitor : Levent Kenez analyse le rapport 2025 du Parlement européen qui demande l'examen d'une interdiction des organisations affiliées aux Loups gris (Ülkü Ocakları) sur le sol européen, la cessation du soutien aux structures liées aux Frères musulmans et l'arrêt des campagnes d'influence politique menées par Ankara au sein des diasporas turques en Europe
Le 19 juin, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une analyse du rapport 2025 du Parlement européen sur la Turquie, qui condamne les activités de répression transnationale menées par le gouvernement turc au-delà de ses frontières - intimidations, retours forcés, usage détourné des mécanismes de coopération internationale, soupçons d'abus des canaux d'Interpol pour localiser et poursuivre des opposants politiques résidant dans l'Union, ciblage des partisans du mouvement Gülen et instrumentalisation de l'agence Anadolu présentée comme un « organe de propagande » fragilisant la cohésion sociale des États membres. Le rapport formule trois demandes opérationnelles : examiner l'interdiction des organisations affiliées aux Loups gris (Ülkü Ocakları), mouvement ultranationaliste lié au parti MHP et présent en France, en Autriche et en Allemagne ; cesser tout soutien aux organisations liées aux Frères musulmans ; mettre fin aux campagnes d'influence politique menées par Ankara auprès des diasporas turques en Europe.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt documente, à partir d'un entretien du FBI versé à une procédure judiciaire américaine, le rôle de la Turquie comme corridor de transit des combattants étrangers ayant rejoint l'État islamique en Syrie via Gaziantep, et rappelle que les enquêtes des procureurs turcs (2014-2016) qui mettaient en cause les services de renseignement (MIT) ont été interrompues sous le gouvernement Erdogan
Le 16 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête fondée sur des documents judiciaires américains et un entretien du FBI versé à une procédure pénale fédérale aux États-Unis. Le cas central est celui d'Emraan Ali, ressortissant de Trinité-et-Tobago âgé de 59 ans, qui a plaidé coupable du chef de soutien matériel au terrorisme après avoir transité par la Turquie en mars 2015 pour rejoindre, avec son épouse et six enfants, les zones contrôlées par l'État islamique en Syrie. Les pièces décrivent un système structuré de filtrage par cooptation (« quelqu'un doit dire qu'il [vous] connaît et [vous] recommande »), une coordination logistique passant par Gaziantep, des transferts financiers via Western Union et des courtiers informels (hawala). L'enquête identifie İlhami Balı (« Abu Bakr ») comme commandant frontalier de l'organisation chargé de coordonner les mouvements de recrues étrangères, et indique, sur la foi de documents internes turcs, qu'il a bénéficié de soins hospitaliers en juillet 2016 malgré des mandats d'arrêt actifs. Les enquêtes ouvertes par les procureurs turcs entre 2014 et 2016 sur l'implication des services de renseignement (MIT) ont été interrompues par le gouvernement Erdogan, les enquêteurs étant ensuite licenciés, poursuivis ou emprisonnés.
Lire dans l'édition → - Gatestone : Khaled Abu Toameh soutient que le Memorandum of Understanding signé entre l'administration Trump et l'Iran a déjà enhardi le Hamas, qui appelle ouvertement à intensifier les attaques contre Israël et à déplacer le centre de son djihad de Gaza vers la Cisjordanie, où 243 actes de « résistance » ont été recensés en mai 2026 par les médias affiliés au mouvement
Le 18 juin, Khaled Abu Toameh publie pour Gatestone Institute une analyse intitulée « Trump's Iran 'Deal' Has Already Emboldened Hamas ». L'auteur soutient que le Memorandum of Understanding signé entre l'administration Trump et l'Iran a déjà conduit le Hamas à accroître ses appels à l'escalade contre Israël et à annoncer le déplacement du centre de son djihad de Gaza vers la Cisjordanie. Le porte-parole militaire du mouvement, Abu Obeida, a salué des fusillades récentes et appelé les Palestiniens à « intensifier les attaques ». Selon des chiffres compilés par des médias affiliés au Hamas, 243 actes de « résistance » - fusillades, attaques à la voiture-bélier et accrochages armés - ont été recensés au cours du seul mois de mai 2026. L'auteur estime que l'accord présente trois défauts : il ne traite pas des forces supplétives iraniennes (Hamas, Hezbollah, Houthis), il est interprété par les organisations terroristes comme un signal de faiblesse, et la levée de sanctions attendue dégagera des fonds qui financeront le terrorisme par procuration. Il rappelle que « les accords internationaux et les arrangements diplomatiques ne convainquent pas les organisations terroristes » d'abandonner leur idéologie djihadiste.
Lire dans l'édition → - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt rend compte de l'opposition de plus de 1 100 victimes du terrorisme parrainé par l'Iran à l'accord de poursuite différée (DPA) approuvé le 17 juin 2026 par le juge fédéral Richard M. Berman au bénéfice de la banque publique turque Halkbank, qui échappe à toute amende, à toute reconnaissance de culpabilité et à toute indemnisation, le département de la Justice invoquant des « considérations diplomatiques et de sécurité nationale » liées aux négociations sur Gaza
Le 22 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête documentant l'opposition de plus de 1 100 victimes d'attaques terroristes parrainées par l'Iran - dont des survivants de l'attentat de Beyrouth de 1983 (241 militaires américains tués) - à l'accord de poursuite différée (Deferred Prosecution Agreement, DPA) signé le 6 mars 2026 et approuvé le 17 juin 2026 par le juge fédéral Richard M. Berman au bénéfice de la banque publique turque Halkbank. L'accord permet à Halkbank d'échapper à toute amende, à toute reconnaissance de culpabilité et à toute indemnisation des victimes, dont les jugements impayés à l'encontre de l'Iran dépassent 10 milliards de dollars. Le département de la Justice de l'administration Trump invoque des « considérations diplomatiques et de sécurité nationale » liées aux négociations américano-turques portant sur la bande de Gaza, la libération d'otages israéliens et un cessez-le-feu avec le Hamas. Les victimes estiment que les négociations ont « transformé une poursuite criminelle en outil de marchandage diplomatique ». L'enquête rappelle que Halkbank est accusée d'avoir contribué à transférer environ 20 milliards de dollars pour le compte de l'Iran entre 2012 et 2016, dans un schéma d'évasion des sanctions auquel le président Erdogan aurait personnellement consenti.
Lire dans l'édition → - Le tribunal judiciaire de Strasbourg relaxe Florence Bergeaud-Blackler (CNRS, présidente du CERIF) et annule la procédure en diffamation engagée par la doctorante Iman El Feki, pour défaut d'identification précise des passages incriminés
Le 12 juin, Le JDD révèle sous la plume de Victor Lefebvre que le tribunal judiciaire de Strasbourg a prononcé, le 11 juin 2026, la nullité de la procédure en diffamation engagée contre Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue, directrice de recherche au CNRS et présidente du CERIF, par Iman El Feki, doctorante en sociologie à l'université de Strasbourg. La plainte visait un message publié sur X le 4 mars 2025 dans lequel la chercheuse écrivait : « L'idéologie frériste s'est installée progressivement dans les universités depuis trente ans. » Le tribunal retient la nullité pour violation de l'article 50 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, jugeant que les propos poursuivis n'avaient pas été identifiés avec une précision suffisante. La présidente de l'université de Strasbourg Frédérique Berrod s'était engagée par courrier du 22 mai 2025 à prendre en charge 1 800 euros de frais de justice de la doctorante. Les avocats de la chercheuse, Me Louis Cailliez et Me Vinciane de Sigy, déclarent : « Le Tribunal a suivi la seule boussole qui vaille : le droit. »
Lire dans l'édition → - Le Figaro : Etienne Jacob rend compte du deuxième colloque du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF), tenu à Saint-Ouen, où onze chercheurs - dont Pierre Vermeren, Fabrice Balanche et Lorenzo Vidino - tirent la sonnette d'alarme sur la montée du frérisme et du salafisme en France et en Europe ; Florence Bergeaud-Blackler y décrit une « vision intégraliste » qui s'étend à l'échelle mondiale
Le 10 juin, Le Figaro publie sous la plume d'Etienne Jacob un compte rendu du deuxième colloque du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (CERIF), tenu à Saint-Ouen, qui a réuni onze chercheurs autour de la menace que l'entrisme islamiste fait peser sur les démocraties occidentales. La présidente du CERIF, l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, y alerte sur une « vision intégraliste » portée par les Frères musulmans et les salafistes qui s'étend à l'échelle mondiale, illustrée notamment par la diffusion du halal dans l'ensemble des secteurs économiques. L'historien Pierre Vermeren souligne que, pour les Frères musulmans, « l'école laïque doit être combattue » et déplore les atteintes à la laïcité scolaire. Le géographe Fabrice Balanche dénonce l'emprise de mouvances radicales à l'université, estimant que « l'objectif des islamogauchistes est d'empêcher toute critique de l'islam ». Parmi les autres intervenants figurent Sergio Altuna, Ferdinand Haberl, Alexander Weissenburger et Lorenzo Vidino (université George Washington). L'article s'inscrit dans le constat d'une progression conjointe du frérisme et du salafisme sur le territoire.
Lire dans l'édition → - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt révèle, document fuité à l'appui, une opération de surveillance des services de renseignement turcs à Strasbourg lors d'une manifestation du 25 juin 2025 devant le Conseil de l'Europe, dont le renseignement collecté a été ensuite transmis à la police d'Ankara puis versé à un tribunal turc contre un opposant exilé en Allemagne
Le 11 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête à partir d'un document interne du gouvernement turc qui documente une opération de surveillance menée par les services turcs à Strasbourg le 25 juin 2025, lors d'une manifestation pacifique de la Peaceful Actions Platform rassemblant environ 5 000 participants - élus européens, membres de l'APCE, universitaires et militants - pour exiger l'exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme contre la Turquie. Les notes de renseignement compilées sur les participants ont été transmises à la direction de la police d'Ankara le 22 juillet 2025, puis versées à un tribunal d'Ankara par le chef de la police Engin Aydın en mai 2026 contre un critique du régime résidant en Allemagne après y avoir obtenu l'asile politique. Bozkurt inscrit ce dossier dans un schéma documenté d'opérations de surveillance des services turcs en Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Suède et Suisse.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - The Spectator : Andrew Gilligan (Policy Exchange) documente la perte de pertinence du Muslim Council of Britain, dont la représentativité réelle repose sur le poids de l'UK Islamic Mission (relais du Jamaat-e-Islami pakistanais) et de l'Islamic Forum of Europe (relais du Jamaat-e-Islami bangladais)
Le 13 juin, The Spectator publie un nouvel article d'Andrew Gilligan, senior fellow à Policy Exchange, qui documente l'effacement institutionnel du Muslim Council of Britain (MCB). Le secrétaire général Wajid Akhter reconnaît son incapacité à structurer l'organisation et aucun candidat ne se présente pour lui succéder. L'assemblée générale annuelle a vu ses délais de dépôt d'inscription prolongés faute de participants ; en 2021, seuls 167 votes avaient été comptabilisés. Bien que le MCB revendique plus de 500 organisations membres, Gilligan montre un fort recouvrement au profit de deux structures dominantes : l'UK Islamic Mission (29 affiliés), décrite comme un relais britannique du parti islamiste pakistanais Jamaat-e-Islami, et l'Islamic Forum of Europe (15 affiliés), relais de la version bangladaise du même mouvement - deux organisations idéologiquement liées aux Frères musulmans. L'article prolonge l'enquête du même auteur sur la National Association of Muslim Police publiée la semaine précédente (voir S25).
Lire dans l'édition → - Allemagne - Middle East Forum (Focus on Western Islamism) : Jules Gomes rapporte les avertissements de Sinan Selen, président du Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV, renseignement intérieur), sur l'influence ciblée exercée par les groupes islamistes - et en particulier les Frères musulmans - sur les structures étatiques et politiques allemandes, dans le but de transformer l'État et la société
Le 14 juin, le Middle East Forum publie, via sa plateforme Focus on Western Islamism et sous la plume de Jules Gomes, un article consacré aux mises en garde de Sinan Selen, 54 ans, président depuis 2025 du Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV), le service de renseignement intérieur allemand. Selon Selen, « les groupes islamistes en général et les Frères musulmans en particulier exercent une influence ciblée sur les structures étatiques et politiques en Allemagne en vue de transformer l'État et la société ». Il décrit l'objectif ultime de ces tentatives d'infiltration comme « l'établissement d'une société islamique » et estime que « les partis situés à la gauche de l'échiquier politique sont plus ouverts et plus exposés aux contacts et à l'infiltration des islamistes ».
Lire dans l'édition → - Autriche - La directrice de la Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), Sandra Fellhofer, intervient dans Die Presse, sur le fonds d'intégration ÖIF et sur Ö1 pour distinguer islam et islamisme et alerter sur la radicalisation en ligne des jeunes femmes et sur les financements transfrontaliers du Hezbollah en Europe
Le 8 juin, le Dokumentationsstelle Politischer Islam (DPI), centre autrichien de documentation sur l'islam politique créé par le gouvernement en 2020, publie une note sur les interventions médiatiques récentes de sa directrice Sandra Fellhofer dans Die Presse, sur le portail du fonds d'intégration ÖIF et sur la radio publique Ö1. Fellhofer y rappelle la distinction entre islam comme religion et orientations islamistes ou extrémistes, signale les tendances religieuses parmi les jeunes Viennois, les problématiques d'intégration et les mariages forcés, et insiste sur l'urgence d'un travail de prévention en milieu scolaire pour renforcer les valeurs démocratiques. L'intervention rappelle également l'étude publiée par le DPI en avril 2026 sur les réseaux de financement du Hezbollah en Europe, et alerte sur la polarisation alimentée par les idéologies religieuses extrémistes, en particulier sur les réseaux sociaux à destination des jeunes femmes.
Lire dans l'édition → - Suède - ECLJ : Youssef Ayed analyse la décision du gouvernement suédois d'abandonner progressivement le terme « islamophobie » dans les enceintes européennes et onusiennes, la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard jugeant le concept « problématique » parce qu'il confond la critique légitime d'une religion et la discrimination ; l'auteur y voit le révélateur d'une architecture institutionnelle européenne et onusienne protégeant excessivement l'islam de la critique
Le 1er mai, l'European Centre for Law and Justice (ECLJ) publie sous la plume de Youssef Ayed une analyse de la décision du gouvernement suédois d'abandonner progressivement l'usage du terme « islamophobie » dans les enceintes européennes et onusiennes. La ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard estime que « le concept d'islamophobie est problématique » : le suffixe « -phobie » renvoie à des peurs individuelles irrationnelles plutôt qu'à des actes concrets de discrimination, et le terme risque de confondre la critique légitime d'une religion avec la haine ou la discrimination visant des personnes. Stockholm privilégie désormais les notions de « racisme antimusulman » ou de « haine antimusulmane ». L'ECLJ replace cette décision dans une critique plus large de l'architecture institutionnelle européenne et onusienne, qu'il juge soucieuse de protéger l'islam de toute critique tout en demeurant, selon l'auteur, silencieuse sur les persécutions de chrétiens (estimées à 380 millions de personnes affectées en 2025), pour lesquelles aucun mécanisme comparable de protection n'existe.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt révèle l'existence d'un réseau civil de mobilisation à dimension paramilitaire, dirigé par Orhan Uzuner, beau-père de Necmettin Bilal Erdogan, et construit depuis 2016 avec l'appui d'agences de l'État, de municipalités AKP et d'organisations civiques pro-gouvernementales
Le 15 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur un réseau civil pro-gouvernemental de mobilisation à l'échelle nationale, qualifié par l'auteur de structure paramilitaire de facto. Le réseau est dirigé par Orhan Uzuner, beau-père de Necmettin Bilal Erdogan, fils cadet du président turc, et a été construit depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016 avec le soutien d'agences de l'État, de municipalités contrôlées par l'AKP et d'organisations civiques pro-gouvernementales. L'enquête détaille la combinaison d'un recrutement à l'échelle nationale, d'une coordination étroite avec les institutions publiques, d'une infrastructure de communication sécurisée et de soupçons d'accès à des armes à feu, qui alimentent le débat sur la nature réelle de l'organisation : mouvement civique volontaire ou force de loyauté politique destinée à protéger le pouvoir en période de crise. Le dossier s'inscrit dans la documentation de Nordic Monitor sur les structures paramilitaires associées au régime, notamment la société SADAT.
Lire dans l'édition → - Turquie / Chypre - Nordic Monitor : Levent Kenez analyse les réactions d'Ankara à l'accord de coopération de défense franco-chypriote signé le 8 juin 2026, aux rapprochements diplomatiques entre Chypre et l'Asie centrale (Kazakhstan) et à l'approfondissement de l'axe Israël-Grèce-Chypre, dans un contexte où le budget turc 2026 alloue près de 50 % de l'aide à Chypre du Nord aux dépenses de défense
Le 12 juin, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une analyse des défis diplomatiques nouveaux auxquels Ankara est confrontée sur le dossier chypriote. Le président Erdogan a averti que toute tentative d'« atteinte aux droits turcs et chypriotes-turcs » recevrait une « réponse très claire et très ferme ». L'avertissement intervient alors que la France et Chypre ont signé le 8 juin 2026 un accord de coopération de défense qui étend la coordination militaire et les exercices conjoints - accord auquel le ministère turc de la Défense a publiquement objecté le 11 juin. Chypre a parallèlement renforcé ses liens diplomatiques avec l'Asie centrale, notamment avec le Kazakhstan, et Israël, la Grèce et Chypre approfondissent leurs partenariats stratégiques en matière de défense et d'énergie. Le budget 2026 d'aide turque à Chypre du Nord consacre près de 50 % de ses dépenses au domaine militaire, témoignant du poids sécuritaire dans le positionnement insulaire. Le dossier s'inscrit dans la séquence ouverte par l'accord économique turco-chypriote du nord d'avril 2026 et le rapport de l'Académie nationale du renseignement turc analysé par Kenez en S25.
Lire dans l'édition → - Gatestone : Khaled Abu Toameh analyse, à la suite des négociations du Caire menées par l'Égypte, le Qatar et la Turquie, le refus du Hamas de désarmer et la stratégie de marchandage qui consiste à conditionner toute remise d'armes à des garanties politiques et de sécurité pour ses cadres
Le 11 juin, Khaled Abu Toameh publie pour Gatestone Institute une analyse intitulée « The Ongoing Charade of Hamas Disarmament ». L'auteur soutient que le Hamas ne désarme pas mais marchande, conditionnant toute remise d'armes à des garanties politiques et de sécurité pour ses cadres. Selon lui, les négociations menées au Caire avec la médiation de l'Égypte, du Qatar et de la Turquie permettent au Hamas de gagner du temps : « les organisations terroristes ne négocient pas volontairement leur propre disparition » et « tout accord qui permet au Hamas de survivre politiquement tout en conservant son influence ne fait que reporter la guerre suivante ». Le Qatar et la Turquie, soutiens politiques et financiers historiques du mouvement, ne sont pas en mesure d'exercer une pression crédible. L'auteur estime que la quête de stabilité de l'administration Trump est interprétée par Téhéran et ses relais comme un signal de faiblesse.
Lire dans l'édition → - Gatestone : Robert Williams documente l'accroissement de la coopération militaire entre l'administration Trump et le Qatar (systèmes anti-drones, aéronefs téléguidés), rappelle l'évaluation d'un ancien responsable du Mossad pour qui « le Qatar est en tête du financement du terrorisme dans le monde, davantage que l'Iran », et l'estimation des 400 milliards de dollars de dons qataris aux institutions universitaires américaines
Le 10 juin, Robert Williams publie pour Gatestone Institute une analyse intitulée « Qatar: Trump Administration Making States that Sponsor Terrorism Great Again ». L'auteur documente le renforcement militaire du Qatar permis par l'administration Trump, à travers la livraison de systèmes anti-drones et d'aéronefs téléguidés, qui transforme la flotte aérienne qatarie - négligeable en 2014 - en « l'une des plus puissantes du Moyen-Orient ». Il rappelle l'évaluation de l'ancien responsable du Mossad Udi Levy (YNet, avril 2024) pour qui « le Qatar est en tête du financement du terrorisme dans le monde, davantage que l'Iran », ainsi que l'estimation, parfois discutée, de plus de 400 milliards de dollars de dons qataris aux institutions universitaires américaines. Williams décrit Doha comme une « machine de propagande anti-israélienne génocidaire » et s'inquiète des conséquences sécuritaires à plus long terme.
Lire dans l'édition → - GW Program on Extremism (The Threat) : Jeffrey Parsons documente le bénévolat médical du candidat au Congrès du New Jersey Adam Hamawy au sein de la Benevolence International Fund (BIF) dans la Bosnie des années 1990, organisation ensuite désignée « Specially Designated Global Terrorist » par le Trésor américain pour ses liens avec al-Qaïda
Le 8 juin, Jeffrey Parsons publie pour la Substack The Threat du GW Program on Extremism une note documentaire sur le candidat au Congrès du New Jersey Adam Hamawy. L'auteur établit que Hamawy, à l'époque interne en médecine, a apporté son concours médical à la Benevolence International Fund (BIF) au milieu des années 1990, intervenant à Sarajevo et Zenica pendant des durées allant d'une dizaine de jours à plusieurs semaines pendant la guerre civile bosniaque. La BIF, aujourd'hui dissoute, a été désignée par le Trésor américain comme « Specially Designated Global Terrorist » : sous couvert d'aide humanitaire, l'organisation aurait acheminé des ressources à des combattants djihadistes, sa direction étant liée à des figures d'al-Qaïda telles qu'Enaam Arnaout et Adel Batterjee, proches d'Oussama ben Laden. Parsons précise que Hamawy n'est pas accusé d'avoir sciemment soutenu les activités terroristes de la BIF et que son bénévolat est intervenu plusieurs années avant la désignation publique de l'organisation.
Lire dans l'édition → - « J'ai infiniment plus de respect pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l'État d'Israël » : Le Figaro revient sur les dessous de la condamnation en appel de l'islamologue François Burgat pour apologie du terrorisme (5 000 € d'amende et trois ans d'inéligibilité)
Le 5 juin, Le Figaro revient sur la condamnation de François Burgat, islamologue et ancien directeur de recherche au CNRS, déclaré coupable d'apologie du terrorisme par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 27 mai 2026 et condamné à 5 000 euros d'amende assortis de trois ans d'inéligibilité - un an après sa relaxe en première instance par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence. Les poursuites visaient des publications diffusées sur X en janvier 2024 au sujet du Hamas, parmi lesquelles le partage d'un communiqué du mouvement répondant à une enquête du New York Times sur les violences sexuelles commises le 7 octobre 2023, ainsi que la formule devenue emblématique du chercheur : « J'ai infiniment plus de respect pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l'État d'Israël. » François Burgat, qui dénonce une décision « politique » et « sous influence », a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, préalable à une éventuelle saisine de la Cour européenne des droits de l'homme. L'article documente la mobilisation d'une partie du monde académique et des réseaux propalestiniens autour de la défense du chercheur.
Lire dans l'édition → - « C'est une espèce d'halalisation de la ville » : Le Figaro recense les signalements de prières diffusées par haut-parleurs et de prières de rue lors de l'Aïd el-Kébir, et documente la difficulté des maires à concilier ordre public et neutralité de l'espace public
Le 4 juin, Le Figaro publie une enquête de Stéphane Kovacs sur les signalements reçus par plusieurs municipalités françaises après l'Aïd el-Kébir du 27 mai 2026. À Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), commune sans mosquée, le maire Charles Aslangul (LR) indique avoir reçu une cinquantaine de plaintes après la diffusion de prières islamiques par haut-parleurs entre 7h30 et 9h30, depuis une commune voisine ; le préfet du Val-de-Marne saisit les services de police pour identifier l'origine du dispositif sonore, en coordination avec les communes limitrophes. Des signalements analogues sont rapportés à Noisy-le-Grand, Fontenay-sous-Bois, Villemomble, Nantes, Marseille et Chalon-sur-Saône. Le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret (DVD) y voit le même objectif que les prières de rue : « imposer une pratique religieuse » dans l'espace public. L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, citée par Le Figaro, qualifie ces phénomènes de « stratégies coordonnées et progressives pensées depuis les années 1990 ». L'enquête prolonge la séquence ouverte par les déclarations de Laurent Nuñez sur la loi entrisme et par le rapport Beauvau sur les actes antireligieux (S24).
Lire dans l'édition → - Allemagne - Le président de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) Sinan Selen alerte le Bundestag, lors d'un petit-déjeuner parlementaire fermé, sur la stratégie d'infiltration des Frères musulmans dans les partis allemands ; les services identifient la Deutsche Muslimische Gemeinschaft (DMG) comme principale structure du mouvement avec environ 1 450 membres
Le 3 juin, BILD révèle, dans un article de Filipp Piatov, que Sinan Selen, président du Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV), a alerté plusieurs députés du Bundestag réunis lors d'un petit-déjeuner parlementaire fermé organisé sous le patronage du secrétaire d'État à l'Intérieur Christoph de Vries (CDU) sur la stratégie d'infiltration menée par les Frères musulmans dans les institutions et partis allemands. Selon des participants, Selen aurait décrit une démarche non violente mais « particulièrement stratégique et à long terme » consistant à nouer des relations avec des élus, des fonctionnaires et des organisations de la société civile pour influencer progressivement les décisions politiques selon une vision inspirée de la charia. Les Frères musulmans respecteraient les lois allemandes « tant que celles-ci sont compatibles avec la charia ». Les services estiment que la Deutsche Muslimische Gemeinschaft (DMG) constitue la principale structure organisationnelle du mouvement en Allemagne, avec environ 1 450 membres. Selon Selen, les partis du spectre politique de gauche seraient plus particulièrement exposés à ces tentatives de contact, par manque de connaissance des structures islamistes ou par tolérance mal comprise. La déclaration intervient un mois après une réponse écrite du gouvernement (6 mai 2026) qui niait disposer de preuves concrètes d'infiltration réussie au Bundestag. Le JDD couvre l'information le 5 juin sous la plume de Louise Dugast ; AK Polis en propose dès le 4 juin une synthèse en allemand, et le CERIF publie une note de lecture le 3 juin.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis, DEVI e.V. et Mernissi-de Gouges Bildungswerk annoncent une conférence publique au Rathaus Neukölln le 19 juin sur les stratégies des Frères musulmans à Berlin, avec Sascha Adamek, Martin Hikel (SPD), Seyran Ateş et Frederik Schindler (WELT)
Le 4 juin, AK Polis annonce la tenue d'une conférence publique le 19 juin au Rathaus Neukölln, intitulée « Neuköllner Dialog für Integration: Muslimbruderschaft in Berlin », consacrée aux stratégies de la confrérie en Allemagne et aux risques posés à la démocratie. Le programme inclut une introduction du maire de district Martin Hikel (SPD), un exposé du journaliste d'investigation Sascha Adamek sur ses enquêtes, et une table ronde réunissant des élus du SPD et de la CDU, l'imame Seyran Ateş et l'animateur Frederik Schindler (WELT). La conférence est coorganisée par AK Polis, DEVI e.V. et le Mernissi-de Gouges Bildungswerk. L'événement s'inscrit dans la séquence ouverte par les déclarations de Sinan Selen au Bundestag (voir ci-dessus) et par la brochure DEVI à destination des enseignants présentée par AK Polis en S24.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - The Spectator publie une enquête d'Andrew Gilligan (Policy Exchange) sur un document de la National Association of Muslim Police rédigé par Khaldoun Kabbani qui qualifie le sionisme de « manifestation de la haine anti-musulmane », Tsahal de « groupe terroriste sioniste » et défend le Hamas contre les récits du 7 octobre
Le 5 juin, The Spectator publie une enquête signée Andrew Gilligan, senior fellow à Policy Exchange, sur un document de 39 pages publié par la National Association of Muslim Police (NAMP), organisme officiel représentant les policiers musulmans britanniques et affilié à au moins 16 des 43 forces de police du Royaume-Uni. Le document, intitulé « Confronting Anti-Muslim Hatred » et rédigé par Khaldoun Kabbani, alors vice-président de la NAMP, qualifie le sionisme de « manifestation de la haine anti-musulmane » qui « prive les musulmans de leur humanité », décrit Tsahal comme « groupe terroriste sioniste » et défend le Hamas contre des « récits non vérifiés et alarmants » sur les violences commises le 7 octobre 2023 et après. Le texte demande également la suppression des termes « islamiste » et « djihadiste » du vocabulaire policier de contre-terrorisme. Une note de lecture du CERIF rédigée par Florence Bergeaud-Blackler qualifie le document d'« entrisme frériste institutionnel » par substitution patiente du cadre conceptuel islamiste au sein des structures policières britanniques. La Campaign Against Antisemitism appelle à une enquête formelle.
Lire dans l'édition → - Suisse / Italie - Middle East Forum (Focus on Western Islamism) : deux évêques catholiques, le Suisse Marian Eleganti et l'Italien Antonio Suetta, rompent avec la ligne vaticane du dialogue interreligieux et alertent sur la menace de l'islamisme en Europe après une série d'attaques jihadistes
Le 5 juin, Jules Gomes publie pour le Middle East Forum (programme Focus on Western Islamism) une enquête sur deux évêques catholiques européens qui prennent publiquement leurs distances avec la politique vaticane de dialogue avec l'islam. L'évêque suisse Marian Eleganti qualifie l'islam de « religion anti-chrétienne par nature » et reproche à une partie de l'épiscopat de minimiser le lien entre les violences jihadistes et l'enseignement islamique. L'évêque italien Antonio Suetta lance pour sa part un programme d'évangélisation à destination des musulmans, présentant « la proclamation de l'Évangile » comme le « don le plus précieux » qu'il puisse leur offrir. Leurs prises de position tranchent avec la ligne du pape Léon XIV et de feu le pape François, favorables au dialogue interreligieux, et interviennent après une série d'attaques de type jihadiste en Europe.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt révèle que Musa Akkari, représentant senior du Hamas en Turquie désigné terroriste par les États-Unis en juin 2024, affirme avoir reçu d'Erdogan la promesse personnelle d'une protection « comme à nos propres enfants »
Le 4 juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur Musa Akkari, Palestinien né à Jérusalem, ancien membre des Brigades Izz ad-Din al-Qassam (branche militaire du Hamas), libéré en octobre 2011 lors de l'échange Shalit et installé en Turquie depuis février 2023 où il agit comme représentant senior du Hamas. Désigné en juin 2024 comme terroriste par les autorités américaines (OFAC), Akkari aurait déclaré que le président Erdogan promet personnellement aux militants du Hamas exilés en Turquie : « Nous vous protégerons et prendrons soin de vous comme de nos propres enfants. » Selon Bozkurt, Akkari participe régulièrement à des réunions ministérielles avec Erdogan et dirige des structures médias liées au Hamas opérant depuis le territoire turc. L'article inscrit cette protection dans la stratégie systématique d'accueil des opérateurs du Hamas par Ankara depuis l'accord Shalit d'octobre 2011, et confirme le rôle de la Turquie comme base logistique, financière et de propagande pour le mouvement.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Levent Kenez analyse un rapport de l'Académie nationale du renseignement turc qui identifie Israël comme concurrent stratégique en Syrie et en Méditerranée orientale et préconise une « stratégie multicouche » combinant dialogue diplomatique et préparation militaire
Le 2 juin, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une analyse d'un rapport interne de l'Académie nationale du renseignement turc rendu public le 20 mai 2026. Le document identifie Israël comme un concurrent stratégique potentiel en Syrie et en Méditerranée orientale, et préconise une « stratégie multicouche » combinant dialogue diplomatique et préparation militaire. Les recommandations principales portent sur le renforcement des défenses aériennes et antimissiles, la protection des infrastructures critiques et l'amélioration de la résilience face aux cybermenaces. L'analyse prolonge la séquence ouverte par l'accord économique turco-chypriote du nord d'avril 2026, présenté par Ankara comme consacrant Chypre du Nord comme « front stratégique » face à Israël (voir S24).
Lire dans l'édition → - Gatestone : Khaled Abu Toameh analyse la perception, par le Hamas et l'Iran, des signaux de faiblesse envoyés par la diplomatie américaine, et l'effet d'enhardissement sur les organisations djihadistes
Le 4 juin, Khaled Abu Toameh publie pour Gatestone Institute une analyse intitulée « What Happens When Jihadists Smell Weakness ». L'auteur soutient que les hésitations et la modération diplomatique occidentales sont interprétées par le Hamas et l'Iran non comme une volonté de paix mais comme un aveu de faiblesse. Près de trois ans après le 7 octobre 2023, malgré la perte de nombreux cadres militaires, le Hamas conserve le contrôle de Gaza et refuse de désarmer. Selon Abu Toameh, les frictions publiques entre Washington et Jérusalem, ainsi que les pressions américaines rapportées pour limiter les frappes israéliennes contre le Hezbollah, enhardissent les organisations terroristes, lesquelles opèrent sur des échelles de temps générationnelles et non électorales : « la faiblesse, l'hésitation et les divisions publiques envoient exactement le mauvais message. »
Lire dans l'édition → - Beauvau publie son premier rapport annuel détaillé sur les actes antireligieux en France : 2 489 actes recensés en 2025, dont 53 % d'antisémites et +88 % d'anti-musulmans ; Laurent Nuñez dénonce une « haine antireligieuse qui progresse partout sur notre territoire »
Le 28 mai, le ministère de l'Intérieur publie son premier rapport annuel détaillé sur les actes antireligieux en France, en amont d'auditions nationales et territoriales destinées à mobiliser l'ensemble des acteurs pour mieux prévenir, documenter et poursuivre ces actes. Chiffres clés pour 2025 : 2 489 actes antireligieux recensés au total, dont 1 320 actes antisémites (53 % du total, alors que la population juive représente moins de 1 % de la population française), 843 actes antichrétiens (34 %) et 326 actes anti-musulmans (13 %). La progression des actes anti-musulmans est particulièrement marquée : +88 % par rapport à 2024 et +35 % par rapport à 2023, principalement tirée par les violences aux personnes (+151 %). Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dénonce une « haine antireligieuse qui progresse et touche tous les cultes, partout sur notre territoire » et indique vouloir mobiliser « une pluralité de services de l'État travaillant en étroite coopération » (ministères de la Justice, de l'Éducation nationale, de la Culture, et de l'Égalité et de la Lutte contre les discriminations). La publication prolonge la séquence ouverte par les déclarations de Nuñez au Monde et CNews sur la loi contre l'entrisme (voir S20-S22), par l'interdiction du RAMO à Nantes (S23) et du salon « Aux Sources » à Meyzieu (S23).
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis sur la brochure publiée par l'association DEVI à l'attention des enseignants et travailleurs sociaux pour identifier les courants et symboles de l'islamisme
Le 28 mai, AK Polis présente une brochure d'une trentaine de pages publiée par l'association berlinoise DEVI à destination des enseignants, travailleurs sociaux scolaires et autres professionnels de l'éducation. Le document propose un aperçu des principaux courants, organisations et symboles de l'islamisme en Allemagne. Il traite des variantes sunnite et chiite, détaille des organisations comme les Frères musulmans et le Hamas, et inclut des grilles d'analyse pour repérer en milieu scolaire des comportements problématiques. La brochure s'inscrit dans un effort de prévention coordonné par les Länder allemands face à la diffusion de discours religieux absolutistes auprès des jeunes (voir S23).
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Levent Kenez sur l'accord économique turco-chypriote du nord qui consacre la militarisation de l'île comme front face à Israël
Le 26 mai, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une analyse de l'accord de coopération économique et financière 2026 entre la Turquie et la République turque de Chypre du Nord (KKTC), signé le 9 avril. L'accord prévoit 20,7 milliards de livres turques (453 millions de dollars), dont près de 47 % (9,65 milliards) consacrés à la défense. Le document, selon l'auteur, abandonne la présentation de Chypre du Nord comme simple différend territorial pour la décrire comme « atout stratégique » au cœur des tensions régionales incluant Gaza, l'Iran et la compétition énergétique en Méditerranée orientale. Kenez relie ce repositionnement à l'abandon par Ankara du modèle fédéral pour promouvoir une « solution à deux États » fondée sur l'égalité souveraine, dans le prolongement du tournant néo-ottoman décrit par le JISS la semaine précédente (voir S23).
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt sur la fermeture de Rey Airlines, vitrine turque des Forces Quds du CGRI, et la persistance des sociétés écrans iraniennes en Turquie
Le 1er juin, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur Hossein Hafez Amini, citoyen turc naturalisé d'origine iranienne identifié par les autorités américaines comme opérateur des Forces Quds du CGRI (branche des opérations extérieures iraniennes). Dirigée par Amini, Rey Airlines, basée à Istanbul, aurait fonctionné comme « plateforme logistique et opérationnelle pour les activités clandestines des Forces Quds en Turquie », facilitant contournement des sanctions, enlèvements et tentatives d'assassinat contre des dissidents iraniens en Turquie. Depuis sa désignation publique, Amini a disparu et Rey Airlines a suspendu ses activités. L'enquête souligne toutefois la persistance massive de structures iraniennes en Turquie : 109 sociétés iraniennes créées au seul premier trimestre 2026, un volume dépassant celui des sociétés allemandes malgré un commerce iranien dix fois moindre.
Lire dans l'édition → - ISGAP demande une enquête fédérale sur la Qatar Foundation International, accusée d'avoir orienté plus de 220 programmes éducatifs et 65 millions de dollars vers l'enseignement primaire, secondaire et supérieur américain
Le 27 mai, l'Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy (ISGAP), dirigé par Charles Asher Small, publie un rapport intitulé « Institutional Capture: Qatar Foundation International: Use of Soft Power to Reshape Education in the United States » et appelle parallèlement à l'ouverture d'une enquête fédérale. Le document recense plus de 65 millions de dollars de financements déployés entre 2009 et 2025 dans plus de 220 programmes éducatifs aux niveaux K-12 et universitaire. Selon ISGAP, la Qatar Foundation International serait sortie de son rôle déclaré d'enseignement de l'arabe pour influencer durablement les curricula, la formation des enseignants et le contenu pédagogique, notamment en s'appuyant sur des Centres Title VI financés par le gouvernement fédéral. Le rapport conclut à une stratégie pluriannuelle et coordonnée visant à modeler la représentation du Moyen-Orient dans les salles de classe américaines.
Lire dans l'édition → - Texas - Gatestone : Robert Williams décrit l'implantation locale des Frères musulmans après leur désignation par le gouverneur Greg Abbott comme organisation terroriste étrangère
Le 29 mai, Robert Williams publie pour Gatestone Institute la première partie d'une enquête intitulée « The Muslim Brotherhood's War to Destroy the United States from Within: Part I - Jihad in Texas ». L'auteur s'appuie sur le mémorandum interne de la confrérie de 1991, retenu comme pièce dans le procès « Holy Land Foundation » (2008), pour décrire ce qu'il qualifie de « jihad civilisationnel » conduit aux États-Unis depuis plusieurs décennies. Au Texas, Williams recense plus de 314 mosquées, des écoles islamiques et des projets d'enclaves communautaires comme « The Meadow ». Il rappelle qu'en novembre 2025, le gouverneur Greg Abbott a désigné les Frères musulmans et le Council on American-Islamic Relations (CAIR) comme organisations terroristes étrangères et criminelles transnationales, interdisant l'acquisition de biens immobiliers par ces structures, et présente Yasir Qadhi comme une figure centrale de cette stratégie d'implantation locale.
Lire dans l'édition → - Islamic Relief USA porte devant un tribunal fédéral de New York plainte contre Islamic Relief Worldwide pour collecte de fonds illégale, infractions aux sanctions et faux dossiers de parrainage d'orphelins
Le 27 mai, AK Polis revient sur la procédure ouverte par Islamic Relief USA (IRUSA) devant la US District Court for the Southern District of New York contre sa maison mère Islamic Relief Worldwide (IRW), enregistrée au Royaume-Uni. La plainte de 113 pages, déposée le 23 mars, accuse IRW de sollicitation illégale de dons aux États-Unis sous la marque commune « Islamic Relief », de détournement de fonds, de refus de coopérer aux audits et de rétention de plusieurs millions de dollars de subventions non utilisées. Elle mentionne également un transfert de 240 000 euros en liquide vers la Turquie et des « faux dossiers de parrainage d'orphelins », ainsi que des soupçons d'infractions aux sanctions américaines. IRUSA, alertée par les autorités fédérales sur le risque pesant sur son statut d'organisation exonérée d'impôt, a suspendu son adhésion en octobre 2025 ; IRW, dans un mémorandum déposé le 23 avril 2026, demande le renvoi du litige à un arbitrage privé. La procédure prolonge l'enquête de la commission Ways and Means de la Chambre des représentants des États-Unis et s'inscrit dans le débat plus large sur les liens de la mouvance Islamic Relief avec les Frères musulmans (voir S23 sur le rapport de la Cour fédérale des comptes allemande).
Lire dans l'édition → - Nantes - La justice confirme l'interdiction de la 15ᵉ Rencontre annuelle des musulmans de l'Ouest (RAMO) ; le Premier ministre Sébastien Lecornu y voit « une étape importante dans la lutte contre l'entrisme des Frères musulmans »
Le 22 mai, le préfet de Loire-Atlantique prend un arrêté interdisant la 15ᵉ édition de la Rencontre annuelle des musulmans de l'Ouest (RAMO), prévue les 23 et 24 mai à la mosquée Assalam à Nantes, organisée par l'AMSO (Association des musulmans du Sud-Ouest et de l'Ouest). L'arrêté vise notamment la présence d'intervenants identifiés comme dirigeants de Musulmans de France (ex-UOIF, branche historique des Frères musulmans en France), susceptibles selon le préfet de tenir des propos constituant des infractions pénales ou portant atteinte à la dignité humaine et aux principes et valeurs de la République. Le 23 mai, le tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par l'AMSO, confirme l'interdiction préfectorale. Le Premier ministre Sébastien Lecornu salue la décision dans un communiqué, la qualifiant d'« étape importante dans la lutte contre l'entrisme des Frères musulmans » et affirmant que « face à l'islamisme politique, la République doit être ferme, précise et juridiquement irréprochable ». L'AMSO prend acte de la décision tout en réaffirmant son attachement à l'état de droit et sa volonté de promouvoir « le dialogue, le partage de connaissances, la spiritualité et le vivre-ensemble dans le strict respect des valeurs républicaines ».
Lire dans l'édition → - Meyzieu (Rhône) - Le maire Issam Benzeghiba interdit par arrêté municipal le salon « Aux Sources » prévu les 13-14 juin, en raison de la venue annoncée du prédicateur Vincent Souleymane
Le 22 mai, Issam Benzeghiba, maire (centre) de Meyzieu à l'est de Lyon, signe un arrêté municipal interdisant le salon « Aux Sources » prévu les 13 et 14 juin à Meyzieu. L'arrêté vise la présence annoncée de Vincent Guyot, alias Vincent Souleymane, prédicateur présenté par les autorités comme proche des Frères musulmans et décrit par Lyon Capitale comme salafiste. Le maire invoque un « trouble grave à l'ordre public » et des prises de position « contraires aux valeurs républicaines », rappelant que Souleymane est « connu pour ses positions de nature antisémite » et pour des déclarations hostiles aux mouvements féministes et LGBT. Le maire a parallèlement saisi le préfet du Rhône, Étienne Guyot, pour consolider la base juridique de l'interdiction. Antécédents : l'édition 2025 du même salon avait déjà été interdite par le précédent maire, avant que le tribunal administratif de Lyon ne suspende l'arrêté en référé ; en 2023, une conférence de Souleymane à Lyon avait été interdite à la fois par la préfecture et par la mairie écologiste de Grégory Doucet. Le scénario d'un nouveau référé administratif est probable d'ici la tenue prévue du salon.
Lire dans l'édition → - Florence Bergeaud-Blackler : comment l'Assemblée nationale et le Sénat parlent (et ne parlent pas) de l'islamisme
Le 20 mai, Florence Bergeaud-Blackler publie sur son Substack une note d'analyse sémantique du CERIF portant sur 184 questions parlementaires françaises consacrées à l'islamisme. L'autrice observe que trois termes - « islamisme », « Frères musulmans » et « frérisme » - structurent les interventions selon des lignes politiques distinctes, le mot « frérisme » n'apparaissant que deux fois dans les débats. Elle soutient que ces trois lexiques renvoient à trois grilles de lecture difficilement conciliables, ce qui expliquerait la difficulté du Parlement à nommer puis à traiter le phénomène. La note s'inscrit dans le prolongement des débats ouverts par le rapport « Frères musulmans et islamisme politique en France » de mai 2025 et par la proposition de loi contre l'entrisme adoptée par le Sénat le 5 mai (voir S20-S22).
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis sur un rapport de la Cour fédérale des comptes mettant en cause les financements du ministère des Affaires étrangères à Islamic Relief Deutschland
Le 23 mai, AK Polis publie une analyse d'un rapport de la Cour fédérale des comptes (Bundesrechnungshof) consacré aux financements accordés par le ministère allemand des Affaires étrangères (Auswärtiges Amt) à Islamic Relief Deutschland (IRD), organisation décrite comme liée à la mouvance des Frères musulmans. Selon le rapport, environ 15 millions d'euros auraient été versés entre 2013 et 2020 sans évaluation préalable suffisante de l'éligibilité du bénéficiaire ; la Cour relève la destruction de documents fondateurs, des avertissements internes ignorés concernant les liens avec les Frères musulmans, un contrôle insuffisant de l'usage des fonds et un transfert en liquide de 240 000 euros vers la Turquie. Le bureau Syrie du ministère avait alerté sur le risque de renforcer involontairement des structures fréristes en zone de conflit.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis relaie les mises en garde du théologien Mouhanad Khorchide sur l'islam absolutiste diffusé auprès des jeunes
Le 18 mai, AK Polis publie un entretien du professeur Mouhanad Khorchide, directeur du Centre de théologie islamique de l'université de Münster, qui met en garde contre un discours religieux absolutiste présentant les musulmans comme supérieurs et les autres comme inférieurs. Il s'inquiète de contenus diffusés sur les réseaux sociaux à destination des jeunes musulmans, dépeignant l'Occident comme hostile et les musulmans comme victimes. Khorchide plaide pour un « islam cosmopolite » compatible avec les valeurs démocratiques et l'égalité entre les sexes, et estime que la formation d'imams et d'enseignants partageant cette approche aurait des effets durables sur la société.
Lire dans l'édition → - Europe - Gatestone : Robert Williams sur un rapport du groupe ECR recensant les « zones de non-droit » en Europe
Le 20 mai, Robert Williams publie pour Gatestone Institute une analyse d'un rapport du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) au Parlement européen, qui recense entre 900 et 1 000 « zones de non-droit » réparties principalement dans sept États de l'Union où la population musulmane dépasse nettement la moyenne européenne. Le rapport décrit des quartiers marqués par une forte criminalité, des activités de recrutement et l'installation de sociétés parallèles fonctionnant selon des normes islamiques plutôt que selon le droit national. L'auteur impute la dégradation à la réticence des responsables européens à traiter ouvertement le sujet, et mentionne les pressions exercées sur les femmes en matière de tenue et de comportement.
Lire dans l'édition → - Turquie - JISS : Gabi Siboni et Erez Winner décrivent le tournant néo-ottoman d'Ankara et son soutien au Hamas
Le 20 mai, le JISS publie une étude de Gabi Siboni et Erez Winner analysant la transformation de la Turquie, d'un partenaire stratégique d'Israël en acteur perçu comme menaçant, sous l'effet d'aspirations néo-ottomanes. Les auteurs décrivent le glissement idéologique d'Erdogan vers une politique mêlant nationalisme turc et islam politique, le renforcement militaire d'Ankara et son soutien actif au Hamas, aux côtés d'autres mouvances dont les Frères musulmans. Ils soutiennent que la Turquie vise désormais une hégémonie régionale en Méditerranée orientale, fondée sur une vision impériale plutôt que sur une logique d'alliance.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt sur l'allègement par la Cour de cassation des condamnations de deux membres de l'EI dans l'affaire de l'attaque d'une installation de l'OTAN à İzmir
Le 25 mai, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur une décision de la Cour de cassation turque annulant les condamnations pour terrorisme prononcées contre deux membres de l'État islamique impliqués dans l'attaque d'une installation de l'OTAN à İzmir en 2019, tout en maintenant les chefs de tentative de meurtre. La cour invoque des vices de procédure, les procureurs n'ayant pas établi d'acte d'accusation pour tentative de renversement de l'ordre constitutionnel. L'auteur y voit un traitement judiciaire inégal, plus sévère envers les opposants au gouvernement que vis-à-vis d'organisations terroristes, et rattache la décision à l'affaiblissement des poursuites antiterroristes consécutif aux purges de magistrats et de policiers entre 2014 et 2017 (voir S21-S22).
Lire dans l'édition → - Israël / Qatar - JISS : Ariel Admoni sur les relations entre Doha et le Hamas à l'épreuve de la guerre avec l'Iran
Le 20 mai, le JISS publie une étude d'Ariel Admoni sur l'état des relations entre le Qatar et le Hamas dans le contexte de la guerre opposant Israël et les États-Unis à l'Iran. L'auteur estime que les tensions apparues, notamment les informations sur un possible départ des dirigeants du Hamas de Doha, relèvent d'un exercice d'équilibre qatari plutôt que d'une rupture. Il relève le maintien parallèle de l'aide humanitaire, des projets de reconstruction à Gaza et de rencontres diplomatiques de haut niveau, et analyse les annonces de crise comme des signaux politiques destinés aux partenaires du Golfe, le Qatar préservant sa relation avec le mouvement par des canaux distincts.
Lire dans l'édition → - Marche de commémoration de la Nakba 78 à Paris : Urgence Palestine et le CNPJDPI mobilisent place de la République, rassemblements parallèles en régions
Le 16 mai, à l'appel d'Urgence Palestine et du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI, qui rassemble une centaine d'organisations dont l'AFPS, l'UJFP, Solidaires, Attac et plusieurs partis de gauche), un cortège a défilé à Paris place de la République à 14 h pour le 78ᵉ anniversaire de la Nakba. Des rassemblements parallèles se sont tenus dans plusieurs villes françaises (Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes). La mobilisation s'inscrit dans la journée mondiale d'action coordonnée par le réseau Palestine Solidarity (Solace Global recense 736 événements dans 39 pays sur le week-end). Urgence Palestine figure parmi les collectifs identifiés par les services de renseignement européens comme acteurs du courant propalestinien séculier qui, selon le rapport BfV publié la même semaine (voir Europe / Allemagne), sert de « récit-pont » entre extrême gauche et mouvances islamistes.
Lire dans l'édition → - Chems-Eddine Hafiz redoute « un régime d'exception » contre les musulmans en France
Le 14 mai, Le JDD publie un entretien de Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui affirme craindre l'instauration d'« un régime d'exception » visant les musulmans dans le contexte du projet de loi gouvernemental contre l'entrisme et du texte de Bruno Retailleau adopté par le Sénat le 5 mai. Le recteur réaffirme « la nécessité pour l'État de lutter contre l'extrémisme et toutes les atteintes à la République », tout en demandant que cette action soit conduite « avec discernement, dans le respect des libertés fondamentales et sans stigmatisation collective ». Il déclare que « la loi ne peut viser un groupe ou des individus en raison de leur religion », évoque un sentiment de « saturation et d'injustice » chez les musulmans, et critique l'instrumentalisation de ses propos par l'extrême droite. L'intervention prolonge la séquence ouverte par la publication du rapport « Frères musulmans et islamisme politique en France » en mai 2025 et par les déclarations de Laurent Nuñez à CNews le 7 mai (voir S21).
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Londres, marche Nakba 78 face au rassemblement Tommy Robinson : 4 000 policiers mobilisés, 12 interpellations dont une pour soutien à l'organisation proscrite Palestine Action
Le 16 mai, deux cortèges rivaux ont défilé à Londres : la marche Nakba 78 organisée par la Palestine Solidarity Campaign (PSC), Stop the War Coalition et la Muslim Association of Britain, et le rassemblement « Unite the Kingdom » de l'activiste anti-immigration Tommy Robinson. La Metropolitan Police a déployé environ 4 000 agents pour un coût estimé à 4,5 M£ - l'une des plus importantes opérations de maintien de l'ordre de l'année. Les organisateurs de la marche Nakba ont revendiqué jusqu'à 250 000 participants, la Met en a estimé 30 000 ; 50 000 personnes ont rejoint le cortège de Tommy Robinson. Bilan : 43 interpellations dont 20 au rassemblement Robinson et 12 à la marche Nakba (trois pour refus de retirer un couvre-visage, une pour soutien à Palestine Action - organisation proscrite par le gouvernement britannique en juillet 2025 -, une pour agression d'agent). Quatre policiers ont été agressés et six ont été victimes de crimes de haine dans la journée. La Met avait préalablement annoncé que des slogans comme « Globalize the intifada » seraient bannis des cortèges et poursuivis ; l'activiste Peter Tatchell avait déjà été interpellé le 31 janvier 2026 pour un tel slogan.
Lire dans l'édition → - Belgique - Bruxelles, marche nationale « Justice pour la Palestine, Stop Nakba » : plusieurs milliers de manifestants entre Gare du Nord et Gare Centrale
Le 17 mai, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Bruxelles entre la Gare du Nord et la Gare Centrale, à l'appel de l'Association belgo-palestinienne, de l'Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB), d'Oxfam Belgique et d'Amnesty International Belgique, dans le cadre de la commémoration des 78 ans de la Nakba. Le cortège réclamait notamment la fin des transferts d'armes vers Israël, des sanctions contre les auteurs de violations du droit international et la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Les organisateurs avaient publiquement appelé à manifester dans un cadre strictement pacifique en excluant antisémitisme, racisme et islamophobie. Aucun incident significatif n'a été rapporté par la presse belge (La Libre, RTBF, DH).
Lire dans l'édition → - Suède - Gatestone : Stockholm abandonne le terme « islamophobie » au profit de « haine anti-musulmans »
Le 12 mai, Robert Williams publie pour Gatestone Institute une analyse de la décision du gouvernement suédois d'abandonner le terme « islamophobie » dans sa communication officielle au profit de « racisme anti-musulman » ou « haine anti-musulmans », annoncée par la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard lors d'un débat parlementaire. La décision répond à des questions des Démocrates de Suède et s'inscrit dans la politique du gouvernement de coalition conservateur sur l'immigration, l'intégration et l'islam politique. L'auteur replace la décision dans le sillage du rapport français de mai 2025 sur les Frères musulmans, qui documente notamment la présence de la mouvance en Suède. Plusieurs publications conservatrices européennes (Brussels Signal, European Conservative) relaient la décision dans la semaine.
Lire dans l'édition → - Italie - European Conservative : un discours du président de la Communauté islamique de Rome ravive le débat sur l'« islam politique »
Le 13 mai, Michael Curzon publie pour European Conservative un article sur la polémique née d'un discours d'Ahmed Vall, président de la Communauté islamique de Rome, filmé appelant les musulmans à « aller voter pour tous les musulmans et pour tous les citoyens libres » à l'occasion du référendum sur la réforme de la justice du gouvernement de Giorgia Meloni (limitation du pouvoir de la magistrature et révision du rôle des magistrats). Vall y défend une justice indépendante au motif qu'elle protégerait les musulmans de fermetures de mosquées et de reconduites à la frontière jugées injustes. La séquence a suscité de vives réactions dans la droite italienne : l'eurodéputée de la Lega Silvia Sardone qualifie la lutte contre l'islamisme de « priorité absolue pour défendre l'Italie », tandis qu'Il Giornale estime que la vidéo démontre que « l'islam politique est parmi nous » et y voit une intervention en défi de l'État laïque. L'épisode prolonge le débat italien récurrent sur l'entrisme et la perspective d'une loi contre le séparatisme (voir S14 et S16).
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis sur un rapport du BfV documentant la convergence islamistes / extrême gauche autour de la cause palestinienne
Le 13 mai, AK Polis publie une analyse d'un rapport de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) consacré à la coopération entre extrémistes pro-palestiniens, extrême gauche et islamistes en Allemagne. Le BfV décrit l'antisémitisme et l'hostilité à Israël comme un « récit-pont » permettant à des mouvances distinctes d'agir ensemble, et observe une intensification depuis le 7 octobre 2023, particulièrement à Berlin, autour d'organisations comme Young Struggle. Le rapport souligne le rôle pivot d'acteurs pro-palestiniens séculiers, qui établissent les ponts idéologiques et opérationnels entre groupes islamistes et structures d'extrême gauche.
Lire dans l'édition → - Allemagne - AK Polis sur la reconduction de l'enseignement islamique confessionnel en Bade-Wurtemberg
Le 13 mai, AK Polis publie une note sur la décision de la coalition Verts-CDU du Bade-Wurtemberg de reconduire l'enseignement religieux islamique confessionnel via la « Stiftung Sunnitischer Schulrat », fondation créée par l'État régional en 2019 pour servir de partenaire religieux dans les écoles publiques. Le texte rappelle les critiques du constitutionnaliste Hartmut Kreß, qui y voit la transposition aux musulmans d'un régalisme ecclésiastique du XIXᵉ siècle, et observe que 72 % des Allemands se déclarent favorables à un enseignement d'éthique commun. AK Polis souligne que le maintien d'une approche confessionnelle fragmentée préserve la position des structures conservatrices et alimente leur influence sur la formation des enseignants et l'organisation du culte musulman dans le Land.
Lire dans l'édition → - Israël / Qatar - JISS : Ariel Admoni sur l'implication qatarie dans le dossier sud-africain contre Israël à la CIJ
Le 12 mai, le JISS publie une étude d'Ariel Admoni qui documente l'opération d'influence multicanale du Qatar à l'appui de la procédure engagée par l'Afrique du Sud contre Israël à la Cour internationale de Justice. L'auteur identifie quatre axes : un alignement diplomatique - le président Ramaphosa ayant annoncé la plainte depuis Doha en novembre 2023 -, un approfondissement économique (exploration gazière de QatarEnergy en mars 2024, acquisition de 25 % d'Airlink par Qatar Airways en août 2024), une pression judiciaire mettant en cause des relations entre Doha et le procureur de la CPI Karim Khan, et une couverture médiatique coordonnée via Al-Jazeera. L'étude analyse l'imbrication entre les intérêts économiques qatariens et le travail diplomatique sud-africain autour du dossier.
Lire dans l'édition → - Turquie - Gatestone : Khaled Abu Toameh sur la Turquie comme « hub » pour le Hamas et les Frères musulmans
Le 11 mai, Khaled Abu Toameh publie pour Gatestone Institute un texte qualifiant la Turquie d'Erdogan de « plaque tournante opérationnelle, logistique et financière » de l'infrastructure du Hamas. L'auteur documente la présence en Turquie de cadres et de réseaux du mouvement, l'entraînement militaire dispensé à des membres (notamment au pilotage de drones), et l'existence de circuits de blanchiment iraniens opérant sur le territoire turc. Il rappelle l'alignement idéologique d'Erdogan avec les Frères musulmans et le refus persistant d'Ankara de désigner le Hamas comme organisation terroriste, et appelle l'administration Trump à intégrer ce dossier dans sa stratégie de contre-terrorisme dévoilée le 6 mai (voir S21).
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Levent Kenez révèle qu'un homme d'affaires mis en cause à Istanbul aurait travaillé pour le MIT en Europe et aux États-Unis
Le 15 mai, Levent Kenez publie pour Nordic Monitor une enquête sur Hüseyin Gün, homme d'affaires turc accusé à Istanbul d'espionnage au profit d'Israël, des États-Unis et du Royaume-Uni, et qui affirme avoir en réalité travaillé pour les services de renseignement turcs (MIT). Selon ses déclarations, il aurait collecté des informations sur des opposants d'Erdogan en Europe et aux États-Unis, dont des membres du mouvement Gülen. L'affaire s'inscrit dans la procédure judiciaire visant le maire d'Istanbul Ekrem İmamoglu, principal rival du président pour la présidentielle de 2028, pour laquelle des peines de 15 à 20 ans de prison sont requises sur des accusations de divulgation de données numériques et électorales.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor : Abdullah Bozkurt sur la résurgence du réseau islamiste kurde KİDH sous protection judiciaire
Le 18 mai, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur le Kürdistan İslami Devrim Hareketi (KİDH), mouvement combinant nationalisme kurde et idéologie islamiste radicale visant un État islamique kurde indépendant couvrant la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran. L'auteur affirme que le gouvernement Erdogan a fait annuler par révision judiciaire les condamnations terroristes prononcées contre des membres du groupe, leurs actes étant requalifiés en infractions de droit commun. Le mouvement opère via des structures légales comme la revue « Mizgin » et l'association Toplum-Der, et a financé ses opérations par braquages, extorsions et rançons. L'enquête prolonge l'analyse publiée le 11 mai (voir S21) sur la transformation du système judiciaire turc par les purges de magistrats entre 2014 et 2017.
Lire dans l'édition → - Toronto - Anas Altikriti, intervenant attendu à la convention de la Muslim Association of Canada, refoulé à Montréal
Le 14 mai, JNS rapporte que les services frontaliers canadiens ont interrogé pendant onze heures Anas Altikriti, directeur de la Muslim Association of Britain, à l'aéroport de Montréal, avant de le refouler vers le Royaume-Uni. Altikriti était attendu comme intervenant à la convention annuelle de la Muslim Association of Canada (MAC), tenue du 16 au 18 mai à l'Enercare Centre de Toronto, équipement municipal d'Exhibition Place. JNS rappelle qu'Altikriti a précédemment nié les massacres du 7 octobre 2023 et qualifié la prise d'otages d'« action militaire stratégique ». MAC dénonce dans un communiqué publié le 14 mai un « excès » du gouvernement canadien, qu'elle attribue à une « pression de mauvaise foi » de groupes pro-israéliens visant à étouffer les voix critiques d'Israël, et signale que la quasi-totalité de ses intervenants internationaux ont fait l'objet d'annulations de visas, de retards d'autorisation ou d'interrogatoires aux postes-frontières.
Lire dans l'édition → - Toronto - Rassemblement Nakba 78 à Sankofa Square : milliers de manifestants pour la « Journée nationale d'action »
Le 16 mai, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Sankofa Square (Toronto, ancienne Yonge-Dundas Square) à 15 h dans le cadre de la « Journée nationale d'action » pour commémorer le 78ᵉ anniversaire de la Nakba, à l'appel notamment du Palestinian Youth Movement (PYM) et de la Toronto Palestinian Youth Movement. Le rassemblement s'inscrit dans le cycle hebdomadaire de mobilisations propalestiniennes qui se tiennent à Toronto depuis octobre 2023, et coïncide avec la convention annuelle de la Muslim Association of Canada (MAC) tenue le même week-end à l'Enercare Centre (voir item précédent). Aucun incident significatif n'a été rapporté par la presse canadienne pour cette date précise ; Toronto Police Service avait procédé à des interpellations lors de rassemblements antérieurs (onze arrestations documentées en 2024 par The Globe and Mail).
Lire dans l'édition → - Australie - Sydney et Melbourne, rassemblements Nakba 78 : National Day of Action coordonnée par le Palestine Action Group
Le 15 mai à Sydney (Town Hall, 18 h) et le 17 mai à Melbourne (State Library of Victoria), des rassemblements pro-palestiniens ont été organisés dans le cadre de la « National Day of Action » Nakba 78, coordonnée à l'échelle nationale par le Palestine Action Group Sydney, Free Palestine Melbourne et Justice for Palestine Brisbane. Le contexte australien est tendu : le 9 février 2026, la police de Nouvelle-Galles du Sud avait dispersé violemment un rassemblement contre la visite du président israélien Isaac Herzog devant le Sydney Town Hall (27 interpellations, 9 inculpations, usage de gaz poivré et de coups de poing documentés par Al Jazeera) ; à Melbourne en mai 2025, six manifestants avaient été arrêtés lors d'un précédent rassemblement Nakba opposant militants propalestiniens et le mouvement chrétien sioniste ICEJ (police victorienne estimant 7 000 participants au total). Aucun bilan officiel n'a été publié pour les rassemblements du week-end 15-17 mai 2026 au moment de cette édition.
Lire dans l'édition → - Laurent Nuñez précise que la loi « entrisme » ne fait pas forcément référence à l'islamisme politique
Le 7 mai, dans un nouvel entretien à CNews, Laurent Nuñez précise que son projet de loi contre l'entrisme et le séparatisme « vise l'entrisme et le séparatisme sans forcément faire référence à l'islamisme politique » et ciblera toutes les structures séparatistes ou ultra-violentes, « comme les groupes d'ultra-droite ». Le ministre définit l'entrisme comme « une stratégie d'infiltration visant à imposer la loi religieuse par des manœuvres trompeuses, des pressions, des menaces ». Le 6 mai, Causeur publie une chronique d'Ivan Rioufol qui juge ces dispositifs « vains » tant que la politique migratoire ne sera pas modifiée. La séquence prolonge l'entretien de Laurent Nuñez au Monde du 3 mai (voir S20).
Lire dans l'édition → - Belgique - Joël Rubinfeld dans Gatestone : « Israël, le Dreyfus des nations »
Le 5 mai, Gatestone publie le premier volet d'un entretien de Grégoire Canlorbe avec Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l'antisémitisme et de la Coalition juive pour le Kurdistan. Rubinfeld compare la situation d'Israël à celle de Dreyfus et désigne agences onusiennes, Amnesty International, Human Rights Watch, Oxfam et la Ligue des droits de l'homme - fondée en 1901 dans le sillage de l'affaire Dreyfus - comme les « procureurs » d'un procès permanent. Il rapproche les manifestations pro-palestiniennes européennes des marches des années 1930 en Allemagne, analyse le phénomène des juifs antisémites comme tentative d'échapper à la pression sociale, et exprime son inquiétude quant à l'avenir de la communauté juive belge à l'horizon 2050.
Lire dans l'édition → - Allemagne - Lale Akgün dans AK Polis : « Le halal n'est pas certifiable »
Le 7 mai, AK Polis publie un texte de Lale Akgün sur la commercialisation du halal en Allemagne. L'auteure soutient que la certification ne peut standardiser des valeurs morales et critique la concentration des flux financiers conférée aux organismes certificateurs - « celui qui définit le halal contrôle les flux financiers et les consciences ». Le texte met explicitement en cause des structures classées par les services de sécurité allemands : l'Islamische Gemeinschaft Millî Görüş (IGMG), branche allemande du mouvement turc Milli Görüş, et le Centre islamique de Hambourg (IZH), interdit en 2024. Lale Akgün est élue social-démocrate d'origine turque et cofondatrice d'AK Polis.
Lire dans l'édition → - Turquie - Abdullah Bozkurt sur la protection présumée d'un réseau al-Qaïda derrière l'assassinat de l'ambassadeur Karlov
Le 7 mai, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une enquête sur l'assassinat de l'ambassadeur de Russie en Turquie Andreï Karlov, tué à Ankara en décembre 2016 par le policier Mevlüt Mert Altıntaş. L'auteur affirme que les autorités turques ont écarté les pistes pointant vers les réseaux djihadistes pour attribuer le dossier au mouvement Gülen, et documente la radicalisation du tireur par des prédicateurs liés à al-Qaïda et à des structures caritatives soutenant le jihad en Syrie. L'article décrit l'usage de témoignages fabriqués et de manipulations judiciaires pour construire la narration officielle, tandis que la Russie aurait maintenu ses propres enquêtes en parallèle.
Lire dans l'édition → - Turquie - Nordic Monitor sur la transformation du système judiciaire en instrument politique
Le 11 mai, Abdullah Bozkurt publie pour Nordic Monitor une analyse retraçant la transformation du système judiciaire turc en instrument politique sous la présidence d'Erdogan, à partir des enquêtes anticorruption de décembre 2013 visant le cercle rapproché du président. L'auteur décrit le remplacement progressif d'environ 4 000 magistrats par des fidèles du parti au pouvoir, particulièrement après la tentative de coup d'État de juillet 2016, et soutient que certains responsables de l'opposition ont contribué à légitimer ces purges en les présentant comme nécessaires contre les partisans du mouvement Gülen. La note complète l'enquête publiée le 7 mai sur le dossier Karlov.
Lire dans l'édition → - Israël - JISS : Eran Lerman sur les marges d'action militaire d'Israël sous l'administration Trump
Le 5 mai, le brigadier général (réserve) Eran Lerman publie pour le JISS une note sur les scénarios opérationnels qui s'offrent à Israël concernant l'Iran, le Liban et Gaza, compte tenu des contraintes posées par l'administration Trump. L'auteur observe que Washington privilégie une posture de « paix » déclarée et de pression économique sur les opérations cinétiques, et préconise des « exceptions » négociées au préalable avec les États-Unis pour certaines menaces iraniennes, ainsi qu'une retenue sur les infrastructures libanaises et beyrouthines. La note prolonge ses publications du 20 et 21 avril sur l'agenda européen d'Israël (voir S19).
Lire dans l'édition → - FDD - la stratégie 2026 de contre-terrorisme désigne les Frères musulmans comme « source » du terrorisme islamiste moderne
Le 8 mai, la Foundation for Defense of Democracies publie une analyse de la nouvelle stratégie nationale de contre-terrorisme dévoilée par la Maison-Blanche le 6 mai 2026. Le document identifie les Frères musulmans comme « la source de tout le terrorisme islamiste moderne » et annonce que l'administration désignera « bientôt » d'autres branches du mouvement comme Foreign Terrorist Organizations. La stratégie prolonge les désignations de janvier 2026 des branches libanaise (al-Jamaa al-Islamiyah, FTO et SDGT), jordanienne, égyptienne et soudanaise des Frères musulmans, et place la mouvance sur le même plan que les organisations djihadistes classiques et les cartels du narcotrafic. L'administration Trump dit vouloir « réduire l'espace dans lequel les Frères musulmans peuvent opérer ».
Lire dans l'édition → - Counter Extremism Project - Alexander Ritzmann appelle à passer d'une approche par « incident » à une catégorie de « violence-oriented antisemitic extremism »
Le 6 mai, le Counter Extremism Project publie un rapport d'Alexander Ritzmann, « Rethinking the Fight against Antisemitism after October 7 », qui juge les réponses publiques actuelles « trop centrées sur l'incident » plutôt que sur les acteurs organisés. Le document propose de créer une catégorie de « violence-oriented antisemitic extremism » (VAE) pour identifier les réseaux, financements et coordinateurs derrière les menaces. Les recommandations incluent l'adoption d'outils de lutte contre l'extrémisme violent, le suivi des financements, la coopération internationale renforcée et la modération des contenus en ligne mobilisateurs vers la violence.
Lire dans l'édition → - GW Program on Extremism - Sergio Altuna sur la divergence ISIS / al-Qaïda à l'épreuve de la guerre d'Iran
Le 5 mai, le Program on Extremism de l'Université George Washington publie une étude de Sergio Altuna, « The Iran Stress Test : How the War Clarifies the ISIS–Al-Qaeda Divide ». L'auteur soutient que l'escalade impliquant l'Iran fonctionne comme un « test de stress » pour le champ djihadiste : l'État islamique intensifie son cadre sectaire en plaçant l'Iran au cœur de sa propagande, tandis qu'al-Qaïda maintient une posture plus réservée où l'Iran est largement absent. La crise reconfigure la compétition entre les deux organisations pour la légitimité et l'influence dans le champ djihadiste.
Lire dans l'édition → - Québec - Québec solidaire critique les sorties du chef du PQ sur le « frérisme » et propose la citoyenneté aux résidents permanents
Le 5 mai, La Presse rapporte que Gabriel Zanetti, candidat de Québec solidaire dans Anjou–Louis-Riel, juge que les déclarations du chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon sur le « frérisme » (voir S19) utilisent des « codes négatifs qui donnent une mauvaise image des immigrants ». Québec solidaire dévoile en parallèle une proposition pour offrir la citoyenneté québécoise aux 300 000 résidents permanents en cas de victoire référendaire, présentée comme un signal d'ouverture du mouvement souverainiste aux communautés culturelles. La séquence prolonge la controverse ouverte par l'intervention de Paul St-Pierre Plamondon à l'assemblée du CIJA le 15 avril.
Lire dans l'édition → - Laurent Nuñez détaille son projet de loi contre « toutes les formes » de séparatisme et d'entrisme
Dans un entretien au Monde publié le 3 mai et largement repris dans la presse, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez précise le périmètre du projet de loi gouvernemental, actuellement examiné par le Conseil d'État. Le texte introduit un huitième motif de dissolution des structures associatives, l'« entrisme », et étend la durée d'opposition aux publications dangereuses pour la jeunesse d'un à trois ans. Il vise également à interdire en France les activités de structures dissoutes puis reconstituées à l'étranger, le ministre citant explicitement le « Collectif contre l'islamophobie en France ». Nuñez indique que le texte cible non seulement l'entrisme islamiste, mais « toutes les formes de séparatisme et d'entrisme », y compris les structures d'ultra-droite. Il affirme : « Je n'ai pas de problème avec l'islam en France, mais je combats ceux qui l'utilisent pour porter atteinte à notre République. »
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - deux juifs poignardés à Golders Green, attaque revendiquée par Ashab al-Yamin
Le 29 avril, deux hommes juifs - l'un d'environ 70 ans, l'autre d'une trentaine d'années - sont poignardés sur Golders Green Road, à Londres. L'agresseur, un ressortissant britannique de 45 ans né en Somalie, est immobilisé par la patrouille communautaire Shomrim avant d'être interpellé par la police métropolitaine. Quelques heures après les faits, le groupe Ashab al-Yamin, présenté comme lié à l'Iran, revendique l'attaque sur Telegram, appelle à de nouvelles agressions contre les « sionistes » et à l'assassinat de Donald Trump. Joe Truzman souligne qu'il s'agit de la première revendication du groupe contre des individus, après seize attaques attribuées depuis mars contre des institutions juives et occidentales en Europe. Les autorités britanniques ont qualifié les faits d'incident terroriste et relevé le niveau de menace nationale.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Campaign Against Antisemitism documente l'attaque de Golders Green
Le même jour, la Campaign Against Antisemitism publie sa propre couverture des faits, qui détaille la chronologie de l'attaque, l'intervention de la patrouille Shomrim et les premiers soins administrés par le service médical communautaire Hatzola. Cette source documente l'angle communautaire de l'événement, complémentaire de l'analyse djihadologique de FDD's Long War Journal.
Lire dans l'édition → - Turquie / Albanie - Nordic Monitor sur l'incident scolaire à Maarif et le réseau éducatif d'Erdogan
Le 28 avril, Levent Kenez documente pour Nordic Monitor un incident survenu dans une école Maarif à Elbasan (Albanie), où le directeur Fatih Konuksever a confisqué et jeté des repas apportés par des élèves. L'article replace l'épisode dans le contexte de la fondation Maarif, instrument de politique étrangère du gouvernement turc déployé dans 64 pays avec 517 écoles, deux universités et 15 centres éducatifs. Le budget de la fondation est passé de 422,5 millions de livres turques en 2019 à 6,7 milliards en 2025. Les critiques pointent un recrutement reposant sur les liens politiques, des qualifications professionnelles insuffisantes et le maintien d'activités dans des contextes problématiques, notamment l'Afghanistan sous les talibans.
Lire dans l'édition → - Suède / Turquie - le MIT engage des poursuites contre le journaliste Abdullah Bozkurt
Le 29 avril, Nordic Monitor révèle qu'une lettre classifiée du Millî İstihbarat Teşkilatı (MIT) datée du 22 janvier 2025 réclame jusqu'à dix-sept ans de prison contre Abdullah Bozkurt, journaliste exilé en Suède et fondateur du site. La lettre, signée par le conseiller juridique du MIT Fuat Midas, fait suite à l'enquête de Bozkurt sur les liens présumés entre les services turcs et Anas Hasan Khattab, ancien responsable d'opérations liées à al-Qaïda en Syrie devenu directeur du renseignement syrien. Un acte d'accusation a été déposé le 2 avril 2026 par le procureur Ahmet Ardıç et un tribunal turc a accepté l'affaire le 22 avril, ouvrant un procès par contumace. La Suède avait précédemment rejeté une demande d'extradition, jugeant les accusations politiquement motivées.
Lire dans l'édition → - Israël / Hamas - Bassam Tawil sur le silence international face aux abus du Hamas
Le 30 avril, Gatestone Institute publie un texte de Bassam Tawil rapportant des témoignages de femmes palestiniennes décrivant des abus sexuels imputés à des membres du Hamas, parfois en échange d'aide alimentaire, ainsi que des agressions visant des mineurs. L'auteur souligne le silence des organisations internationales de défense des droits humains et des mouvements féministes, et critique l'inefficacité du « Board of Peace » de l'administration Trump à obtenir le désarmement du Hamas, six mois après le cessez-le-feu.
Lire dans l'édition → - Jordanie - FDD analyse le rebaptême du Front d'action islamique en « Parti de l'Oumma »
Le 1ᵉʳ mai, Ahmad Sharawi publie pour la Foundation for Defense of Democracies une analyse du changement de nom du Front d'action islamique (FAI), branche politique des Frères musulmans en Jordanie. Le 26 avril, le conseil consultatif du FAI a accepté de devenir le « Parti de l'Oumma », et le 29 avril, la Commission électorale indépendante a confirmé la nouvelle dénomination. Le changement résulte de la loi jordanienne de 2022 sur les partis politiques, qui interdit les références religieuses dans les noms de partis, et intervient après la dissolution de la branche jordanienne des Frères musulmans en avril 2025. L'auteur observe que les cadres restent ceux du mouvement dissous, tels Ahmad al-Qatawna, chef du groupe parlementaire et ancien membre du comité exécutif des Frères jordaniens, et qualifie l'opération de « rebrandingue cosmétique ». L'analyse éclaire la portée de la désignation par les États-Unis, en janvier 2026, des branches libanaise, jordanienne, égyptienne et soudanaise des Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - B'nai Brith Canada - record de 6 800 incidents antisémites en 2025
Le 27 avril, B'nai Brith Canada et sa Ligue des droits de la personne publient l'Audit annuel des incidents antisémites pour l'année 2025. L'organisation recense 6 800 incidents, soit 18,6 par jour, le total le plus élevé depuis la mise en place du suivi en 1982. Il s'agit d'une hausse de 9,4 % sur un an et de 145,6 % par rapport à 2022, dernière année avant les attaques du 7 octobre. L'audit dénombre 6 491 cas de harcèlement, 299 de vandalisme et dix actes de violence physique. Richard Robertson, directeur de la recherche et du plaidoyer, qualifie la situation de « crise nationale » et demande une approche « pangouvernementale ». Le rapport rappelle le contexte du dépôt par le gouvernement fédéral, en septembre 2025, du projet de loi C-9 sur les crimes haineux.
Lire dans l'édition → - LFI - controverse sur la reconnaissance de l'entrisme
Atlantico publie le 21 avril une chronique de Hugues Serraf qui revient sur les déclarations de Nadia Meziane, militante se présentant publiquement comme islamiste, reprochant à Jean-Luc Mélenchon de nier la réalité d'une influence islamiste au sein de La France insoumise. Le texte intervient au lendemain des élections au CNOUS du 1ᵉʳ avril (voir S18) et des conclusions de la commission d'enquête parlementaire sur les liens entre partis politiques et mouvances islamistes.
Lire dans l'édition → - Turquie / Israël - Nordic Monitor décrit Hizb ut-Tahrir comme « pipeline de radicalisation » après l'attaque contre le consulat israélien d'Istanbul
Dans une enquête publiée par Nordic Monitor, Abdullah Bozkurt documente l'attentat à la bombe du 7 avril contre le consulat israélien à Istanbul, auquel deux des trois assaillants étaient liés à Hizb ut-Tahrir. L'article retrace les parcours d'Onur Çelik, fréquentant un bureau de l'organisation à Gebze depuis deux ans, et d'Abdulkadir Ercan, recruté par Hizb ut-Tahrir en 2007 puis successivement par al-Qaïda et l'État islamique. Il rappelle l'arrêt de la Cour constitutionnelle turque de 2018 ayant dépénalisé le groupe en dépit de désignations administratives antérieures, et présente Hizb ut-Tahrir comme une structure légaliste servant de canal vers la violence djihadiste.
Lire dans l'édition → - Israël / Europe - JISS publie une note d'Eran Lerman appelant à ne pas renoncer à l'Europe malgré l'activisme islamiste
Le brigadier général (réserve) Eran Lerman, ancien numéro deux du Conseil de sécurité nationale israélien, publie une note pour le JISS dans laquelle il identifie l'activisme islamiste radical comme l'un des facteurs des manifestations anti-israéliennes en Europe, sans en faire l'unique explication. Il distingue les mouvances islamistes organisées des opinions plus larges des publics européens, et formule six recommandations stratégiques pour Israël, dont le renforcement des liens avec la Grèce, Chypre et l'Europe centrale.
Lire dans l'édition → - Europe - antisémitisme et « alliance rouge-verte »
Dans une tribune publiée le 22 avril par Gatestone, Nils A. Haug analyse la résurgence de l'antisémitisme en Europe depuis le 7 octobre 2023. L'auteur identifie ce qu'il appelle une « alliance rouge-verte » entre une partie de la gauche occidentale et les mouvances islamistes organisées, et plaide pour qu'Israël ne fonde pas sa sécurité sur la protection des chancelleries européennes.
Lire dans l'édition → - Europe - lecture stratégique du JISS
Dans une note publiée par le JISS le 20 avril, Gabi Siboni et Erez Winner avancent une analyse de la position européenne après le conflit en Iran, qu'ils relient à une combinaison d'« addiction à la paix », d'immigration mal régulée et de désinvestissement sécuritaire. La publication prolonge la note d'Eran Lerman du 21 avril (à la Une) sur l'agenda européen d'Israël et offre un cadre de lecture aux débats en cours sur la place de l'islam politique dans la société européenne.
Lire dans l'édition → - États-Unis - 11ᵉ Muslim Advocacy Day au Capitole : RAIR Foundation alerte sur la présence de l'USCMO et du CAIR
Du 20 au 21 avril, le US Council of Muslim Organizations (USCMO) a organisé sa 11ᵉ National Muslim Advocacy Day au Capitole, qui a réuni plus de mille délégués venus de 33 États pour environ 260 rendez-vous avec des élus du Congrès. RAIR Foundation, dans une alerte publiée le 9 avril et réactualisée à l'ouverture de l'événement, demande aux parlementaires de refuser ces rencontres en s'appuyant sur les antécédents documentés du CAIR et d'ICNA, identifiés par plusieurs analystes comme proches de la mouvance frériste américaine. La séquence coïncide avec la proposition de loi déposée le 9 avril par le représentant Chip Roy (R-TX) visant à désigner le CAIR comme « Specially Designated Global Terrorist ».
Lire dans l'édition → - Québec - le chef du PQ utilise le terme « frérisme »
Lors d'une assemblée publique organisée le 15 avril par le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a évoqué le « frérisme » comme « réalité documentée dans plusieurs pays européens » que selon lui Ottawa refuserait de documenter au Canada. Le 22 avril, La Presse et Le Devoir relatent la riposte du gouvernement fédéral, qui accuse le chef péquiste de relayer « une théorie du complot », et la demande du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) d'une rencontre. Le 25 avril, La Presse rapporte que le chef péquiste « tend une perche » aux communautés culturelles, en mentionnant la présence de candidats musulmans dans les circonscriptions de Jeanne-Mance–Viger et Anjou–Louis-Riel.
Lire dans l'édition → - Québec - réaction du CNMC à la sortie sur le « frérisme »
Le 22 avril, Le Devoir publie l'angle complémentaire de la réponse du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC). Stephen Brown, directeur général de l'organisation, dit s'être senti « choqué » et juge que la déclaration de Paul St-Pierre Plamondon « sème la méfiance envers les Québécois de confession musulmane ». Le chef péquiste se dit « ouvert à une éventuelle rencontre » mais considère ses positions « inconciliables » avec celles de l'organisation.
Lire dans l'édition → - Macdonald-Laurier Institute - dialogue Phillips / Babb
Le 16 avril, le Macdonald-Laurier Institute publie un épisode de « Inside Policy Talks » avec la commentatrice britannique Melanie Phillips et Casey Babb, directrice du programme « The Promised Land » de l'institut. La discussion porte sur la difficulté occidentale à appréhender l'islam comme projet politique, et non uniquement comme religion personnelle. L'épisode prolonge les travaux de Casey Babb sur les réseaux fréristes nord-américains et se situe dans la fenêtre de 14 jours retenue par la veille.
Lire dans l'édition → - France - Le syndicat UNI dénonce l'entrée des Étudiants musulmans de France au CNOUS
À la suite des élections nationales du 1ᵉʳ avril au Centre national des œuvres universitaires et scolaires, une liste commune associant l'Union étudiante (proche de La France insoumise), la Fédération syndicale étudiante et les Étudiants musulmans de France (EMF) a recueilli 32,1 % des voix et trois sièges. Le syndicat UNI dénonce une alliance qui permet à l'EMF, présenté par Florence Bergeaud-Blackler comme la branche étudiante des Frères musulmans en France, d'accéder pour la première fois à la plus haute instance représentative étudiante et aux financements publics qui y sont associés.
Lire dans l'édition → - CNOUS - alliance extrême-gauche / EMF
Boulevard Voltaire analyse l'alliance électorale qui a permis aux Étudiants musulmans de France d'entrer au CNOUS, décrite comme un cas d'« entrisme » frériste facilité par des syndicats étudiants proches de La France insoumise. L'article insiste sur l'accès, via cette représentation, à des financements publics dédiés à la vie étudiante.
Lire dans l'édition → - Turquie / Europe - Les gouvernements européens durcissent le contrôle de la Diyanet turque
Dans une enquête signée Levent Kenez, Nordic Monitor détaille les mesures prises par plusieurs États européens – Allemagne, France, Autriche, Pays-Bas, Belgique – contre la Direction des affaires religieuses turque. Gels de comptes bancaires des fondations affiliées, règles de transparence financière, incitations à former localement le clergé plutôt qu'à l'importer depuis la Turquie : les autorités considèrent désormais la Diyanet comme « le long bras » d'Ankara plutôt que comme une institution religieuse indépendante.
Lire dans l'édition → - Liban / Europe - Gatestone revient sur les opérations du Hezbollah et « l'indignation sélective » des capitales européennes
Dans un article publié le 18 avril, Majid Rafizadeh documente la chronologie des attaques du Hezbollah contre le territoire israélien, les ruptures successives de cessez-le-feu depuis 2024 et l'implantation des infrastructures militaires du groupe en zones civiles libanaises. L'auteur critique la géométrie variable des condamnations internationales, qui réagissent aux répliques israéliennes sans questionner les provocations du proxy iranien. Le texte complète l'étude du DPI autrichien (15 avril) sur les opérations financières du Hezbollah en Europe.
Lire dans l'édition → - Turquie - nouvelle stratégie religieuse mondiale de contournement
Middle East Forum publie le 16 avril une enquête d'Abdullah Bozkurt documentant la riposte turque aux restrictions européennes analysées la même semaine par Nordic Monitor. Plutôt que d'envoyer des imams depuis Ankara, la Diyanet forme désormais du personnel localement via son Programme international de théologie, diversifie ses financements par des fondations et des dons, et étend son réseau d'influences religieuses, éducatives et humanitaires à plus de 140 pays. L'article est l'angle complémentaire de l'enquête Nordic Monitor (à la Une).
Lire dans l'édition → - Dirigeants européens et islamisme - tribune de Guy Millière
Gatestone publie une tribune de Guy Millière qui reproche aux dirigeants ouest-européens leur passivité face à l'islamisme politique et à l'Iran. L'auteur cite la diplomatie française, britannique et allemande, qu'il juge réduite à des déclarations de « préoccupation », et replace le débat dans le contexte des décennies d'immigration non assimilée en Europe de l'Ouest.
Lire dans l'édition → - États-Unis / Qatar - Gatestone Institute plaide pour l'interdiction d'Al-Jazeera
Dans une tribune publiée le 13 avril, Bassam Tawil soutient que la chaîne qatarie Al-Jazeera sert de vecteur de propagande pour le Hamas et les organisations liées aux Frères musulmans. L'auteur documente plusieurs cas de « journalistes » palestiniens de la rédaction qui appartenaient également à la branche armée du Hamas, reprend les travaux du MEMRI sur les contenus antisémites de la chaîne et appelle Washington et les capitales occidentales à engager une procédure de désignation comme entité soutenant le terrorisme.
Lire dans l'édition → - Nuñez - « méthode douce » contestée
dans la foulée de la visite de Laurent Nuñez à la Grande Mosquée de Paris (12 mars) et de son retour devant le Sénat (8 avril), plusieurs tribunes critiquent la « méthode douce » du ministre de l'Intérieur : Causeur, Atlantico (4 avril) et Boulevard Voltaire (9 avril) mettent en cause ses « zigzags » sur l'islamisme et sa position sur le voile des fillettes, à l'approche du projet de loi séparatisme attendu fin avril en Conseil des ministres.
Lire dans l'édition → - Union européenne - Gatestone Institute accuse la Commission européenne de financer des structures liées aux Frères musulmans
Dans un article de Robert Williams publié le 17 avril, Gatestone Institute affirme que la Commission européenne finance, via ses programmes, des organisations liées à la mouvance frériste comme ENAR (European Network Against Racism) et FEMYSO (Forum of European Muslim Youth and Student Organisations), malgré ses dénégations. Le texte s'appuie sur un rapport de décembre 2025 selon lequel ces groupes « exploitent le financement de l'UE pour avancer leur agenda ». L'auteur dénonce un cycle d'auto-légitimation : la reconnaissance institutionnelle européenne permet à ces acteurs d'obtenir davantage de financement, tandis que l'accusation d'« islamophobie » dissuaderait les responsables d'agir.
Lire dans l'édition → - Autriche / Europe - La Dokumentationsstelle publie une étude sur les opérations financières du Hezbollah en Europe
Le Centre de documentation sur l'islam politique (DPI), basé à Vienne, publie une étude dirigée par Lina Khatib (Chatham House) avec la contribution de l'experte Anrike Visser. Le rapport analyse les structures financières du Hezbollah en Europe et documente son imbrication avec des entreprises opérant à l'échelle mondiale ainsi qu'avec des circuits économiques légaux et illégaux.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Le Free Speech Union engage un recours contre la définition gouvernementale de l'« anti-Muslim hostility »
La FSU a adressé à Steve Reed, secrétaire d'État aux Communautés, un courrier de 34 pages annonçant une « judicial review » contre la définition gouvernementale de l'« anti-Muslim hostility ». La requête dénonce six motifs d'illégalité, notamment le recours à des notions floues comme « prejudicial stereotyping » ou « negative characteristics ». Une association sikhe a lancé en parallèle un financement participatif pour soutenir l'action en justice.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - association sikhe contre la définition « anti-Muslim hostility »
une association sikhe a lancé un appel à financement participatif pour se joindre au recours judiciaire du Free Speech Union contre la définition gouvernementale de l'« anti-Muslim hostility », estimant que cette notion juridique floue menacerait la liberté d'expression sur les questions religieuses.
Lire dans l'édition → - Parlement européen - débat sur les objectifs fréristes
un événement tenu au Parlement européen, relayé par European Times, a été consacré aux objectifs du mouvement des Frères musulmans en Europe et au-delà, dans le sillage de la désignation fédérale américaine des chapitres libanais, jordanien, égyptien et soudanais.
Lire dans l'édition → - États-Unis - Indiana University reconnaît des liens institutionnels avec une « sham charity » liée au Hamas
Après une lettre de huit élus de l'Indiana, l'université a confirmé que sa Muslim Philanthropy Initiative (MPI) avait organisé en juillet 2025 puis en janvier 2026, à Istanbul et en Indonésie, des formations conjointes avec Hayat Yolu, désignée le 12 mars 2026 par l'OFAC comme « sham charity » finançant le Hamas. L'université a suspendu les activités du programme et annoncé une révision de l'ensemble de ses partenariats.
Lire dans l'édition → - Indiana University - suspension des partenariats MPI
l'enquête interne conduite par Indiana University a conclu que sa Muslim Philanthropy Initiative n'avait pas enfreint le droit fédéral ou étatique, les activités avec Hayat Yolu ayant cessé avant la désignation OFAC du 12 mars. L'université a toutefois suspendu les nouveaux partenariats, révisé les collaborations en cours et annoncé un renforcement de sa procédure de due diligence.
Lire dans l'édition → - JNS - couverture nationale du dossier IU / Hayat Yolu
Jewish News Syndicate documente la chronologie des échanges entre la MPI et Hayat Yolu, rappelant que la désignation OFAC du 12 mars portait sur quatre « sham charities » turques ayant apporté un « soutien matériel significatif » au Hamas.
Lire dans l'édition → - France - Nuñez revient devant le Sénat sur ses propos « maladroits » à la Grande Mosquée de Paris
Le ministre de l'Intérieur a reconnu une « formulation maladroite » lors de son intervention du 12 mars à la Grande Mosquée de Paris, où il avait parlé de « développer » et « faire mieux connaître » l'islam. Il a réaffirmé son opposition personnelle au voile des fillettes tout en maintenant le cap de son projet de loi séparatisme, attendu fin avril en Conseil des ministres.
Lire dans l'édition → - Belgique - Bruxelles minimise la menace frériste malgré le rapport français de mai 2025
Un rapport de la Sûreté de l'État belge, rendu public mi-avril, reconnaît que les Frères musulmans visent à terme l'instauration d'un régime islamique mais conclut qu'ils ne posent « pas de menace immédiate ». Le texte contredit frontalement le rapport français de mai 2025, qui identifiait la Belgique comme pôle européen du mouvement. Florence Bergeaud-Blackler y voit « l'impuissance » des services belges face à une subversion idéologique non-violente.
Lire dans l'édition → - Turquie - La Diyanet abandonne l'envoi d'imams et forme localement ses cadres européens
Dans une audition devant une sous-commission parlementaire turque le 2 avril, la Diyanet a détaillé sa stratégie de contournement des restrictions européennes : plutôt qu'envoyer des imams depuis la Turquie, elle forme désormais sur place, via son Programme international de théologie (UIP), des étudiants de la diaspora puis les redéploie sous contrats locaux. Le dispositif consolide un réseau de 1 243 diplômés issus de 15 pays.
Lire dans l'édition → - Italie - expulsion d'un imam pakistanais
les autorités italiennes ont expulsé l'imam Ali Kashif de Brescia après une enquête en caméra cachée l'ayant filmé justifiant religieusement le mariage de fillettes dès leur première menstruation. La préfecture a invoqué une menace à l'ordre public, dans un contexte de préparation d'une loi italienne contre le séparatisme islamiste.
Lire dans l'édition → - Espagne - régularisation massive
le gouvernement Sánchez a régularisé plus de 500 000 migrants en situation irrégulière, leur ouvrant l'accès à la citoyenneté puis à la libre circulation dans l'espace Schengen. Plusieurs analyses s'inquiètent de l'impact sur la diffusion des réseaux islamistes dans l'ensemble de l'UE.
Lire dans l'édition → - États-Unis - MEMRI plaide pour une désignation fédérale américaine des Frères musulmans
Dans un rapport signé Steven Stalinsky, directeur exécutif de MEMRI, le think tank observe que les Frères musulmans ont déjà été désignés comme organisation terroriste par trois pays arabes (Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite) mais pas par Washington. L'étude documente la présence opérationnelle des réseaux de la confrérie aux États-Unis, en Europe (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Irlande) et jusqu'en Argentine, et formule sept recommandations pour une action fédérale américaine coordonnée.
Lire dans l'édition → - New York - attentat déjoué à Brooklyn
le Département de la Justice a annoncé le plaidoyer de culpabilité de Muhammad Shahzeb Khan, ressortissant pakistanais résidant au Canada, qui reconnaît avoir tenté d'entrer aux États-Unis pour commettre une tuerie inspirée par l'État islamique dans un centre juif de Brooklyn, prévue pour l'anniversaire des attaques du Hamas du 7 octobre.
Lire dans l'édition → - Australie - Douglas Murray revient sur l'ascension et la chute judiciaire de Tariq Ramadan
Dans The Spectator Australia, Douglas Murray analyse la condamnation par défaut du petit-fils d'Hassan al-Banna à 18 ans de réclusion par la cour criminelle de Paris (25 mars). L'article s'interroge moins sur la chute que sur l'ascension : comment un intellectuel aux titres contestés est-il devenu le « musulman modéré » officiel des chancelleries et universités occidentales, au prix d'un double discours selon les publics ?
Lire dans l'édition → - Prédicateurs antisémites - revue politique
une analyse revient sur l'annulation du visa du prédicateur bangladais Shaykh Ahmadullah par Canberra et interroge la capacité des démocraties à adopter une doctrine commune face aux prédicateurs islamistes étrangers.
Lire dans l'édition → - France - RAMF du Bourget autorisé in extremis par le tribunal administratif
Moins de deux heures avant l'ouverture, le tribunal administratif de Paris a suspendu l'arrêté préfectoral d'interdiction pris à la demande de Laurent Nuñez, rouvrant la 40ᵉ Rencontre Annuelle des Musulmans de France au parc des expositions du Bourget (3-6 avril). Le juge des référés a estimé que les risques de troubles à l'ordre public invoqués – attaque terroriste, contre-manifestations – n'étaient pas « établis » par les pièces versées. L'événement, organisé par Musulmans de France (ex-UOIF, proche des Frères musulmans), s'est tenu sous forte attention sécuritaire.
Lire dans l'édition → - France - Nuñez dévoile un nouveau projet de loi contre le séparatisme islamiste
Le ministre de l'Intérieur a annoncé un texte présenté fin avril en Conseil des ministres, prolongeant la loi de 2021. Il prévoit des dissolutions accélérées de structures islamistes, des gels administratifs d'avoirs, l'interdiction d'ouvrages jeunesse appelant à la haine et un contrôle renforcé des accueils collectifs de mineurs. L'annonce a coïncidé avec l'interdiction puis l'autorisation judiciaire du rassemblement du Bourget.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Rapport Henry Jackson Society
le rapport d'Emma Schubart continue de produire des effets politiques : Nigel Farage et Restore Britain appellent à la proscription des Frères musulmans, jugeant la politique britannique actuelle « reposant sur des évaluations dépassées ». Le Labour reste silencieux.
Lire dans l'édition → - Turquie / Europe - durcissement face au Diyanet
Nordic Monitor révèle, sur la base d'une audition parlementaire turque, que plusieurs gouvernements européens (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique, France) ont renforcé leurs contrôles financiers et religieux sur le Diyanet, qui déploie 2 430 agents à l'étranger au service de la projection politique d'Ankara.
Lire dans l'édition → - États-Unis - Chip Roy dépose un projet de loi pour désigner CAIR comme « Specially Designated Global Terrorist »
Le représentant texan a déposé le « Designating Hamas Affiliates in America Act of 2026 », visant à placer le Council on American-Islamic Relations sur la liste fédérale des organisations terroristes mondiales. Le texte prévoit le gel des avoirs, la révocation du statut fiscal 501(c)(3) et l'interdiction pour tout citoyen américain d'interagir avec l'organisation. Le projet s'inscrit dans la montée en puissance fédérale contre les réseaux liés aux Frères musulmans, après les désignations texane et floridienne.
Lire dans l'édition → - États-Unis - Floride : DeSantis promulgue la loi de désignation terroriste visant CAIR
Le gouverneur Ron DeSantis a signé une loi habilitant l'État à désigner des organisations comme « terroristes » et à expulser les étudiants qui les soutiennent. Le texte cible explicitement CAIR, déjà visé par un décret exécutif bloqué par un juge fédéral en janvier. La loi, elle, suit son cours et soulève de vives critiques sur la liberté d'expression et le respect du procès équitable.
Lire dans l'édition → - Muslim Association of Canada - mobilisation Al-Aqsa
la MAC, identifiée depuis plusieurs années comme l'un des relais majeurs de la mouvance frériste en Amérique du Nord, a publié un communiqué officiel dénonçant les restrictions israéliennes à la mosquée Al-Aqsa et a activé ses réseaux locaux pour une campagne nationale.
Lire dans l'édition → - Australie - visa annulé pour un prédicateur bangladais
Canberra a annulé le visa du prédicateur Shaykh Ahmadullah pour propos antisémites, l'empêchant de mener sa tournée australienne. Le ministère de l'Intérieur étudie une interdiction permanente ; le prédicateur est par ailleurs lié au Jamaat-e-Islami, déclinaison idéologique des Frères musulmans.
Lire dans l'édition → - France - Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle pour viols
La cour criminelle de Paris a condamné Tariq Ramadan, petit-fils d'Hassan al-Banna fondateur des Frères musulmans, à 18 ans de réclusion criminelle assortis d'un mandat d'arrêt international et d'une interdiction définitive du territoire français. Absent de son procès depuis l'ouverture pour un motif médical contesté par les experts judiciaires, l'ex-star de la prédication est réfugié en Suisse. Le verdict referme un chapitre : celui d'une figure qui fut pendant deux décennies le visage intellectuellement respectable du discours frériste en Europe.
Lire dans l'édition → - France - Florence Bergeaud-Blackler : « Les Frères musulmans font couver leurs œufs dans le nid de LFI »
Au lendemain d'une large victoire LFI à Roubaix portée par le vote musulman, l'anthropologue développe sur CNEWS sa thèse du « parasitisme de couvée » : les Frères musulmans investiraient les partis-hôtes établis pour y faire incuber leurs objectifs politiques, à l'abri des accusations d'islamophobie. Une analyse qui prolonge la bataille idéologique ouverte par le rapport ministériel de mai 2025.
Lire dans l'édition → - Nice - plainte en diffamation d'un imam
Otmane Aïssaoui, président de l'Union des musulmans des Alpes-Maritimes, a déposé plainte contre Gilbert Collard, CNews et le journal Frontières qui l'accusent de proximité avec les Frères musulmans après le premier tour municipal à Nice. L'affaire installe le contentieux judiciaire autour de la qualification « frériste » au cœur des campagnes municipales.
Lire dans l'édition → - Royaume-Uni - Le Labour sommé d'interdire les Frères musulmans après le rapport de la Henry Jackson Society
Le think tank Henry Jackson Society a publié fin mars un rapport signé Emma Schubart appelant à la proscription des Frères musulmans au Royaume-Uni. Le texte juge que la politique britannique « repose sur des évaluations obsolètes » et dénonce un « environnement opérationnel permissif » face à un entrisme graduel dans les institutions. Reform UK et Restore Britain soutiennent l'interdiction ; le Labour est publiquement interpellé.
Lire dans l'édition → - Italie - rapport sur les « no-go zones »
la fondation New Direction (conservateurs européens) publie un dossier pointant la surreprésentation de la population musulmane dans sept pays européens. Fratelli d'Italia s'en empare pour dénoncer la formation de « sociétés parallèles » et appeler à une loi italienne contre le séparatisme.
Lire dans l'édition → - Tribune Washington Post - l'Europe sous influence
une tribune d'opinion publiée le 26 mars souligne la progression des réseaux fréristes en Europe à rebours de leur recul au Moyen-Orient, reprise dans la presse américaine pour étayer l'argumentaire d'une proscription fédérale.
Lire dans l'édition → - Département d'État - désignation soudanaise
après les désignations des chapitres libanais, jordanien et égyptien en janvier, Washington a désigné le 16 mars les Frères musulmans soudanais comme organisation terroriste, poursuivant sa campagne de pression avant l'offensive législative d'avril.
Lire dans l'édition → - Canada - Un rapport indépendant juge « sérieusement déficient » l'audit fiscal de la Muslim Association of Canada
L'expertise de la juriste Michelle Gallant (Université du Manitoba), commandée par la MAC, conteste les constats de non-conformité de l'Agence du revenu du Canada, la pénalité de 1,3 million de dollars et la recommandation de retrait du statut caritatif liés aux allégations d'affiliation aux Frères musulmans. Le rapport alimente la bataille narrative à l'approche des auditions parlementaires.
Lire dans l'édition → - Australie - suivi de l'interdiction de Hizb ut-Tahrir
les autorités poursuivent la mise en œuvre des nouvelles lois anti-haine utilisées pour la première fois le 6 mars contre Hizb ut-Tahrir, avec extension des audits sur les réseaux proches.
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